Perles & Co : perles, accessoires & schèmas
Envie de vous parler d'Histoire, de la Grande comme de la petite
"L'histoire des enfoirés" par J-J Goldman

 

 

 

 

"L'histoire a commencé

avec l'arrivée de Coluche dans ma loge.

- Salut, il nous faudrait une chanson pour

 les Restos du Coeur,

un truc qui cartonne, toi tu sais faire.

- Quand ?

- La semaine prochaine.

Tout était déjà là :

la force de Coluche, la force de l'idée,

la séduction des deux,

et l'impossible qui se fait.

Et tout est encore là.

Intact. Sauf lui."

Jean-Jacques Goldman

C’est ainsi qu'avec les interprètes

de la chanson des Restos,

Coluche forme la première bande d’Enfoirés :

Jean-Jacques Goldman, Yves Montand, Nathalie Baye,

Michel Platini et Michel Drucker.

 Grâce à l'image de Coluche et de tous ses potes,

 les Restos du Coeur vont pouvoir avoir

le soutien des médias

 et ainsi se faire reconnaître d’un très large public.

La disparition de ce clown au grand coeur

 ne va pas démobiliser les troupes.

 En décembre 86,

les artistes se retrouvent sur le plateau

d’une émission de télévision dédiée aux Restos,

 à l’appel de Véronique Colucci,

la femme de l'humoriste.

 

Et ils recommencent en 1987

Souhaitant aller un peu plus loin

dans leur soutien à l'action des Restos,

 cinq Enfoirés décident de partir en tournée

dans 7 grande villes

 et de reverser l'ensemble des bénéfices

à l'association.

  Jean-Jacques Goldman, Michel Sardou,

Johnny Hallyday, Véronique Sanson

et Eddy Mitchell sillonnent ainsi la France

 durant l'hiver 1989-1990.

 Une soirée des Enfoirés a lieu ensuite

 tous les ans avec un nombre croissant

 de célébrités de tous horizons.

2000 et 2001 marquent le retour des tournées

 afin d’aller au devant du public provincial.

 Sur deux ans,

 une vingtaine de concerts se déroulent

 dans 18 villes différentes.

 

 L’opération de "décentralisation"

se poursuit puisqu’en 2002,

 Marseille a été la ville visitée par les Enfoirés,

 en 2003, c’est Lille qui reçoit toute la bande,

 puis en 2004, Toulouse.

En 2005,

retour à Paris avec un crochet à Clermont-Ferrand.

 La troupe est toujours aussi fidèle et motivée.

 "Les Enfoirés, pour moi, c’est aussi important

que l’anniversaire de mes parents"

dit même Mimie M

 

 

Mais si le lieu change, l’esprit reste le même,

 la fête avant tout.

 "C’est beau de voir autant d’artistes

donner de leur temps par solidarité"

 

explique Muriel Robin et Alain Souchon renchérit

"On a beau savoir que presque tout est manipulé,

il y a des trucs que l’on ne peut pas négliger.

Les Enfoirés en font partie.

 Nous sommes simplement une cinquantaine d’artistes,

 tous bénévoles,

qui nous mettons au service des plus démunis.

Pour rester fidèles au message de Coluche".

 

 Les Enfoirés se retrouvent donc avec plaisir,

 se donnent à fond pour que ces soirées

 soient de réels succès.

 Mission grandement accomplie.

 Chaque année,

l’événement représente près

 d’un quart des recettes de l’association.

 

 Les salles de spectacles sont toujours pleines

 et l’audience de l’émission bat tous les records.

Cela donne naissance à des disques

dont les scores sont parmi les plus forts.

"Dans les Restos,

je pense qu'il y a de la place pour toutes les compétences.

On a besoin d'ingénieurs, de peintres,

de plâtriers, de cuisiniers,

de gens qui font les comptes, de gens qui chantent.

 Moi, je fais partie de ceux qui chantent"

Maxime Le Forestier

Et bien sûr Coluche est présent

 lors de chacune de ces soirées,

 dans les cœurs de tous les participants

et en photo au-dessus de la scène

 pour soutenir toute sa bande d'Enfoirés.

 

 Les Enfoirés - Les Restos du cœur 86

avec Yves Montand, Michel Platini,

Nathalie Baye, Jean-Jacques Goldman,

Michel Drucker et Coluche.




Moi, je file un rancard
A ceux qui n'ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l'hiver
A manger et à boire
A tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage
Si nous pensons à vous, c'est en fait égoïste
Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste

Refrain
Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi
Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du cœur

Autrefois on gardait toujours une place à table
Une soupe, une chaise, un coin dans l'étable
Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose

Au refrain

J'ai pas mauvaise conscience, ça m'empêche pas d'dormir
Mais pour tout dire, ça gâche un peu l'goût d'mes plaisirs
C'est pas vraiment ma faute si y en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait, si on n'y change rien

J'ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui

Au refrain

Sans lui, cela n'existerait pas,

sans vous non plus.

Tu as raison car c'est toujours d'actualité...... 

 

MERCI

à l'enfoiré du coeur

aux bénévoles, artistes, donateurs....


posté par HARMONY, le 25/02/2008 à 17:17 | dans: Divers
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Ingrid Betancourt : prisonnière des farcs depuis 6 ans


Ingrid Betancourt Pulecio

Une femme magnifique

 née à Bogotá le 25 décembre 1961, est une personnalité politique colombienne. Elle est enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002. Ayant acquis la nationalité française par mariage, son enlèvement bénéficie d’une importante médiatisation et sa libération est demandée par de nombreux comités de soutien en France.

 

Biographie

Ingrid Betancourt est la fille de Gabriel Betancourt, ancien ministre colombien de l'Education (sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla) et de Yolanda Pulecio, ancienne reine de beauté du département de Cundinamarca devenue sénatrice. Elle passe une partie de son enfance en France, lorsque son père obtient un poste à l'UNESCO à Paris. Son père est alors ambassadeur de Colombie à l'UNESCO, et de nombreuses personnalités fréquentent la famille. C'est ainsi qu'Íngrid Betancourt fait la connaissance du poète Pablo Neruda, avec lequel sa famille garde un fort lien d'amitié jusqu'à sa mort en 1973.

Après être rentrée en Colombie et avoir vécu la séparation de ses parents, elle repart pour Paris et se prépare à entrer à l'Institut d'études politiques. C'est là qu'elle fait la connaissance d'un Français, Fabrice Delloye, qu'elle épouse en 1981. De cette union naissent deux enfants, Mélanie et Lorenzo Delloye.

En 1990, Íngrid Betancourt divorce, revient seule à Bogota et entre au ministère colombien des Finances. Elle est élue députée en 1994 et crée son parti, Oxígeno Verde, en 1998. Elle est élue sénatrice la même année.

Elle s'apprête à se présenter à l’élection présidentielle lorsqu'elle est enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie le 23 février 2002 près de Florencia, en compagnie de sa directrice de campagne, Clara Rojas. Malgré une forte mobilisation internationale pour obtenir sa libération, elle est toujours prisonnière du groupe révolutionnaire.

 

Enlèvement

Lorsque les pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont arrêtés en février 2002, le gouvernement d'Andrés Pastrana donne l’ordre à l’armée de reprendre la zone de 42 000 km carrés cédés.

Le 23 février 2002, le président Pastrana part en hélicoptère vers San Vicente del Caguán dans le but de rendre officielle la présence des forces armées dans la commune. Les autorités refusent à Íngrid Betancourt la possibilité de voyager par voie aérienne avec les journalistes qui accompagnent le chef de l’État. Alors en campagne présidentielle, elle décide de ne pas faire marche arrière pour soutenir le maire de San Vicente del Caguán, membre de son parti politique.

Ingrid Betancourt prend la route de Florencia (capitale du département) qui mène à San Vicente del Caguán, malgré les avertissements du gouvernement lui signalant la présence de guérilleros procédant à des barrages en certains endroits de la route. Alors qu'une dernière barrière militaire empêche le convoi de continuer et que les militaires annoncent la présence des guérilleros quelques kilomètres plus loin, la candidate donne l’ordre à son conducteur de poursuivre sa route après avoir signé un document dans lequel elle se rend responsable de cette décision. Íngrid Betancourt et Clara Rojas passent plusieurs barrages des FARC jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées.

Cet enlèvement s’ajoute aux autres enlèvements de personnalités politiques colombiennes et est considéré comme un enlèvement politique.

 

L'affaire 14 juillet

L’opération dite du 14 juillet est une tentative de libération d’Íngrid Betancourt, qui a rapidement échoué. Elle a provoqué une tension dans les relations diplomatiques de la France avec la Colombie et le Brésil, et a sans doute donné davantage de valeur marchande à l’otage, compliquant ainsi sa libération future.

Le 9 juillet 2003, un avion de transport militaire français atterrit sur l’aéroport de Manaus, au Brésil, à la demande de la famille Betancourt, dans le but d’exfiltrer l'otage, dont la libération imminente est attendue sur la foi d'une information incertaine. A bord de l'avion se trouvent une équipe médicale et des diplomates, dont le chef-adjoint du cabinet du ministre des Affaires étrangères français, qui a décidé de l’opération. Le commandant de bord a obtenu l’autorisation d’atterrissage au prétexte de faire le plein de kérosène avant de regagner Cayenne. L’attitude des Français paraît suspecte aux yeux de la police brésilienne (refus d’inspection de l’avion, propos des Français concernant le « ramassage de quatre personnes » surpris par des Brésiliens). Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amori, informé le 12 juillet de cette présence française, contacte son homologue français qui fait allusion à une opération humanitaire. Le 13 juillet, l’avion doit décoller pour Cayenne, sur ordre du président Inacio Lula da Silva.

L’opération est rendue publique par l'hebdomadaire brésilien Carta Capital. Elle donne alors lieu à la convocation des ambassadeurs français au Brésil et en Colombie. Dominique de Villepin présente des excuses publiques le 31 juillet. La mission provoque une polémique, ayant été décidée par le ministre français des Affaires étrangères seul qui n'a informé ni le ministre de la Défense, ni le Premier ministre, ni le président de la République (lors d'un point de presse, Jacques Chirac a d'abord annoncé qu'il n'était pas au courant), ces points étant ensuite officiellement démentis.

 

17 mai 2007 :

 révélations d'un otage échappé ?

Mélanie, la fille d'Ingrid 

Un otage des FARC, le sous-officier colombien John Frank Pinchao Blanco, parvenu à s'échapper, s'exprime sur ses difficiles conditions de détention et livre des indices dans la recherche d'Íngrid Betancourt. Il indique avoir rencontré l'otage le 28 avril 2007 et affirme qu'elle a essayé à cinq reprises de s'échapper.

Pour autant, ces déclarations suscitent un regain d'intérêt pour la libération d'Íngrid Betancourt. Le président Álvaro Uribe annonce le 4 juin qu'il a libéré sans condition le chef guérillero des FARC, Rodrigo Granda, à la demande expresse de son homologue français Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, Álvaro Uribe a annoncé la libération à venir de plus de 150 rebelles repentis afin d'inciter la guérilla à libérer ses otages. Au lendemain de sa libération, le chef guérillero a critiqué ce processus, qualifiant les rebelles repentis de « déserteurs » et « obscurs personnages qui s'autoproclament commandants de troupes inexistantes ». « La louable intervention du président français en faveur de ma liberté a été dévoyée par M. Uribe et d'autres fonctionnaires du gouvernement qui y ont vu l'opportunité qu'ils recherchaient pour tenter de diviser les FARC », a déclaré Rodrigo Granda qui a en revanche apporté ses remerciements à Nicolas Sarkozy.

 

30 novembre 2007 :

 nouvelles preuves de vie d'Íngrid Betancourt

La vidéo de la preuve de vie d’Ingrid Betancourt


IngridBetancourt-idf.com - Paris - 30/11/07

Cet extrait de vidéo est l’un des éléments de preuve de vie d’Ingrid Betancourt. On y voit Ingrid immobile : elle nous apparaît comme accablée par le poids des années en tant qu’otage et ne parle pas.



Betancourt2
envoyé par politique-net



Cette vidéo est la preuve de l’urgence que suppose la situation : Ingrid Betancourt comme les autres otages sont en danger de mort permanent. Il nous faut nous mobiliser pour qu’un accord humanitaire soit signé entre les FARC et le gouvernement colombien, permettant la libération d’Ingrid et des otages.

C’est pourquoi le Comité de soutien vous invite à agir dès à présent pour contribuer aux efforts, pour montrer toute la détermination citoyenne à en finir avec ce drame qui n’a que trop duré.

 

Nous vous appelons à signer et faire signer la pétition demandant la libération d’Ingrid et des otages, déjà soutenue par plus de 306.000 personnes :

Le 30 novembre 2007 les autorités colombiennes diffusent une vidéo de Betancourt.(récupérée avec une lettre de 12 pages d'Íngrid Betancourt à sa famille, suite à l'arrestation à Bogota de trois hommes appartenant aux FARC) qui daterait vraisemblablement du 24 octobre 2007. Elle y apparaît la tête baissée, extrêmement amaigrie et les cheveux très longs. L'otage n'y prononce pas le moindre mot. Bien que cette image ait rassuré sa famille, celle-ci déplore le gouffre entre la dernière preuve de vie d'Íngrid Betancourt en août 2003, une vidéo où l'otage parlait, et ce plan presque fixe.

Le 1er décembre 2007, le gouvernement colombien ainsi que les FARC ont laissé entendre qu'ils souhaitaient voir le président français Nicolas Sarkozy jouer un rôle accru dans le processus en cours concernant le sort des otages de la guérilla, dont Ingrid Betancourt. Le 6 décembre, Nicolas Sarkozy adresse deux messages (l'un radiodiffusé, l'autre télédiffusé) à destination des FARC et des otages. Le président français en appelle à la fibre humanitaire du chef des FARC, Manuel Marulanda, pour libérer le plus rapidement possible Ingrid Betancourt et exprime son rêve.

« de voir Ingrid au milieu des siens pour Noël ».

Les deux enfant d'Ingrid : 6 ans sans maman

 

Elle est toujours prisonnière et son fils dit :

"Maman est une bougie

qui est entrain de s'éteindre"

Le lendemain de la parution de la vidéo, des extraits de la lettre qu'Íngrid Betancourt a adressée à sa mère sont rendus publics. La franco-colombienne y raconte la vacuité des jours, les vexations quotidiennes et la fatigue des longues marches imposées par la fuite permanente des guérilleros. Elle explique également que ce qui compte le plus pour elle dorénavant, est d'entendre la voix de ses enfants par l'intermédiaire d'une radio abîmée en sa possession. Elle demande précisément à ce que trois messages hebdomadaires lui soient envoyés par ce biais les lundis, mercredis et vendredis. Radio France internationale, captée dans la jungle colombienne, a répondu à la demande du Comité de soutien à Íngrid Betancourt. Après un premier envoi de message le 7 décembre, l'opération est prévue pour se prolonger jusqu'à la libération de l'otage.

Ingrid Betancourt a reçu l'aide de l'Église catholique romaine, qui a joué un rôle actif dans les négociations.

 

 

ELLE NE PEUT PLUS ATTENDRE,

 REGARDEZ LA VIDEO ET CETTE PHOTO :

VOICI CE QUE LES FARCS ONT FAITS D' INGRID.

 

lisez la proclamation de sa mère :

 

"Le 23 février 2007,

Ingrid Betancourt était privée de liberté depuis 5 ans,

c’est à dire 1 825 jours, 43 800 heures

ou encore 2 610 000 minutes...."

signez, si ce n'est déjà fait la pétition

http://www.agirpouringrid.com

 

 

 

posté par HARMONY, le 22/02/2008 à 18:31 | dans: de 2000 à nos jours
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Mais qui sont ces farcs????

 

Ils font tristement l'actualité,

 détiennent Ingrid Betancourt depuis 6ans 

mais qui sont-ils?

Forces armées révolutionnaires de Colombie


Les Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple

(en espagnol « Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia – Ejército del Pueblo »),

généralement appelées FARC (l'acronyme exact est FARC-EP),

sont la principale force rebelle colombienne engagé dans le conflit armé colombien, établies en 1964 comme branche armée du Parti communiste colombien, d'obédience marxiste-léniniste. Depuis 2005 elles sont reconnues comme organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne.

 

Organisation

Manuel Marulanda Vélez

Les FARC sont dirigées par un secrétariat mené par le septuagénaire Manuel Marulanda Vélez (Pedro Antonio Marín), alias Tirofijo (« Tir précis ») et six autres membres dont le commandant militaire Jorge Briceño, alias Mono Jojoy. L'organisation est constituée autour de lignes militaires qui incluent plusieurs fronts urbains. Les FARC sont constituées de 12 000 à 18 000 (selon Éric Lair) membres et sont présentes dans environ 35 à 40 % du territoire colombien, majoritairement dans les jungles du sud-est et dans les plaines au pied de la Cordillère des Andes. Le -EP (« Ejército del Pueblo ») fut ajouté au nom officiel du groupe durant la septième conférence sur la guérilla en 1982, en signe de progression désirée depuis une guérilla vers une action militaire conventionnelle.

Les FARC se définissent comme un groupe marxiste-léniniste. Ils affirment représenter les pauvres du monde rural contre les classes riches de la Colombie et s'opposent à l'influence des États-Unis en Colombie, à la privatisation de l'exploitation des ressources naturelles, aux multinationales et aux groupes paramilitaires d'extrême droite. Ils se financent à l'aide d'une multitude d'activités incluant la prise d'otages (1 600 estimés), l'extorsion, le détournement et la participation directe ou indirecte au marché de la drogue. Cette drogue est en partie vendue aux États-Unis.

 

Structure

La structure des FARC est extrêmement hiérarchisée, voire bureaucratique. Les FARC sont constituées d'unités d'une trentaine d'hommes commandées par un chef d'unité aux larges pouvoirs et jouant aussi le rôle d'idéologue (cet aspect d’encadrement idéologique est nettement en retrait depuis les années 1980). Chaque unité comprend aussi une infirmière et les FARC possèdent des hôpitaux clandestins bien équipés et bien approvisionnés en médicaments. Ils n'hésitent pas à louer ponctuellement les services de chirurgiens sud-américains et à les faire venir en pleine jungle. La discipline, le mode de vie et l'expérience font que les guérilleros sont considérés comme plus aguerris que les soldats de l'armée régulière colombienne. Les membres sont soumis à des interdictions comme celles de "voler du sucre" ou de « critiquer un supérieur »

Depuis la fin des années 1990, chaque unité possède un PC portable et une caméra vidéo et chaque membre des FARC est fiché informatiquement.

 

Effectifs

Contrairement à d'autres guérillas, les FARC ne recrutent que sur la base du volontariat mais il est ensuite extrêmement difficile de les quitter. Les déserteurs sont pourchassés et, s'ils sont repris, sont systématiquement fusillés. À l'image de ce que pratiquait la guérilla khmère rouge au Cambodge, un guérillero considéré comme démoralisé sera envoyé dans les missions les plus exposées ou des missions suicides, cela principalement pour éviter les effets de "contagion". Human Rights Watch estime que 20 à 30 % des combattants des FARC ont moins de 18 ans. Les femmes sont très présentes et depuis le milieu des années 1980, elles constituent 30 à 40 % des effectifs, combattant à l'égal des hommes. Même si les FARC peuvent être considérées moins machistes que la société rurale colombienne, les femmes n'y ont pas les mêmes droits que les hommes. Elles doivent systématiquement avorter si elles tombent enceintes, ne doivent pas avoir de relations sexuelles avec des civils (autorisées pour les hommes) et les relations avec des hommes de la guérilla sont soumises à l'approbation de leur hiérarchie.

 

Origine

 

 

A la fin des années 1940, dans les zones rurales de la Colombie, des groupes de proto-guérilla isolés, soutenus par les membres les plus radicaux du Parti libéral colombien, qui étaient les précurseurs des guérillas marxistes modernes, se formèrent pour défendre par la lutte armée des terres que les propriétaires terriens conservateurs essayaient de se faire rembourser. En 1948, l'homme politique libérl Jorge Eliécer Gaitán fut assassiné, créant une profonde blessure et devenant l'origine de la plus violente période de l'histoire de la Colombie.

Durant la période qui suivit (dite La Violencia, la Violence), plus de 150 000 personnes furent tuées par ces luttes entre bandes armées. Jusqu'en 1953, le Parti conservateur colombien de Laureano Gómez (élu en 1950 durant une élection boycottée par le Parti libéral), incapable de rétablir la situation, devint extrêmement impopulaire aux yeux du peuple et des autres personnalités politiques des deux parties. Afin de rétablir l'ordre, l'armée, sous le commandement du général Gustavo Rojas Pinilla prit le contrôle du parti en 1953.

Le nouveau gouvernement militaire offrit l'amnistie aux bandits et aux guérilleros, en échange de la livraison de leurs armes, ce que la plupart firent. Cependant, certains groupes de gauche, qui incluaient des communistes, refusant de rendre leurs armes, se retirèrent dans des zones isolées où ils continuèrent à opérer.

Le pouvoir militaire cessa en 1958 en faveur des modérés de la droite et de la gauche, avec le support de dissidents du pouvoir militaire. Ils mirent sur pied une coalition bipartisane connue sous le nom de Front national. Pendant ce temps, des groupes de communistes avaient installé leur propre gouvernement dans une région lointaine du pays, connue sous le nom de République de Marquetalia. Le gouvernement commença par ignorer l'influence grandissante des communistes jusqu'en 1964. quand, sous la pression de la droite qui considérait cette république communiste autonome comme une menace, l'armée colombienne fut chargée d'y mettre fin.

Il s'ensuivit l'attaque des guérillas, dispersées, qui se réorganisèrent sous le nom de Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et devinrent le bras militaire officiel du Parti communiste colombien. Ainsi, si les FARC furent crées en 1964, elles furent la résultante des mouvements de guérilla qui avaient commencé en 1948, comme de l'influence idéologique des mouvements communistes de l'époque, comme celle de Cuba.

Raul Reyes, commandant des FARC, justifie que les FARC n'aient pas déposé les armes par les répressions s'étant abattues après les accords de 1984 autorisant la création de l'Union Patriotique, et par les difficultés de parvenir à un accord avec le président Uribe. En effet, de 1985 a 1994, 4 000 membres ou sympathisants de l'UP ont été assassinés, notamment les candidats aux présidentielles Jaime Pardo Leal (1987) et Bernardo Jaramillo Ossa (1990), ainsi que 9 autres parlementaires de la même formation de gauche. Raul Reyes exprime néanmoins ses espoirs à propos d'un éventuel accord futur avec le Pôle démocratique Alternatif (PDA), parti de gauche.

Le 23 août 2002, les FARC rejettent l'offre de l'ONU de servir de médiateur dans le conflit.

 

Activités

Les FARC se financent elles-mêmes par les enlèvements et les rançons, le vol de bétail, l'extorsion et la « protection » accordée au commerce de la drogue. C’est à partir de la VIIe Conférence nationale des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), en 1982, que les profits tirés de la drogue sont devenus un élément de la stratégie du contrôle du territoire et de la prise du pouvoir de cette guérilla rurale. Le profit annuel de cette seule activité dépasse les 300 millions de dollars. Un grand nombre de leurs fronts ont envahi de petites communautés pour distribuer des éléments de propagande, et pour piller des banques locales. Les éléments de l'économie dans les zones rurales, y compris l'agriculture, le pétrole et les mines, doivent payer des « vaccins » (paiements mensuels) qui les « protègent » contre les attaques et les enlèvements. Également, quoique moins lucrative, une source de revenus est les barrages sur les routes où les guérillas arrêtent les véhicules pour confisquer bijoux et argent, actions très fréquentes durant les présidences d'Ernesto Samper (1994-1998) et d'Andrés Pastrana (1998-2002).

Au cours du temps, quelques recrues se joignirent à l'organisation pour des raisons idéologiques, mais surtout comme un moyen d'échapper à la pauvreté et au chômage. Même si les FARC fournissent rarement une solde régulière à la plus grande partie de ses membres, le revenu général des combattants de la guérilla colombienne a été calculé comme atteignant 40 fois la moyenne nationale.

En 1998, certaines études estimèrent le nombre de combattants des FARC à 15 000 personnes environ, plus que le nombre de 7 500, évalué en 1992. Ils sont en position de contrôler et d'opérer librement à travers les grands espaces ruraux du pays (l'estimation la plus haute leur accorde 40 à 50 % du territoire).

L'Armée républicaine irlandaise est soupçonnée d'avoir apporté aux FARC son savoir-faire, principalement pour ce qui concerne les attaques à l'explosif. En août 2001, 3 membres de l'IRA ont été arrêtés à Bogotá, mais l'organisation terroriste a nié toute implication officielle.

En 2001-2002, le président Andrés Pastrana leur a concédé le retrait des forces armées sur une surface de 42 000 km² (soit l’équivalent de la Suisse) de manière à faire avancer les négociations, sans succès.

 

Les FARC et la drogue

Les FARC sont soupçonnées, notamment par la DEA américaine et les autorités colombiennes, de liens avec les trafiquants de stupéfiant, principalement via l'aide logistique et la protection armée. Depuis le milieu des années 1990, les analystes du commerce de la drogue ont estimé que les FARC se sont énormément impliquées dans ce commerce, en contrôlant les fermes, la production et l'exportation de cocaïne dans ses zones d'influence.

Le chef d'une organisation de commerce de la drogue et de trafic d'armes, Fernandinho Beira-Mar, fut capturé en Colombie le 20 avril 2001 en compagnie d'éléments de la guérilla des FARC. Pour les autorités colombiennes et brésiliennes, cela constitue une preuve de la coopération entre les FARC et les trafiquants de drogue, coopération fondée sur l'échange entre la drogue et les armes, ce que Fernandinho Beira-Mar et les FARC ont nié. Selon les FARC, dans leurs zones d'influence, la culture de la coca (une longue tradition dans cette région du monde, bien que jamais au niveau actuel), est taxée sur la même base que les autres cultures.

Durant le premier quart de l'année 2005, les opérations conjointes des services de renseignement et de la police des gouvernements de la Colombie et du Honduras, ont conduit à la saisie d'un nombre important de fusils d'assaut AK-47 et M16, de mitrailleuses M60, de lance-roquettes, et de munitions, qui étaient désignés comme une partie d'un trafic d'armes illégal entre des bandits et le marché noir d'Amérique centrale et les FARC, en échange de drogue ; l'information donnée étant de deux tonnes de cocaïne. Les trafiquants d'armes de la région sont aussi accusés de commercer avec les groupes paramilitaires d'extrême droite.

Raul Reyes, commandant des FARC, nie la collusion avec le narcotrafic, les fonds étant un pourcentage prélevé aux personnes possédant plus d'un million de dollars (sorte d'impôt sur le revenu) sans vérification de leur origine, mais explique que les FARC n'interdisent pas non plus la culture de coca.

 

Actions

Selon le CERAC (Centro de Recursos para el Analisis de Conflictos), un organisme d'études privé colombien, militaires et paramilitaires d'extrême-droite seraient responsables de 58 % des assassinats de civils. Le gouvernement américain indique que « les paramilitaires sont responsables de la plupart des disparitions forcées ». Quant aux enlèvements proprement dits, il sont, selon l’ONG colombienne País Libre, répartis de la manière suivante: 59% sont le fait de criminels de droit commun et d'acteurs non identifiés, 31% des guérillas d'extrême-gauche (22% pour les FARC et 9% pour l'ELN), 10% des paramilitaires.

Les FARC utilisent des moyens comme les véhicules piégés, les explosions de bonbonnes de gaz, les meurtres, les enlèvements, l'extorsion, le détournement autant que les actions militaires de guérilla contre le gouvernement colombien, les militaires, les cibles économiques et tout ce qu'elles considèrent comme une menace à leur mouvement. Les attaques à la bonbonne de gaz du 16 et 18 avril 2005 de la ville de Toribió causèrent le déplacement de plus de deux mille habitants et la destruction de deux douzaines d'habitations. Un rapport de février 2005 du commissaire aux droits de l'Homme de l'Organisation des Nations unies mentionne que, en 2004, « les FARC continuèrent de commettre de graves violations des droits de l'homme comme des meurtres de personnes protégées, des actes de torture et des prises d'otages, qui affecta de nombreux civils, dont des femmes, des rapatriés, des garçons et des filles, et des groupes ethniques.»

La tactique des FARC consistant à utiliser des missiles improvisés faits de bonbonnes de gaz comme explosif, une arme qu'elles utilisèrent souvent pour lancer des attaques contre des villes et des sites qu'elles considéraient comme des objectifs militaires (comme le commissariat de police de Toribió en 2002), sont très peu précises, augmentant la fréquence d'impact sur les civils et leurs maisons, comme ça a été le cas en 2002 à Bojayá avec l'attaque d'une église qui tua 119 civils dont 45 enfants.

Selon Human Rights Watch, « le fait que les FARC continuent d'utiliser les bombes à base de bonbonne de gaz montre le désintérêt flagrant de ce groupe pour les vies des civils... Les bombes à base de bonbonne de gaz ne peuvent être utilisées avec précision, et ont pour conséquence d'atteindre fréquemment des objets civils et de causer d'inévitables dommages civils. »

En mars 1999, les FARC tuèrent 5 Américains, des militants des droits pour les Indigènes d'Amérique, au Venezuela, après les avoir capturés en Colombie. Après une période de déni, les FARC revendiquèrent cette action en clamant qu'il s'agissait d'agents de la CIA puis admirent leur erreur et déclarèrent qu'ils allaient punir les responsables.

Le 16 avril 2002, Álvaro Uribe, alors candidat pour les élections présidentielle a survécu à un attentat à la voiture piégé des FARC faisant 2 morts et une vingtaine de blessés.

 

Otages

Le groupe enlève des personnes qu'il considère comme de gros propriétaires terriens, les hommes d'affaires, tout comme les touristes et les entrepreneurs, mais aussi les officiels nationaux et internationaux ainsi que leurs familles.

Début 2007, Gustavo Munoz, président de la Fondation nouvelle espérance, une ONG Colombienne, annonçait que les FARC avait plus de 1 100 otages et que 45 d'entre eux avaient été assassinés en 2006 parceque leurs familles n'avaient pas pu payer la rançon demandée par la guérilla.",

En janvier 2008, on estime à plus de 750 le nombre de personnes détenus par les FARC .

En février 2002, les FARC ont enlevé Ingrid Betancourt et Clara Rojas, cette derniére libérée le 10 janvier 2008. Une mobilisation internationale réclame la libération de Mme Betancourt et des autres otages

Les FARC demandent régulièrement la démilitarisation de deux zones afin d'échanger leurs otages politiques (56 début 2007 mais 11 députés ont été tués en juin 2007 ) contre 500 de leurs guérilleros emprisonnés dans les prisons d'État. Le président colombien Pastrana avait essayé cette hypothèse en 1998. Cependant, cela n'avait permis de libérer les otages car les FARC y établirent une sorte de république autonome.

 

 

posté par HARMONY, le 22/02/2008 à 18:12 | dans: de 2000 à nos jours
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La famille royale au Temple

 

  Le temple en 1734, détail du plan Turgot  

LE TEMPLE   

La Tour du Temple et son enclos

sont une ancienne forteresse parisienne,

 qui fut détruite en 1808.

Construite par les Templiers à partir de 1240,

 pendant le règne de saint Louis,

elle devint par la suite une prison.

Elle doit sa célébrité au fait qu'elle servit de geôle

 à la famille royale en 1792 et 1793  

L'Enclos du Temple

L'Enclos du Temple était la maison chevetaine

de l'ordre du Temple en France

 et le siège de la banque de l'ordre dans ce pays.

 De hautes murailles crénelées le ceinturaient,

 renforcées de distance en distance par des tourelles.

 Ce système défensif était complété par une tour carrée,

 dite tour de César,

et par un fort donjon appelé Grande Tour (la Tour du Temple),

 qui avait été construite au XIIIe siècle.

L'ensemble comprenait

comme toutes les commanderies templières une église,

 des bâtiments conventuels pour loger les moines-soldats,

 de vastes écuries et des annexes.

 Les Templiers possédaient les rues entières

et la totalité du quartier entourant l'enclos.

Il est à noter que le Trésor Royal français

fut conservé dès 1146 à la Tour du Temple,

 et donc gardé par les templiers.

Philippe Auguste bâtit un système comptable et fiscal,

ancêtre de la Chambre des Comptes,

où les agents royaux venaient trois fois l'an

 déposer les revenus de la Couronne.

 Cette pratique prit vraisemblablement fin

 lors du règne de Philippe IV le Bel.

Après la mort du Jacques de Molay le 18 Mars 1314,

 l'ordre des Templiers fut dissous

et ses biens passèrent aux mains des Hospitaliers.

 Ses bâtiments subirent de nombreuses modifications.

En 1667,

les murailles qui dessinent l'Enclos

dans le territoire parisien sont abattues

 au profit d'hôtels particuliers

et de maisons locatives occupées essentiellement par des artisans.

Mansart construit un palais pour le grand prieur.

L'ancien rempart avait été remplacé par une élégante muraille

 surmontée d'une galerie décorée de colonnes.     

Le Palais du grand prieur

Le Palais du grand prieur était d'assez modestes dimensions,

 il était précédé d'une cour bordée de colonnes

 et communiquait avec la rue du Temple par un vaste portail.

Le plus célèbre de ceux qui se succédèrent à la fonction de grand prieur

 fut Louis-François de Bourbon,

prince de Conti qui fit de son palais un haut lieu de la vie culturelle,

 fréquenté par le monde intellectuel international

que l'on croisait également dans les meilleurs salons de l'époque.

Wolfgang Amadeus Mozart y donna un concert,

 Jean-Jacques Rousseau venait en voisin et l'abbé Prévost,

 l'auteur de Manon Lescaut y était grand aumônier,

 lui qui ne célébrait jamais la messe.

Lors de la Révolution la charge était échue à Louis Antoine d'Artois,

 duc d'Angoulême, fils du comte d'Artois (futur Charles X)

 qui épousera la fille de Louis XVI,

Marie Thérèse de France (Madame Royale)

 qui connaîtra l'emprisonnement dans la Tour du Temple.

Sous la Révolution

Au-dessus du palais du grand prieur,

 on apercevait le puissant donjon des templiers et,

sur la gauche, la tour de César et le clocher de la collégiale

 bâtie sur le modèle de l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem

 La Grande Tour

Celle-ci se dressait à l'une des extrémités de l'ancien enclos

(à la hauteur de l'actuelle mairie).

 La tour était une robuste bâtisse féodale,

de quelque 50 mètres de hauteur,

 l'épaisseur des murs était en moyenne de 4 mètres,

 elle comprenait quatre étages,

 dont les voûtes en ogives retombaient sur un pilier central.

 Elle était flanquée de quatre fortes tourelles,

 dont l'une enfermait un escalier en colimaçon.

La Grande Tour était inutilisée depuis des siècles

lorsque l'entrepreneur fut chargé de son réaménagement.

Il avait divisé chaque étage en plusieurs pièces

avec des cloisons et des faux plafonds dissimulant la voûte très élevée.

 Ces cloisons étaient recouvertes de papiers peints.

Sur la façade de la Grande Tour on avait accolé,

à une date postérieure, la Petite Tour.

La Petite Tour

Accolée à la façade de la Grande Tour,

 la Petite Tour dont la construction étroite était flanquée de deux tourelles

ne communiquait pas avec la Grande Tour :

 ce détail a son importance

. Elle comportait un rez-de-chaussée et quatre étages.

   

Premier repas de la famille royale au Temple   

C'est dans cette petite tour

que fut emprisonnée la famille royale du 13 août 1792

, jusqu'au 26 septembre 1792 pour Louis XVI,

 et jusqu'au 26 octobre 1792 pour sa famille.

 Il convenait de rendre la Grande Tour habitable pour la famille royale.

Attributions des étages de la Petite Tour

Le 13 août 1792, les étages de la Petite Tour furent attribués comme suit :

Le premier étage fut attribué aux trois femmes de chambre.
 
Le second étage fut attribué à la reine et à
 
 
 
sa fille Marie-Thérèse de France.
 
 
 
 
et le jeune Louis XVII, jusqu'au 3 juillet 1793. 
 
 Après cette date,
 il est sous la garde du cordonnier Simon et de sa femme,
 qui résident au Temple.
L'intention des Jacobins est alors d'en faire un petit citoyen ordinaire
 et de lui faire oublier sa condition royale.
 
 Elles couchaient dans l'ancienne chambre de Barthélémy
 qui avait été expulsé de son domicile par les agents de la Commune.
 Au même étage la princesse de Lamballe
dormait dans l'antichambre sur un lit de sangle,
 Louise-Elisabeth de Croÿ d'Havré,
duchesse de Tourzel et le dauphin
partageaient la même chambre.
 Il y avait un cabinet de toilette et une garde-robe.
 
Le troisième étage fut attribué au roi.
 
Le roi couchait seul dans un lit à baldaquin.
 Madame Élisabeth partageait sa chambre
avec la jeune Pauline de Croy d'Havré,
 fille de la duchesse de Tourzel.
 Les valets couchaient dans un cabinet assez étroit,
 ouvrant sur l'antichambre.
Cet étage était également doté d'un cabinet de toilette
 et d'une garde-robe.
 En outre, le roi disposait d'un cabinet de lecture
 aménagé dans l'une des tourelles.
 
 
 Jean-François Garneray "Louis XVI au Temple"
Huile sur toile - 32 x 23 cm - Musée Carnavalet
  

Attribution des étages de la Grande Tour

La Commune de Paris en fait la prison

de la famille royale dont elle s'était assuré la garde,

 après la journée insurrectionnelle du 10 août 1792.

Le 26 septembre 1792,

Louis XVI est transféré dans la Grande Tour du Temple,

suivi le 26 octobre de la même année

par Marie-Antoinette d'Autriche et ses enfants.

Le rez-de-chaussée

n'avait pas été transformé.

 Le conseil de surveillance du Temple s'y installa le 8 décembre 1792.

Cette vaste pièce d'environ 60 mètres

était meublée de quatre lits destinés aux commissaires,

d'un bureau, d'armoires, dont l'une renfermait les registres.

C'est dans cette salle que les municipaux prenaient leurs repas

en compagnie des officiers de la Garde Nationale en service au Temple.

Premier étage : il abritait le corps de garde 

 soit une quarantaine d'hommes qui couchaient sur des lits de camps.

 Comme le rez-de-chaussée, cette salle était restée en l'état.

Des sonnettes reliaient le corps de gardes à la salle du conseil

 et aux appartements de la famille royale.

Le même escalier en colimaçon déservait tous les étages.

Deuxième étage : affecté au roi.

 Un couloir coudé, barré de deux portes, l'une en fer,

 la seconde en chêne, donnait accès à l'escalier.

Il comprenait quatre pièces.

 Chacune était éclairée par une fenêtre grillagée

 et en partie obstruée par un abat-jour en forme de hotte.

Dans l'antichambre on avait affiché la Déclaration des droits de l'homme

encadrée de tricolore.

Cette pièce est en pierre de tailles et était meublée de quatre chaises,

d'une table à écrire et d'une table à trictrac.

Une cloison vitrée la séparait de la salle à manger.

La chambre du roi était tapissée de jaune vif

et communiquait avec l'antichambre avec une double porte à vantaux.

 On la laissait ouverte toute la journée pour faciliter la surveillance.

 Cette pièce était dotée d'une cheminée qui faisait face à la porte,

 surmontée d'une glace.

Le lit du roi était placé contre la cloison.

 En prolongement du lit royal,

le lit de sangle destiné au dauphin.

 La tourelle servait d'oratoire.

 L'autre tourelle servait de garde-robe, la troisième tourelle de bûcher.

Troisième étage réservée à la reine,

sa fille et Mme Elisabeth

L'appartement avait la même superficie que celui du roi.

Il n'en était pas l'exacte réplique.

L'antichambre identique précédait la chambre de la reine,

 située au-dessus de celle du roi.

Elle était tapissée de papier-peint à fleur de couleur verte sur fond bleu,

 elle avait également une double porte.

Elle était meublée d'une table, d'un lit de repos et de chaises.

La chambre de la reine avait une porte à deux vantaux

et possédait une cheminée.

 On avait placé le lit de Marie-Thérèse de France dans une encoignure ;

ce n'était qu'une