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Napoléon II

 

 

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Georges Rouget, Mariage religieux de Napoléon Ier

et de Marie-Louise dans le Salon carré du Louvre,

le 2 avril 1810

 

 

 

Naissance

 

Le 20 mars 1811, les vœux de Napoléon sont comblés ;

Marie-Louise le rend père d’un héritier

qu’il a tant désiré :

 car c’est pour l’obtenir qu’il a divorcé d'avec Joséphine.

Le jeune prince reçoit, dès sa naissance,

 le titre pompeux de roi de Rome

 en vertu du sénatus-consulte du 17 février 1810.

 

 

Ce titre était destiné à rappeler au pape Pie VII

que Rome n'était plus

que le chef-lieu de l'un des 130 départements français.

En outre Napoléon captait ainsi

 l'héritage de l'Empire romain germanique :

plus précisément les Électeurs  avaient la possibilité de

désigner un successeur du vivant de l'empereur,

cet héritier recevant alors le titre de

 roi des Romains.

 

 

Napoléon II était petit neveu de Marie Antoinette

et de Louis XVI que son père Napoléon appelait

" mon oncle " ,

étrange revirement de l' Histoire .

Le clergé et tous les corps de l’État saluèrent le berceau

du nouveau-né par des discours et des harangues

dont la flatterie, quoique exagérée,

n’avait pourtant rien d’extraordinaire

dans cette circonstance.

 

Les jours heureux 

 

 

Héritier de l'Empire

 

La constitution du 2 floréal an XII 18 mai 1804 octroie

le titre de Prince Impérial au fils aîné de l'Empereur

et celui de prince français aux autres princes dynastes.

 

 

1814

Chute de l'Empire

   

 
 
La séparation
 

Après la campagne de France et la prise de Paris,

Marie-Louise et son fils résidèrent à Rambouillet

puis à Blois

et Napoléon à Fontainebleau.

 Le 4 avril 1814,

Napoléon rédige un acte d'abdication réservant

les droits de son fils.

Le 6 avril 1814,

Napoléon doit finalement renoncer à la couronne

pour lui et sa descendance.

Napoléon fit ses adieux à ses troupes le 20 avril 1814

à Fontainebleau  et partit pour l'île d'Elbe.

 Un convoi emmenant Marie-Louise et son fils à Vienne

partit le 23 avril 1814.

 Son règne théorique fut de 2 jours en 1814,

ce qui justifie son titre de Napoléon II.

 

Napoléon pense qu'il ne s'agit que d'un aurevoir,

c'est un adieu.

Maire Louise ne le rejoindra jamais sur l'île d'Elbe.

 

 

Il eut aussi le titre de

 prince de Parme,

 le traité de Fontainebleau du 11 avril 1814 spécifiant  :

 « Les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla

furent donnés en toute propriété et souveraineté à S. M.

l'impératrice Marie-Louise.

Ils passèrent à son fils et à sa descendance en ligne directe.

 Le prince, son fils, prit dès ce moment le

 titre de prince de Parme,

Plaisance et Guastalla. »

Mais le traité du 10 juin 1817 retira définitivement

au fils de Marie-Louise et son titre et ses droits sur Parme

 qui avaient déjà été remis en cause

 par le congrès de Vienne.

 

 

 

Marie-Louise finit par laisser son fils à Vienne

 pour s'en aller régner à Parme à titre viager.

 Il est vrai qu'on lui fit valoir que son fils était un bâtard

 au motif que le mariage de Joséphine avec Napoléon

 n'avait pas été annulé par le pape en personne.

 

 

Cent-Jours

 

Sous les Cent-Jours,

 l'acte additionnel aux constitutions de l'empire

 du 22 avril 1815

rendit au fils de Napoléon Ier restauré le titre de

 Prince Impérial,

 mais non point celui de roi de Rome.

 A la fin des Cent-Jours,

 l'abdication faite au palais de l'Élysée

 le 22 juin 1815 indique :

 « Ma vie politique est terminée, et je proclame mon fils,

sous le titre de Napoléon II, empereur des Français. »

 Mais Napoléon II vit alors à Vienne aux mains de

 l'« ennemi »...

Une commission de gouvernement

se met en place et le désigne,

 dans tous ses documents, comme l'empereur,

 avant de se dissoudre le 7 juillet 1815.

Louis XVIII entre à Paris le 8 juillet 1815

pour y régner à nouveau.

Napoléon II aura été empereur l'espace de 15 jours.

 

 

 

En Autriche

 

 

Par les patentes impériales du 22 juillet 1818 signées

par son grand-père maternel François Ier d'Autriche,

 il fut fait

duc de Reichstadt.

 Reichstadt est une localité située en Bohême

et appelée Zákupy en tchèque.

 Les revenus des domaines associés à ce « duché »

 étaient importants.

 

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Durant son séjour à Vienne son entourage

 n'utilisa plus que

François  ou plus exactement Franz comme prénom usuel.

En 1830 on cria

« Vive Napoléon II »

dans les rues de Paris

 et l'on songea à lui pour un trône en Belgique

 ou en Pologne.

 

 

Mort

   

 

Le cerceuil est rapatrié d'Autriche en France

dans un fourgon qui servira de chapelle ardente. 

 

 

 

 

Mort sans alliance ni postérité en Autriche

 de la tuberculose,

il fut enterré à Vienne dans la crypte des Capucins

auprès des archiducs d'Autriche.

 Ses « cendres »

(bien qu'on utilise ce terme qui appartient au

style noble antiquisant,

 son corps ne fut jamais incinéré) furent transférées

 le 15 décembre 1940 aux Invalides sur ordre

 d'Adolf Hitler,

où il possède une tombe proche de celle de son père

 et portant l'inscription

 « Napoléon II Roi de Rome » 

 la cérémonie manqua son effet

puisqu'elle coïncida avec l'éviction de Pierre Laval.

 La date fut choisie pour avoir lieu 100 ans,

jour pour jour, après le transfert des « cendres »

 de Napoléon Ier aux Invalides le 15 décembre 1840.

 

 

 

 

Le dôme des Invalides 

 

 

 

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Le tombeau de Napoléon 1er

 

 

 

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Jusqu'en 1970, Napoléon II reposait dans ce sarcophage

 

 

 

Sa légende

 

Le surnom de l'Aiglon lui vient de poèmes de

Victor Hugo écrits en 1852.

Parler du Fils de l'homme

marque un degré supplémentaire

dans la mystique napoléonienne.

Il fut l'objet d'une certaine popularité parmi

les partisans de son père,

 et sa mort en Autriche le rendit légendaire.

 Exemple de cette image, la pièce de théâtre

 L'Aiglon d'Edmond Rostand

peignant un duc de Reichstadt cherchant qui fut son père,

au grand désespoir de sa famille maternelle

et des officiels autrichiens.

Deux voies aménagées sous le Second Empire à Paris

 furent dédiées au souvenir du fils de Napoléon Ier :

 l'avenue du Roi de Rome qui devint

 l'avenue Kléber en 1879

 et la place du Roi de Rome devenue la place du

 Trocadéro en 1877.

Une autre légende concerne son éventuelle descendance :

 s'il est décédé officiellement

sans descendant Napoléon II fut,

 lorsqu'il résida à Vienne,

 très intimement lié à sa cousine l'archiduchesse Sophie,

 née Sophie de Bavière et épouse

 de l'archiduc François-Charles.

 Sophie était déjà mère de l'archiduc François-Joseph,

 futur empereur d'Autriche-Hongrie ;

c'est au cours du séjour de Napoléon II

que naquit son deuxième fils,

Maximilien, futur empereur du Mexique,

 ce qui laisse planer un doute sur l'identité de son père

car il pourrait être le fruit des amours de Sophie

et de Napoléon II. 

 
 
 
 

 

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Napoléon II n'est plus qu'une dalle sur laquelle on marche!!! 

 

 

 

 

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