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La Belle Epoque
Harmony n'est pas en harmonie avec son siècle,
elle aurait aimé vivre au XVIIIème siècle ou à la Belle époque.
Aujourd'hui je vais évoquer
La Belle Epoque
L'expression est née après la Première Guerre mondiale
pour évoquer la période d'avant guerre.
Dans cette désignation, il y a une part de réalité et de nostalgie.
La réalité a en fait été enjolivée à cause du traumatisme de la guerre 14-18.

Les gens de cette époque sont optimistes et insouciants quant à l'avenir,
grâce aux progrès technologiques extraordinaires.
La Belle Epoque se fait ressentir essentiellement
sur les boulevards des capitales européennes, dans les cafés et les cabarets,
dans les ateliers et les galeries d'arts, dans les salles de concert et salons
fréquentés par une bourgeoisie moyenne qui profite des progrès économiques.
L'accès à la culture et aux loisirs se démocratise,
bien que la bourgeoisie conserve encore des lieux qui lui sont propres.


C'est la grande époque des bains de mer.

La France est alors l'un des plus grands empire coloniaux de l'époque.
Cet empire est exposé lors des Expositions Universelles.
Durant ces années, on voit apparaitre une succession d'inventions
qui vont modifier profondément le mode de vie de l'être humain.
Les inventions
La photographie débutante va engendrer le cinéma,
le vélocipède se mue en bicyclette, la réalisation de moteurs plus petits
et légers permet la mise au point des motocyclettes, des automobiles, des avions.
Des progrès immenses sont accomplis dans la chimie,
l'électronique et la sidérurgie.
Le développement de la médecine et de l'hygiène permettent
de faire baisser la mortalité des nourrissons et d'augmenter l'espérance de vie.
La France s'équipe de plus en plus de l'électricité.
En 1895, la projection du premier film de l'histoire à Paris
marque le succès qu'attend la cinématographie.
Le XIXème siècle a été le grand siècle du progrès.
Pour fêter les prodiges des arts, des sciences,
de l'industrie et de l'agriculture,
la France invita toutes les nations à participer à l'Exposition universelle
qu'elle organisait à Paris. Toutes répondirent à cette invitation;
elles tenaient à comparer les progrès de leur industrie
avec ceux des autres nations.
L'Exposition de 1900 fut une merveille.

La grande roue qui fut construite pour l'exposition de 1900
Le Champ-de-Mars avait son château d'eau et ses fontaines lumineuses qui,
le soir, transformaient cette partie de l'Exposition en une véritable féerie.

C'est aussi à cette époque que sont apparus ou développés
trois courants picturaux majeurs
le fauvisme
qui dépeint des scènes de la vie quotidienne en les rendant accueillantes
au moyen de couleurs vives et chaudes, et d'une perspective simplifiée,
dont le représentant le plus connu est Matisse ;
le cubisme
la première œuvre considérée comme cubiste étant
"les Demoiselles d'Avignon", de Picasso ;
l'impressionnisme
un courant apparu déjà depuis la seconde moitié du XIXème siècle.
L'Art nouveau
La musique (Debussy, Fauré, Ravel, Satie),
la littérature (Anatole France, G.Appollinaire, Marcel Proust),
l'art romantique tardif (Victor Hugo) étaient quant à eux à leur apogée.
Cette période insouciante prend fin avec la Première Guerre mondiale.
Les merveilleuses inventions des années 1890-1900
perdent un peu de leur magie quand elles sont utilisées pour tuer.
le naufrage du Titanic laissa un traumatisme de confiance envers la technologie.

La mode féminine

De façon générale, la jupe a perdu de l'ampleur de façon assez régulière,
des années 1870 à 1910,
tandis que le haut du corps, après avoir commencé à s'élargir pour "compenser",
s'est mis lui aussi à s'amincir.
A quelques exceptions près, la silhouette n'a cessé de perdre de l'ampleur et de la superbe, avant d'aboutir aux vêtements basiques et utilitaires du XXe siècle.
Passage de la tournure des années 1870-1900,
à une jupe de beaucoup moins d'ampleur portée sur de simples jupons.
Evolution de la silhouette :
grâce au nouveau corset "droit devant" élaboré par Inès Gaches-Sarraute, les hanches et fesses sont projetées en arrière, les reins très cambrés, tandis que la poitrine pigeonne.
De profil, la femme a donc une silhouette dite "en S".
Nouvelles tenues féminines conçues exclusivement pour le sport : la bicyclette, la natation, le corset permettant l'équitation ou le golf... Amelia Bloom, une Anglaise, a inventé au milieu du XIXe siècle des culottes bouffantes qui vont porter son nom,

les bloomers
Décriées comme inconvenantes et pratiquement pas portées à leur invention,
celles-ci vont trouver leur usage à partir des années 1890-1900, dans la pratique de la bicyclette - même si certains les critiquent encore, pensant que seule la jupe longue puisse convenir à une femme, elles seront communément utilisées, mais pour cette seule activité, inaugurant ainsi, avec les tenues de bain, les vêtements spécifiques à un sport dont nous sommes familiers aujourd'hui. Les bloomers disparaissent dans les années 1910-1920.

Les dessous de la Belle Epoque
mettent à l'honneur la dentelle, les rubans, et représentent un peu l'âge d'or du frou-frou...
La femme revêt, dans l'ordre :
une longue chemise (en coton, en batiste...),
par-dessus laquelle elle lace son corset
qui n'est jamais placé à même la peau,
ce qui le salirait trop vite et obligerait à des lavages et un rachat trop fréquents.
Puis elle met, souvent, un cache-corset brodé
(qui tend à disparaître au début du XXe siècle cependant),
des pantalons au bas de dentelles,
une tournure (descendante de la crinoline),
un ou des jupons et enfin sa robe.
1901 voit la création du tout nouveau corset
"droit devant".
Les accessoires

à l'époque, il était encore très mal vu de sortir tête nue ou en cheveux,
chose que seules les femmes du peuple faisaient ; les femmes aisées et mêmes les plus simples bourgeoises ne se montraient jamais dans la rue sans porter de chapeau, accessoire essentiel.
La Belle Époque a donné lieu aux constructions chapelières les plus extraordinaires, chargées de plumes, de faux fruits et de fleurs, rappelant dans un autre genre les extravagantes constructions capillaires des femmes de la cour au milieu du XVIIIe siècle.
De façon intéressante, c'est vers 1910, lorsque la silhouette générale se simplifie et s'amincit, que les chapeaux deviennent les plus larges et imposants.
La plupart des femmes portaient des gants de chevreau ou d'agneau, lavables,
il en existait aussi en daim, et pour le soir, en soie rebrodée. Tous étaient extrêmement étroits, moulant la main jusqu'au poignet, voire jusqu'à l'avant-bras.
Chaussures :
la chaussure féminine la plus répandue est la bottine de cuir, fermées par de petits boutons
Ombrelles :
en dehors des plus utilitaires parapluies, les ombrelles destinées à protéger le teint du soleil étaient portées tout au long de l'année. Ajourées, couvertes de dentelles, au manche de bois ou d'ivoire sculpté, elles ajoutaient beaucoup à l'élégance et la délicatesse de l'ensemble.
Bijoux :
l'Art nouveau a produit des bijoux extraordinaires, superbes ; les artistes n'hésitaient pas à se faire designers à l'occasion, comme le célèbre Mucha, qui a créé de nombreux bijoux.

Collier : Mucha
Les Cafés-Concerts: Des Lieux de Plaisir
Dans une période ou le plaisir régnait, le café-concert était son palais.
Jusqu'à la Belle Epoque il n'existait point d'endroit
ou les différentes classes sociales soient mêlées pour s'amuser.
C'étaient les riches avec les riches, et les ouvriers avec les ouvriers.
Pourtant, avec la création du café-concert,
les barrières entre les classes ont été enlevées temporairement.
Grâce à leur prix bon marché il était possible pour une aristocrate
et un ouvrier de se trouver à la même table.
C'était dans ces lieux de plaisir
que tout le monde a découvert "l'autre" dont les goûts étaient les mêmes
Les deux cafés-concerts les plus connus étaient
Le Chat Noir

Au Chat Noir, Salis, le propriétaire transmettait l'illusion théâtrale au public.
Pourtant, il y avait plus de spontanéité et d'interaction entre le public et le spectacle.
Pendant que tout le monde, les clients et les artistes,
s'amusaient dans le cabaret, ils y créaient une atmosphère de contre bourgeoisie
ou les plaisanterie visaient la société, les politiciens, les riches et le demi-monde.
Les Folies-Bergère

Aux Folies-Bergere, le prix de l'entrée était un peu élevé pour un café- concert,
mais ce qu'on trouvait à l'intérieur a contribué à attirer les gens de toute sorte.
On y jouissait "d'une espèce de liberté
et de franchise à l'américaine".
Ici, on gardait son chapeau sur la tête
et on n'avait pas besoin de s'habiller céremonieusement.

3ème et dernière partie du cycle sur Hitler : il épouse Eva Braun
Eva Braun
Eva Anna Paula Hitler
née Braun,
6 février 1912, Munich - 30 avril 194, Berlin
fut d'abord la maîtresse, puis la femme d'Adolf Hitler.
Elle est la fille d'un professeur-architecte d'intérieur,
Friedrich Braun et de Franziska Kronberger.
Le couple a trois filles : Ilse, Eva et Gretl.
Franziska, catholique convaincue place sa fille
au couvent de Simbach-am-Inn
où elle montre des talents pour l'athlétisme.
Elle est titulaire d'un diplôme de
secrétaire-dactylographe-comptable
et rêve d'être un jour actrice à Hollywood.
La rencontre avec Hitler
Eva Braun croise le chemin d'Adolf Hitler en 1929 à Munich,
alors qu'elle travaille comme assistante d'Heinrich Hoffman,
le photographe officiel du parti nazi.
Ils se seraient rencontrés lors d'une visite d'Hitler dans l'atelier.
Pour Eva Braun, elle confiera à sa soeur
"il me dévorait des yeux",
pour Adolf Hitler,
elle ressemble étrangement à sa nièce Geli Raubal,
avec qui il entretient une relation incestueuse.
Eva aurait glissé une lettre d'amour dans la poche d'Hitler
lors d'une de leurs rencontres.
Eva, 17 ans à peine, est véritablement fascinée par
cet homme mystérieux âgé de 40 ans.
Elle est attirée par sa domination masculine
qu'il assure grâce à sa cravache.
Il lui est alors présenté comme
« Herr Wolff »,
un surnom qu'il utilisait dans les années 1920
pour garder l'anonymat.
Auprès de ses amis, elle le décrit comme
« un gentleman d'un certain âge arborant
une moustache amusante et
portant un grand chapeau de feutre".
Cependant, les choses se compliquent rapidement pour Eva.
La famille Braun est opposée à cette relation,
d'ailleurs Fritz Braun qui n'adhère pas du tout
au national-socialisme,
considère Hitler comme un "clochard d'autrichien".
Il le prie d'arrêter de voir sa fille.
Néanmoins, les deux familles sont opposées à leur relation
et on sait peu de choses sur
les deux premières années de leur relation.
Le père d'Eva n'apprécie pas Hitler
pour ses idées politiques et morales;
de son côté, la nièce d'Hitler, Angela Raubal,
considère Eva avec condescendance.
Pendant ce temps, Hitler fréquente d'autres femmes,
comme l'actrice Renate Müller (qui se suicida en 1937)
et sera présente longtemps aux côtés d'Hitler à Munich,
puis à la Chancellerie de Berlin.
Eva Braun tente de se suicider en 1932
d'une balle dans le cou,
puis une nouvelle fois en 1935
en absorbant une grande quantité de somnifères.
Après son rétablissement,
Hitler décide d'être plus proche d'elle,
et l'emmène dans sa villa de Wasserburgerstrasse
(dans la périphérie de Munich,
et lui fournit même une voiture avec chauffeur.
Elle emménage avec lui en 1936 au Berghof,
la résidence d'Hitler en Bavière près de Berchtesgaden.
Certains historiens supposent
qu'elle est au courant de certains détails
concernant les activités du gouvernement.
Mais la plupart des sources affirment
qu'elle se tient à l'écart des affaires politiques.
Eva Braun et Hitler n'apparaissent néanmoins
jamais ensemble en public,
et leur mariage est très tardif.
Ainsi, les Allemands ignorent tout de leur relation
jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Dans son autobiographie Erinnerungen, Albert Speer,
l'architecte en chef du gouvernement, décrit ainsi leur relation :
« Eva Braun était autorisée à assister aux entretiens avec les anciens du parti. Mais elle devait disparaître lorsque les autres membres du gouvernement, comme les ministres, arrivaient Manifestement, Hitler acceptait sa compagnie en société jusqu'à certaines limites. Parfois, je lui tenais compagnie lorsqu'elle était isolée, à côté de la chambre d'Hitler. Elle était tellement intimidée qu'elle n'osait même pas sortir de la maison pour prendre l'air. Au-delà de la sympathie que j'éprouvais pour sa situation délicate, je commençais à prendre goût à cette femme malheureuse, si profondément attachée à Hitler. »
Eva Braun a toujours été extrêmement
proche d'Hitler et ce, jusqu'à la fin.
Pendant la guerre même pendant la Seconde Guerre mondiale,
Eva Braun semble avoir beaucoup de loisirs,
comme faire du sport, lire des romans à l'eau de rose,
regarder des films.
Mais son penchant pour les bains de soleil totalement nue
et son goût d'être photographiée
dans cette situation déplaît à Hitler.
En outre, elle s'intéresse fortement à la photographie
et aux Rolleiflex Girls,
groupe de passionnées dont le nom
est inspiré d'une célèbre marque d'appareils photo.
Elle aménage d'ailleurs sa propre chambre noire,
dans laquelle elle développe la majorité des photographies
et des films sur la vie d'Hitler.
Otto Günsche et Heinz Linge, lors de leurs interrogatoires
par les services de renseignements soviétiques
au sortir de la guerre,
affirment qu'Eva Braun était au centre de la vie d'Hitler
pendant ses douze ans de règne.
En 1936, ils disent :
"Elle l'accompagnait toujours. Dès qu'il entendait la voix de sa bien-aimée, il devenait joyeux. Il plaisantait volontiers à propos de ses nouveaux chapeaux. Après ses journées de travail, ils passaient du temps ensemble à boire du champagne frais et du cognac, et à manger du chocolat et des fruits. »
Le rapport d'enquête ajoute que
lorsqu'Hitler était trop occupé pour lui consacrer du temps,
« Eva était souvent en sanglots ».
Heinz Linge affirme qu'avant la guerre,
Hitler fait renforcer la surveillance
de la maison d'Eva Braun à Munich,
après que cette dernière a rapporté à la Gestapo
qu'une femme l'avait traitée de « putain du Führer ».
Hitler est réputé pour être opposé au maquillage,
en partie car ils seraient produits à partir d'animaux,
et va même jusqu'à en parler lors des repas.
Linge - qui est alors son valet - raconte qu'un jour,
Hitler s'est moqué des traces de rouge à lèvres
présentes sur la serviette de table d'Eva,
puis lui aurait dit en plaisantant
« Bientôt, le rouge à lèvres sera fabriqué avec
les corps des soldats morts. »
En 1944, la sœur d'Eva Braun,
Gretl, se marie avec un membre de l'entourage d'Hitler,
Hermann Fegelein, général SS travaillant
aux côté d'Heinrich Himmler.
Hitler se sert de ce mariage comme prétexte
à l'accession d'Eva Braun à des fonctions officielles.
En 1945,
Fegelein sera exécuté sur ordre de Hitler
car il portait sur lui des documents
concernant un échange entre Juifs
et camions militaires qu'aurait négocié Himmler.
Eva Braun ne serait alors pas intervenue
en faveur de son beau-frère.
Début avril 1945, elle rejoint Hitler au Führerbunker
(son bunker sous la Chancellerie) de Berlin.
Lorsque l'armée soviétique conquiert Berlin,
elle refuse de partir, par loyauté envers Hitler.
Ils se marient le 29 avril 1945,
au cours d'une brève cérémonie civile.
Certaines rumeurs affirment que lors de ce séjour dans le bunker,
Eva était enceinte d'Hitler,
mais aucune preuve n'a jamais été fournie.
Ils se suicident ensemble le 30 avril 1945,
Bunker
Eva absorbant une capsule de cyanure.
Leurs corps sont aussitôt incinérés
avec de l'essence dans les jardins du Reichstag.
Eva
Leurs restes sont rapidement découverts par les Russes,
Hitler
puis enterrés en secret dans l'enceinte du
SMERSH à Magdeburg,
auprès des corps de Joseph et Magda Goebbels
et leurs six enfants.
Les deux corps sont exhumés en 1970,
puis leur crémation est achevée,
et leurs cendres dispersées dans l'Elbe.
La famille d'Eva Braun a survécu à la guerre, notamment son père,
qui travaille alors dans un hôpital et à qui Eva Braun envoie en avril 1945
plusieurs malles d'affaires personnelles.
Sa mère, Franziska,
meurt à l'âge de 96 ans en janvier 1976,
après avoir passé la fin de sa vie dans
une vieille ferme de Bavière.
Cycle sur Hitler, 1ère partie : les craintes d'Hitler : avoir des origines juives
Les origines d'Hitler
Hitler était-il juif ?
Tous ses biographes ont posé la question.
La réponse est : probablement pas, mais de toute évidence,
il avait très peur de l'être et plus peur encore que cela se sache.
La maison natale d'Hitler à Braunau, en Haute Autriche,
sur une carte postale datant de 1932.
Une origine Tchécoslovaque ?
Il y a eu d'innombrables théories sur l'orignine du patronyme Hitler.
Hiedler, Hidler, Huedler, Hutler, Hittler,
ses formes sucessives, semble dériver du tchèque Hidlar ou Hidlartchek,
un nom banal en Tchécoslovaquie.
Cette probabilité est renforcée par le fait que les Hitler vivaient depuis longtemps dans la région de Spital, proche de la frontière tchèque
et que plusieurs membres de cette famille portaient
des prénoms typiquement tchèques.
Alors peut-on parler d'ironie de l'histoire
lorsque l'on considère les furieuses diatribes d'Adolf Hitler
concernant le sous-homme slave???
Le père d'Hitler était un enfant naturel.
Adolph Hitler, fils d'Alois Hitler et de Klara Pölzl,
petit-fils de Johann Georg Hitler
et d'Anna Maria Schickelgruber d'une part,
de Johann Baptist Pölz et Johanna Hütler d'autre part.
Mais les choses n'étaient pas aussi simples
et Hitler le savait.
Montage montrant Klara Pölzl,
la mère d'Adolph Hitler qui elle mourra d'un cancer,
Hitler à l'âge de 10 ans et son père.
Hitler et Hüttler étant en fait le même nom,
l'épouse d'Alois était aussi sa nièce, mais rien de bien compromettant,
d'autant qu'Alois avait obtenu une dispense papale pour l'épouser,
alors qu'en fait, malgré les apparences,
Johann Georg Hitler n'était que son beau-père.
Alois ne fut légitimé qu'à l'âge de 39 ans,
soit 20 ans après la mort de son beau-père!
au prix de retouches passablement suspectes
et totalement illégales sur l'acte de naissance,
et ce en présence de trois témoins illettrés.....
Il n'était donc pas véritablement l'oncle de sa femme.
Origine de la question des origines juives d'Hitler
La grand-mère d'Hitler,
Anna Maria Schickelgruber était cuisinière
dans une famille juive du nom de : Frankengerger,
lorsqu'elle donna naissance à son enfant et son employeur,
pour le compte de son fils âgé de 19 ans,
lui paya une pension alimentaire depuis la naissance de l'enfant,
jusqu'à sa 14 ème année.
Sordide chantage...
Son père et sa grand-mère auraient donné une explication à Hitler :
comme ils étaient pauvres,
on aurait déclaré "le juif" comme père,
et celui-çi payait pour éviter un procès.
Bizarre
Comment sa grand-mère aurait-elle pu lui fournir cette explication
puisqu'elle était morte depuis 42 ans lorsque Hitler vint au monde?
De plus Hitler oublie que dans Mein Kampf,
écrit du vivant de son père,
il affirme qu'il n'a jamais entendu prononcer le mot juif
avant l'âge de 14 ans.....
C'était mettre le doigt dans un redoutable engrenage....
Cette grand-mère selon d'autres sources
n'aurait pas travaillé pour les Frankenberger
mais pour une autre famille juive de Vienne, les Rothschild.
Jeunes années
Adolf Hitler naît le 20 avril 1889 dans l'auberge Gasthof zum Pommer,
Vorstadt Nr. 219, à Braunau am Inn,
une petite ville de Haute Autriche, près de la frontière austro-allemande.
Il est le 4 ème des 6 enfants d'Alois et de Klara.
La plupart des enfants meurent en bas âge ;
seule sa soeur cadette Paula,
morte en 1960, lui survivra.
L'enfance du futur dictateur se passe
sous la stricte discipline d'un père âgé,
fonctionnaire retraité dès 1895.
Le père meurt le 3 janvier 1903,
suivi le 21 décembre 1907 par la mère qui succombe à un cancer du sein.

Élève médiocre à partir de son entrée à la Realschule de Linz (lycée),
Hitler refuse de suivre la voie paternelle.
Devenu orphelin, vivant d’une petite bourse,
il échoue par deux fois à l’examen d’entrée de
l’Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907
et le 8 octobre 1908.
Autodidacte, grand lecteur et admirateur
de la musique de Richard Wagner, tout comme son ami August Kubizek,
il développe un intérêt profond pour l’architecture.
Il enchaîne les petits boulots,
vivant dans une misère constante durant cinq ans.
Plus tard, dans Mein Kampf il écrira :
- "Cinq années pendant lesquelles je dus,
- comme manœuvre d’abord,
- ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance,
- maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique.
- Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m’abandonna jamais,
- la compagne qui partagea tout avec moi.
- Chaque livre que j’achetai eut sa participation ;
- une représentation à l’opéra me valait sa compagnie le jour suivant ;
- c’était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable.
- J’ai appris cependant alors comme jamais avant.
- Hors mon architecture, hors les rares visites à l’Opéra,
- fruit de mes jeûnes, je n’avais d’autre joie
- que des livres toujours plus nombreux."
Adolf Hitler assiste aux séances du Parlement autrichien,
il écrira plus tard son mépris pour la démocratie
et le parlementarisme.
Il étudie les thèses pangermanistes
et observe l’influence de la politique sur les masses.
Au printemps 1913,
pour éviter son enrôlement dans l’armée de l’Empire austro-hongrois,
état multiethnique qu’il exècre,
il s’enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages.
Sa tentative d’échapper à la conscription est remarquée, mais,
après avoir été refusé lors d’un examen médical
à son retour en Autriche:
pour constitution « trop faible »,
il retourne à Munich.
Mon nom Môquet, Guy, j'ai 17 ans.

Mon nom est Môquet, Guy,
je suis né à Paris le 26 avril 1924, j'ai 17 ans.
Prosper Môquet, mon père, est un cheminot, syndicaliste,
député communiste du 17e arrondissement. Son frère, mon oncle Henri,
est concierge au siège du parti. Quant à ma tante, Rosalie, également militante,
elle est bien insérée au coeur du parti communiste.
Je suis au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes.
Pierre-Louis Basse me présente comme un « titi »,
volontiers gouailleur tout en ne dédaignant pas d'écrire des poèmes,
plaisant aux filles et doué dans les disciplines sportives.
Au sprint, mon seul rival est Charles Éboué, fils de Félix Éboué.
Edouard Daldier ayant dissous le Parti communiste en septembre 1939,
mon père a été déchu de son mandat de député en février 1940
et arrêté le 10 octobre de la même année.
L'URSS ayant signé un pacte de non-agression avec les nazis,
les communistes français s'opposent à la guerre
(considérée comme une guerre impérialiste contre les intérêts de la classe ouvrière).
De nombreux militants sont donc arrêtés par le gouvernement français
sous l'accusation de sabotage, démoralisation de l'armée,
bref, pour avoir affaibli les arrières.
La maison ou je suis né, 34 rue Baron, dans le XVIIe arrondissement de Paris
Pour ma part je distribue des tracts, dans ces tracts,
c'est surtout la misère qui est épinglée :
« Des magnats d'industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier,
tous, qu'ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons,
par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière,
ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère.
De l'ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l'employé du quartier de l'Étoile,
en passant par le fonctionnaire des Batignolles, les jeunes, les vieux,
les veuves sont tous d'accord pour lutter contre la misère… ».
Ils réclament également la libération des prisonniers communistes
incarcérés depuis l'automne 1939.
A l'âge de seize ans,
je suis arrêté le 15 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par trois policiers français,
dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939
interdisant la propagande communiste.
Passé à tabac pour que je révèle les noms des amis de son père,
et emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux,
je suis par la suite transféré, malgré mon acquittement,
au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique),
où étaient détenus d'autres militants communistes généralement arrêtés entre
septembre 1939 et octobre 1940. On me met dans la baraque 10,
la baraque des jeunes, où je mes lie d'amitié avec Roger Sémat et Rino Scolari.
Ce dernier, un peu plus âgé que moi.
Le 20 octobre 1941,
Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-Inférieure,
est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes.
Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu,
sélectionne des otages communistes, dont je fais partie,
« pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français »
dix-huit emprisonnés à Nantes, vingt-sept à Châteaubriant
et cinq Nantais emprisonnés à Paris.
Le jour de mon arrestation,
on a saisi sur moi un poème contenait le quatrain suivant :
- « Les traîtres de notre pays
- Ces agents du capitalisme
- Nous les chasserons hors d’ici
- Pour instaurer le socialisme. »

Butte aux fusillés
Deux jours plus tard,
neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant.
Nous sommes vingt-sept otages, répartis en trois groupes, à nous y appuyer,
refusant qu'on nous bande les yeux et criant:
« Vive la France ! »
devant le peloton d'exécution. Je suis le plus jeune,
j'ai un évanouissement mais l'on m'a fusillé dans cet état.
Il est 16 heures, ce 22 octobre 1941
Avant j' avais écrit une lettre à mes parents.
Tout au long de ma détention j'ai écrit des lettres à ma famille proche.
La veille de ma mort, j'ai écrit un billet à une jeune fille de dix-sept ans,
Odette Lecland,
que je surnommait « Épinard » :
-
« Ma petite Odette,
-
Je vais mourir avec mes 26 camarades, nous sommes courageux.
-
Ce que je regrette est de n’avoir pas eu ce que tu m’as promis.
-
Guy »
-
-
-
et une lettre pour ma famille
-
"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,
Je vais mourir !
Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman,
c'est d'être courageuse.
Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur,
c'est que ma mort serve à quelque chose.
Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean.
J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino.
Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées
elles pourront servir à Serge,
qui je l'escompte sera fier de les porter un jour.
A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman,
bien des peines,
je te salue une dernière fois.
Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup.
Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret,
si ce n'est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels.
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes,
c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux en mettre davantage.
Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa,
en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy

L’original est présenté au musée de la Résistance Nationale
de Champigny-sur-Marne :

Dernières pensées :
Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
Pour les nazis,
l'exécution d'otages communistes est préférable
pour convaincre les Français que seuls les juifs
et les communistes sont leurs ennemis.
La sélection d'un otage si jeune est également délibérée,
pour montrer qu'ils seront impitoyables
avec tous les distributeurs de tracts, quel que soit leur âge.
Mais l'exécution d'un otage si jeune a surtout pour
effet de choquer la population française.
Un gendarme a remis le billet à Odette.
Après avoir précisé :
« Guy était amoureux de moi et je ne le savais pas »,
elle déclarera
-
« Là, il faut que j’explique : on était des jeunes militantes
-
-
-
-
mais on n’était pas évoluées comme maintenant.
-
- Guy m’avait dit un jour :
-
- “ est-ce que tu serais d'accord pour me faire un patin ? ”
-
- Et moi qui ne savais pas du tout ce que c'était, j'avais répondu :
-
-
“ Si tu veux. ” »
Arrêtée le 13 août 1941
avec un groupe de dix-sept jeunes dont elle était la seule fille,
elle parvient à s’évader trois ans plus tard.
Actuellement, Madame Odette Nilès,
qui a caché ce petit mot pendant sa détention
et l’a gardé jusqu’à ce jour,
est présidente de l’Amicale de Châteaubriant
Mémorial de Chateaubriand
Odette Lecland,
devenue Odette Nilès dénonce
Interviewée par Libe-Labo en octobre 2007,
elle déclare que la lecture de cette lettre tous azimuts,
c’est
« dévaloriser la valeur de ce qu’était Guy Môquet »
et que celui-ci
« serait fou de voir tout ce que l’on peut faire en se servant de son nom. »
A toi petit père, certainement un des plus jeunes F.F.I
et a tous les jeunes qui ont été dans l'action.
Les Forces françaises de l'intérieur (FFI) est un nom donné en 1944
à l'ensemble des groupements militaires clandestions
qui s'étaient constitués dans la France occupée
(Armée secrète, Organisation de résistance de l'armée,
Francs-tireurs et partisans, etc..)
Prière de Mère Theresa
Prière de Mère Theresa

Seigneur, quand je suis affamé,
Donne-moi quelqu’un
Qui ait besoin de nourriture.
Quand j’ai soif,
Envoie-moi quelqu’un
Qui ait besoin d’eau
Quand j’ai froid,
Envoie-moi quelqu’un
A réchauffer.
Quand je suis blessé,
Donne-moi
Quelqu’un à consoler.

Quand ma croix devient lourde,
Donne-moi la croix
D’un autre à partager.
Quand je suis pauvre,
Conduis-moi à
Quelqu’un dans le besoin.
Quand je n’ai pas de temps,
Donne-moi
Quelqu’un que je puisse aider un instant.
Quand je suis humilié,
Donne-moi
Quelqu’un dont j’aurai à faire l’éloge.

Quand je suis découragé,
Envoie-moi
Quelqu’un à encourager.
Quand j’ai besoin
de la compréhension des autres,
Donne-moi
Quelqu’un qui ait besoin de la mienne.
Quand j’ai besoin
Qu’on prenne soin de moi,
Envoie-moi
Quelqu’un dont j’aurai à prendre soin.
Quand je ne pense qu’à moi,
Tourne mes pensées vers autrui.
Mère Theresa.

Vous pouvez l'envoyer à un ami
Pour avoir la musique faire un clic sur le lien
http://www.ayletmarcharbel.org/priere12.htm
Il y a 10 ans mourrait une sainte femme

MERE THERESA
26 août 1910 à Skopje, 5 septembre 1997 à Calcutta, Inde
“ Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j’appartiens au monde. Pour ce qui est de mon cœur, j’appartiens entièrement au Cœur de Jésus.”
Elle est née Agnès Gonxha Bojaxhiu, faisant partie de l'Empire ottoman, aujourd'hui République de Macédoine.
Cette religieuse est surtout connue pour son action caritative et la fondation d'une congrégation de religieuses, les Missionnaires de la Charité qui l'accompagnèrent et suivirent son exemple. Cela commença avec l'ouverture du "mouroir" de Kalighat (Nirmal Hriday) de Calcutta. D'autres maisons s'ouvrirent ailleurs en Inde et ensuite dans le reste du monde. Perçue comme un modèle de bonté et d'altruisme, son nom était régulièrement évoqué dans la presse indienne et occidentale pendant la deuxième moitié du XXe siècle.
Premières années
Troisième et dernier enfant de la famille Gongea-Boiagiu, chrétiens aroumains émmigrés d'Albanie. Elle perd son père en 1919 à l'âge de 9 ans. Désirant être envoyée en Inde, elle quitte la Macédoine et, en septembre 1928, elle rejoint le couvent de l'ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette en Irlande, où elle est admise comme postulante. Elle y reçoit le nom de sœur Mary-Teresa, se plaçant sous le patronage de Thérèse de Lisieux. Elle arrive en Inde en janvier 1929.
Après deux années de noviciat à Darjeeling, maison de formation des novices de sa communauté, Agnès prononce des vœux temporaires, c'est à partir de cette date qu'elle se fait appeler Sœur Teresa. De 1931 à 1937, elle enseigne la géographie à l'école Sainte-Marie des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Calcutta. Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937 et devient directrice des études à l'école Sainte-Marie en 1944.
Missionnaire de la Charité
Le 10 septembre 1946 est le jour où tout changea dans sa vie : au cours d'un voyage en train de Calcutta à Darjeeling qu'elle rejoignait pour la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu'elle appelle «l'appel dans l'appel»: le désir de servir au nom du Christ les plus pauvres. Elle eut toujours le soutien de l'archevêque de Calcutta, Mgr Ferdinand Perier, qui cependant, étant donné le caractère extraordinaire de cette 'exclaustration' en référa aux autorités romaines. Le Pape Pie XII lui accorda la permission (avril 1948) requise et Mère Teresa put quitter l'ordre des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette pour se consacrer aux pauvres des bidonvilles. Cette même année, Sœur Teresa reçoit la citoyenneté indienne. Le 17 août 1948 elle quitte définitivement son couvent de Calcutta et s'installe dans un bidonville (à Taltola) avec quelques autres religieuses qui l'ont suivie. Rapidement des jeune filles éprises de service évangélique se joignent à elles. Mère Teresa décide alors d'organiser le groupe en lui donnant une ligne de vie religieuse: c'est la fondation de la congrégation des Missionnaires de la Charité, établie officiellement dans le diocèse de Calcutta le 7 octobre 1950. Elle porte désormais le nom de Mère Teresa.

La nuit de la foie
Ses 50 ans de nuit intérieure constituent un trait important de Mère Teresa comme figure spirituelle. Largement commentée dans les milieux chrétiens à l'époque de sa béatification - le pape lui-même avait largement insisté sur cet aspect lors de la cérémonie solennelle, cette épreuve apparaît avec une précision jusque-là inédite avec la publication de « Mother Teresa : Come be my Light » (Mère Teresa : Viens, sois ma lumière), un ouvrage compilant des lettres rédigées au cours des soixante dernières années de sa vie et qu'elle voulait voir détruites pour certaines.
Avec des mots simples, elle parle de sa foi vacillante et des doutes tenaces qui l'habitent. Elle avait ainsi confié en 1979 au pasteur Michael Van Der Peet
« Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas ».
Dans une autre lettre non datée adressée à Jésus, elle avait encore écrit :
« Où est ma foi ? Tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité, mon Dieu, que cette souffrance inconnue est douloureuse, je n'ai pas la foi. »
A la lecture de ces lettres, les tourments permanents de mère Teresa sont révélés dans toute leur ampleur. A part un bref répit, la religieuse vêtue de son sari blanc bordé de bleu a passé les cinquante dernières années de sa vie à douter de l'existence de Dieu.
Un supplice secrètement enfoui en elle et dissimulé derrière ce visage paisible qu'elle affichait en public. Une tranquillité trompeuse :
« Le sourire est un masque »
avait-elle confessé dans un de ses écrits.
En compilant ces lettres et en éditant ce livre, conformément aux engagements de la communauté, le père Brian Kolodiejchuk finit de faire tomber ce masque. Membre de la congrégation des Missionnaires de la charité fondée par mère Teresa, il était proche de cette dernière. Il a d'ailleurs activement oeuvré pour sa béatification.
« Je n'ai jamais lu la vie d'un saint où le saint vivait dans une obscurité spirituelle si intense. Personne ne savait qu'elle était aussi tourmentée »,
a-t-il confié au magazine Time avant d'ajouter :
« Cela va donner une nouvelle dimension à la perception que les gens avaient d'elle. »
La publication de ces lettres pourrait-elle empêcher une éventuelle canonisation de mère Teresa ? En fait non. D'abord, parce que ces lettres étaient déjà connues au moment du procès de béatification. Et puis, douter et chercher Dieu, n'est-ce pas justement le parcours dévolu à un saint ?

Développement de l'oeuvre
Elle perd sa mère Drana en 1972, suivie de sa sœur Aga en 1974. En 1963 elle fonde, avec le jésuite Travers-Ball la branche masculine de la congrégation: les Frères Missionnaires de la charité. Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix qu'elle accepte
«au nom des pauvres»
Dans son discours, elle présente l'IVG comme le
«principal danger menaçant la paix mondiale».
En 1984, elle fonde les « pères missionnaires de la Charité » avec le père Joseph Langford. Le 11 décembre de la même année, elle vient assister les victimes de la catastrophe de Bhopal, quelques jours après le désastre.
En 1985, elle ouvre à New York sa première maison pour l'accueil des malades du sida.
Elle est hospitalisée à deux reprises en 1988 et 1989 pour troubles cardiaques et on lui pose un stimulateur cardiaque. Le pape Jean-Paul II lui demande de prendre soin de sa santé.
En 1990, elle est réélue comme supérieure générale des Missionnaires de la Charité pour un troisième mandat, bien qu'elle ait exprimé le désir de se retirer. Comme cela était contraire aux statuts de la congrégation, une permission spéciale du Saint-Siège fut nécessaire.
En Albanie, En 1990, elle dépose une couronne de fleurs sur la tombe de l'ancien dirigeant stalinien Enver Hodja, fondateur de l'un des régimes les plus répressifs d'Europe, ce qui entraînera une polémique.
En 1991, elle invite George Bush et Saddam Hussein à épargner les « innocents » lors de la guerre du Golfe.
En 1995, elle appelle à voter non au référendum irlandais pour l'abrogation de l'interdiction du divorce.
En 1996, elle approuve pourtant le divorce de son amie Lady Diana du Prince Charles, dans un entretien au magazine américain, Ladies Home Journal, en avril 1996.
Elle est hospitalisée en avril 1996 suite à une fracture de la clavicule. Puis de nouveau en août à cause de crises de malaria. Elle reprend toujours son travail dans les bidonvilles aussitôt sortie.
Au chapitre général de la congrégation qui se réunit en mars 1997, la Sœur Mary Nìrmala Joshi (64 ans) est élue pour lui succéder comme supérieure générale. Le 5 septembre 1997, Mère Teresa s'éteint à 87 ans. A ce moment, près de 4 000 sœurs des Missionnaires de la Charité sont réparties en 610 communautés dans 123 pays.

Miracle
L'Église catholique reconnaît un miracle à Mère Teresa : la guérison, en 1998, d'une Indienne, Monika Besra, atteinte d'une tumeur à l'estomac. Toutefois, d'après Pierre Prakash, dans Libération du 20 octobre 2003, Monica Besra aurait été malade non d'un cancer, mais d'une tuberculose, et a suivi un traitement pendant neuf mois. Il cite le gynécologue Ranjan Mustafi, qui l'a examiné en mai 1998 à l’hôpital de Balurghat, affirmant que c'est
« un problème médical qui a été soigné par la science, rien de plus »
et l'ancien ministre de la Santé de l'État du Bengale, Partho De, disant
« Monika Besra [avait] été débarrassée de sa tumeur grâce à des médicaments très puissants ».
Comme celui de Thérèse de Lisieux, le journal de Mère Teresa laisse transparaître des moments de doute.
Honneurs
En 1962, Mère Teresa reçoit la plus haute distinction civile indienne, la Médaille Padma Shri, l'ordre du Lotus, et le prix Magsaysay des Philippines qui consacrent la reconnaissance dont elle bénéficie en Asie, alors qu'elle demeure encore relativement inconnue en Europe.
En 1970, Mère Teresa reçoit plusieurs prix internationaux :
le Good Samaritan Award aux États-Unis,
le Prix Jean XXIII de la Paix en Italie
et
le Templeton Award en Angleterre.
En 1979 : prix Nobel de la paix
En 1981, elle reçoit la légion d'honneur haïtienne des mains du dictateur, Jean-Claude Duvalier.
En 1997, elle est nommée citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique
Le 19 octobre 2003, le pape Jean-Paul II béatifie Mère Teresa. Elle devient ainsi la 1315e personne à être déclarée bienheureuse par Jean-Paul II en 25 ans de pontificat.
Points de vue critiques
Cependant, certains, tels Christopher Hitchens dans sa biographie critique The Missionary Position, ou Aroup Chatterjee dans son livre Mother Teresa : The Final Verdict, critiquent ses actes et déclarations publiques :
sa position sur l'avortement, la trop grande simplicité des pratiques médicales de son ordre, ses liens avec des dictateurs tel le haïtien Jean-Claude Duvalier, ou les fleurs qu'elle déposa sur la tombe du dirigeant communiste d'Albanie Enver Hoxha et la provenance de ses fonds caritatifs : elle témoigna en faveur de Charles H. Keating, lors de son procès pour avoir escroqué le réseau des Caisses d'épargne des États-Unis pour une somme totale de 325 millions de dollars. Il lui avait fait don de 1 250 000 dollars.
Source principale Wikipédia

La Belle époque
Harmony n'est pas en harmonie avec son siècle,
elle aurait aimé vivre au XVIIIème siècle
ou à la Belle époque.
Aujourd'hui je vais évoquer
La

est une expression née après la Première Guerre mondiale pour évoquer la période antérieure (1890-1914) Dans cette désignation, il y a une part de réalité (expansion, insouciance, foi dans le progrès...) et une nostalgie. La réalité a en fait été enjolivée à cause du traumatisme de la Première Guerre mondiale.

Les gens de cette époque sont très optimistes et insouciants quant à l'avenir, grâce aux progrès technologiques extraordinaires. Le positivisme (Foi en la science) et le scientisme (La science explique tout) font leurs apparitions.
La Belle Époque se fait ressentir essentiellement sur les boulevards des capitales européennes, dans les cafés et les cabarets, dans les ateliers et les galeries d'arts, dans les salles de concert et salons - fréquentés par une bourgeoisie moyenne qui profite des progrès économiques.
L'accès à la culture et aux loisirs se démocratise, aidé par les lois Jules Ferry de 1882, bien que la bourgeoisie conserve encore des lieux sociaux qui lui sont propres. Des lois sociales contribuent à améliorer les conditions de vie des ouvriers, qui restent néanmoins difficiles.


C'est la grande époque des bains de mer.

La France de la Belle Epoque est aussi l'un des plus grands empire coloniaux de l'époque.
Cet empire est exposé lors des Expositions Universelles.
La colonisation était à l'époque perçue comme positive, et il existait peu de voix pour la critiquer.
Ce constat positif sur la belle époque doit cependant être nuancé puisque l'on observe en France un « retard » économique indéniable dû à des problèmes d'ordre démographiques (peu de naissances), structurels (une majorité de très petites entreprises, très peu de salariés et un artisanat très attaché à la tradition qui ralentissent la production), malgré de nombreux investissements à l'étranger (emprunts russes), et dans le domaine de l'agriculture (main d'œuvre agricole trop nombreuse et crises).
Durant ces années, on voit apparaitre une succession d'inventions qui vont modifier profondément le mode de vie de l'être humain.
La photographie débutante va engendrer le cinéma, le vélocipède se mue en bicyclette, la réalisation de moteurs plus petits et légers permet la mise au point des motocyclettes, des automobiles, des avions. Des progrès immenses sont aussi accomplis dans la chimie, l'électronique et la sidérurgie. Le développement de la médecine et de l'hygiène permettent de faire baisser la mortalité des nourrissons et d'augmenter l'espérance de vie. La France s'équipe de plus en plus de l'électricité. En 1895, la projection du premier film de l'histoire à Paris marque le succès qu'attend la cinématographie.
Les hommes de l'époque voient un espoir sur le développement dans la technologie, pour eux elle était capable de tout, même de l'impossible un siècle auparavant.
Le XIXème siècle a été le grand siècle du progrès.
Pour fêter les prodiges des arts, des sciences, de l'industrie et de l'agriculture, la France invita toutes les nations à participer à l'Exposition universelle qu'elle organisait à Paris. Toutes répondirent à cette invitation; elles tenaient à comparer les progrès de leur industrie avec ceux des autres nations.
L'Exposition de 1900 fut une merveille.

La grande roue qui fut construite pour l'exposition de 1900
Le Champ-de-Mars avait son château d'eau et ses fontaines lumineuses qui, le soir, transformaient cette partie de l'Exposition en une véritable féerie, les quais de la rive gauche de la Seine étaient occupés par les palais des nations, chacun dans son architecture nationale.»

C'est aussi à cette époque que sont apparus ou développés trois courants picturaux majeurs
le fauvisme, qui dépeint des scènes de la vie quotidienne en les rendant accueillantes au moyen de couleurs vives et chaudes, et d'une perspective simplifiée, dont le représentant le plus connu est Matisse ; le cubisme, la première œuvre considérée comme cubiste étant "les Demoiselles d'Avignon", de Picasso; et l'impressionnisme, un courant apparu déjà depuis la seconde moitié du XIXème siècle. L'impressionnisme sortait même du cadre pictural : on parle ainsi de musique impressionniste.
L'Art nouveau se développait.
La musique (Debussy, Fauré, Ravel, Satie), la littérature (Anatole France, G.Appollinaire, Marcel Proust), et l'art romantique tardif (Victor Hugo étaient quant à eux à leur apogée.
Cette période insouciante prend fin avec la Première Guerre mondiale.
Les merveilleuses inventions des années 1890-1900 perdent un peu de leur magie quand elles sont utilisées pour tuer.
Certains historiens avancent néanmoins une autre date pours la fin de la Belle Époque :
le naufrage du Titanic en 1912 laissa un traumatisme de confiance envers la technologie, les hommes de l'époque virent à quel point la technologie ne pouvaient rien contre la force de la Nature, malgré les progrès énormes de la science.

LA MODE FEMININE

De façon générale, la jupe a perdu de l'ampleur de façon assez régulière, des années 1870 à 1910, tandis que le haut du corps, après avoir commencé à s'élargir pour "compenser" (manches gigot des années 1895), s'est mis lui aussi à s'amincir. A quelques exceptions près, la silhouette n'a cessé de perdre de l'ampleur et de la superbe, avant d'aboutir aux vêtements basiques et utilitaires du XXe siècle.
Passage de la tournure des années 1870-1900, à une jupe de beaucoup moins d'ampleur portée sur de simples jupons.
Evolution de la silhouette : grâce au nouveau corset "droit devant" élaboré par Inès Gaches-Sarraute, les hanches et fesses sont projetées en arrière, les reins très cambrés, tandis que la poitrine pigeonne. De profil, la femme a donc une silhouette dite "en S".
Nouvelles tenues féminines conçues exclusivement pour le sport : la bicyclette, la natation, le corset permettant l'équitation ou le golf... Amelia Bloom, une Anglaise, a inventé au milieu du XIXème siècle des culottes bouffantes qui vont porter son nom,

les bloomers
Décriées comme inconvenantes et pratiquement pas portées à leur invention, celles-ci vont trouver leur usage à partir des années 1890-1900, dans la pratique de la bicyclette - même si certains les critiquent encore, pensant que seule la jupe longue puisse convenir à une femme, elles seront communément utilisées, mais pour cette seule activité, inaugurant ainsi, avec les tenues de bain, les vêtements spécifiques à un sport dont nous sommes familiers aujourd'hui. Les bloomers disparaissent dans les années 1910-1920.

Les dessous de la Belle Epoque
mettent à l'honneur la dentelle, les rubans, et représentent un peu l'âge d'or du frou-frou...
La femme revêt, dans l'ordre :
une longue chemise (en coton, en batiste...),
par-dessus laquelle elle lace son corset (qui n'est jamais placé à même la peau, ce qui le salirait trop vite et obligerait à des lavages et un rachat trop fréquents).
Puis elle met, souvent, un cache-corset brodé (qui tend à disparaître au début du XX siècle cependant),
des pantalons au bas de dentelles,
une tournure (descendante de la crinoline),
un ou des jupons et enfin sa robe.
1901 voit la création du tout nouveau corset
"droit devant"
Les accessoires

à l'époque, il était encore très mal vu de sortir tête nue ou en cheveux,
chose que seules les femmes du peuple faisaient ; les femmes aisées et mêmes les plus simples bourgeoises ne se montraient jamais dans la rue sans porter de chapeau, accessoire essentiel. La Belle Époque a donné lieu aux constructions chapelières les plus extraordinaires, chargées de plumes, de faux fruits et de fleurs, rappelant dans un autre genre les extravagantes constructions capillaires des femmes de la cour au milieu
du XVIII ème siècle. De façon intéressante, c'est vers 1910, lorsque la silhouette générale se simplifie et s'amincit, que les chapeaux deviennent les plus larges et imposants.
La plupart des femmes portaient des gants de chevreau ou d'agneau, lavables ; il en existait aussi en daim, et pour le soir, en soie rebrodée. Tous étaient extrêmement étroits, moulant la main jusqu'au poignet, voire jusqu'à l'avant-bras.
Chaussures : la chaussure féminine la plus répandue est la bottine de cuir, fermées par de petits boutons
Ombrelles : en dehors des plus utilitaires parapluies, les ombrelles destinées à protéger le teint du soleil étaient portées tout au long de l'année. Ajourées, couvertes de dentelles, au manche de bois ou d'ivoire sculpté, elles ajoutaient beaucoup à l'élégance et la délicatesse de l'ensemble.
Bijoux : l'Art nouveau a produit des bijoux extraordinaires, superbes ; les artistes n'hésitaient pas à se faire designers à l'occasion, comme le célèbre Mucha, qui a créé de nombreux bijoux.

Collier : Mucha
Les Cafés-Concerts: Des Lieux de Plaisir
Dans une période ou le plaisir régnait, le café-concert était son palais. Jusqu'à la Belle Epoque il n'existait point d'endroit ou les différentes classes sociales soient mêlées pour s'amuser. C'étaient les riches avec les riches, et les ouvriers avec les ouvriers. Pourtant, avec la création du café-concert, les barrières entre les classes ont été enlevées temporairement. Grâce à leur prix bon marché il était possible pour une aristocrate et un ouvrier de se trouver à la même table. C'était dans ces lieux de plaisir que tout le monde a découvert "l'autre" dont les goûts étaient les mêmes
Les deux cafés-concerts les plus connus étaient
Le Chat Noir

Au Chat Noir, Salis, le propriétaire transmettait l'illusion théâtrale au public. Pourtant, il y avait plus de spontanéité et d'interaction entre le public et le spectacle. Pendant que tout le monde, les clients et les artistes, s'amusaient dans le cabaret, ils y créaient une atmosphère de contre bourgeoisie ou les plaisanterie visaient la société, les politiciens, les riches et le demi-monde.
Les Folies-Bergère

Aux Folies-Bergere, le prix de l'entrée, deux francs, était un peu élevé pour un café- concert, mais ce qu'on trouvait à l'intérieur a contribué à attirer les gens de toute sorte. AuxFolies- Bergere, on a remarqué qu'on jouissait "d'une espèce de liberté et de franchise à l'ameericaine". Ici, on gardait son chapeau sur la tête et on n'avait pas besoin de s'habiller céremonieusement.

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