Envie de vous parler d'Histoire, de la Grande comme de la petite
La maison Louis XIV à Saint Jean de Luz

LA MAISON LOUIS XIV
 
 
Pourquoi
 
LOHOBIAGUE-ENEA
 
est-elle ainsi "rebaptisée"? 
 
C'est ainsi à Saint-Jean
que l'on nomme une maison noble basque.
 
Le mot d'Harmony
 
"Quelques mots sur Saint-Jean, que j'affectionne son port,
agréable petite ville, ou tout est occasion pour faire la fête :
 sardinade, fête du thon....
Ville ou ma "nana" s'est mariée, dans la magnifique église
qui vit les épousailles du roi Louis XIV
avec l'Infante d'Espagne et dont il fit
 boucher la porte pour que plus personne n'y passe." 
 
 
 
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Plaque apposé sur la porte d'entrée de l'église,
 porte que le roi fit murée. 
 
 
 
 
 
Saint-Jean-de-Luz ou en basque :
 
 Donibane-Lohitzun
 
 
 
 
"Il y a une époque capitale dans l'histoire de  Saint-Jean-de-Luz :
 ce sont les vingt années qui, de 1640 à 1660
s'écoulèrent jusqu'à l'épilogue du traité des Pyrénées".
 
Avant le traité entre la France et l'Espagne,
 le pays était un terrain de manoeuvres d'escarmouches,
de combats entre les deux pays.
 
 
 
 
 
LOHOBIAGUE-ENEA
 
 
 
Construite en 1643 par un riche armateur, Johannis de Lohobiague,
 elle devait y acceuillir en 1660 et pendant un mois,
 le jeune roi Louis XIV, venu signer le Traité des Pyrénées
et épouser le 9 juin en l'Eglise de la ville, 
l'Infante Marie-Thérèse d'Espagne
 
 
Le mariage de Louis XIV, eau-forte du XVIIe siècle,
 tirée sur les cuivres de Chalcographie
 
 
 
Cette belle demeure toujours habitée
par les descendants des Lohobiague est,
 grâce à son mobilier ancien, très évocatrice de la vie
d'un grand armateur du XVIIe siècle.
 
Son architecture extérieure est élégante,
dans le style classique de l'époque, où l'hamonie réside
dans une symétrie bien proportionnée.
 
 
 
 
Ce que je préfère, ce sont les tourelles d'angle
 couronnées de toits aigus en bâtière,
 elles reposent sur des trompes en éventail
 absolument remarquables,
qui sont un chef-d'oeuvre de stéréotomie,
 c'est-à-dire de science et d'art de tailler la pierre.
A part cela, l'architecture est simple,
 typiquement basque avec quatre murs parallèles
 de plus de soxante centimètres d'épaisseur
et pour supporter les planchers,
de grosses poutres établies entre ces murs.
 
On ne visite que l'étage noble (le second étage)
 où réside le maître de maison
et qui comprend les pièces de réception.
C'est là que vécut Louis XIV pendant son séjour,
et le cadre soigneusement conservé est resté le même.
 
La ville était prospère grâce à la pêche
et et au commerce avant tout.
Elle était belle aussi et il lui reste encore
 un charme particulier et quelques vieilles demeures
de cette première partie du XVIIé siècle,
qui font toujours mon régal.
 
 
 
   
 Visite de la maison
 
L'entrée se fait par une vaste porte cochère centrale,
sur la façade Louis XIII.
La grande porte en chêne s'orne de moulures classiques
et d'une belle coquille sur chaque vantail
qui la date avec précision.
Le seuil passé on est saisi par l'allure majestueuse
du grand escalier en bois de chataignier,
 simplicité et élégance sont le fruit du travail
d'excellents charpentiers de la marine de l'époque.
Les barreaux des rampes sont typiquement basques
 par leur façon en bois tourné,
faits à la main, il n'y en a pas deux semblables.
  
 
 
Le premier étage
 
 
 n'est qu'une sorte d'entresol servant à loger les enfants du maître,
 les jeunes ménages de la famille,
les parents célibataires, de vieux oncles et de vieilles tantes...
 
 
  
 
Second étage
 
La chambre qu'occupa Louis XIV
 
  
 
Une superbe grille en fer forgé donne accès à une passerelle,
 unique en son genre.
 La grille franchie, on admire la disposition des lieux
ou tout est conçu pour la réception et l'acceuil de grand style.
En face de la passerelle, se trouve
une grande porte-fenêtre donnant accès au balcon
 avec sa magnifique balustrade en fer forgé.
C'est d'ici que le Roi, après son mariage à l'église,
vint saluer la foule qui, sur la place,
l'acclamait ainsi que la Reine.
Il jeta de ce balcon les pièces en or
frappées spécialement pour la circonstance,
avec sur une face l'effigie des époux royaux, et,
de l'autre, l'inscription Non loetior alter,
avec la ville de Saint-Jean-de-Luz représenté sous une pluie d'or.
 
 
 
 
 
La salle à manger
 
 
 
 
 
La cuisine
 
 
 
Service en vermeil offert par Louis XIV
 à Madame de Lohobiague
 

  

Église Saint-Jean-Baptiste
Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques)

 

    Tellement massive et imposante,

     l'église Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz

    ne passe pas inaperçue...

    Elle est considérée comme la plus grande

     et la plus célèbre des églises basques :

    son architecture sobre et austère, ses murs épais,

    et son clocher carré, surmonté d'un clocheton octogonal,

    forment un bel ensemble.

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    A l'emplacement d'une première église incendiée en 1419,

    l'église fut construite en plusieurs étapes.

    La plupart des transformations eurent lieu au XVIIe siècle :

    création de chapelles latérales, élargissement du choeur,

     ouverture du grand portail et enfin surélévation du clocher.

    Suite à la signature du traité des Pyrénées,

    qui mettait fin à la guerre entre les puissances françaises

     et espagnole, c'est dans cette église qu'eut lieu,

     le 9 juin 1660, la cérémonie du mariage

    de Louis XIV avec la fille du roi d'Espagne,

     l'infante Marie-Thérése d'Autriche.

     La porte par laquelle était sorti le couple royal

    fut par la suite obturée

    et l'entrée principale se trouve sur le côté de l'église

    dans les rues piétonnes.

    A l'intérieur, l'église est très ornée.

    La piéce maîtresse est sans aucun doute

    son l'impressionnant retable,

    comprenant 20 statues en bois doré, et datant de 1670,

    oeuvre du sculpteur Martin de Bidache.

     

 
 
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Superbe rétable, à droite se trouve la statue de la Vierge Marie
au pied de laquelle ma fille a déposé des lys blanc le jour de son mariage.
 
 
 
 
 
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 Détails de la très riche décoration intérieure
Plafonds, piliers... tout les éléments sont sculptés et peints.
 
 
 
 
 
 
 
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L'orgue

 

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    Les archives municipales indiquent

     qu'un orgue était en fonction au début du XVIIe siècle.

    En 1636, les communes de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz

    furent occupées, incendiées, détruites

    par les troupes espagnoles :

    il semble que l'orgue ait fait les frais

    de cette violence et soit resté plusieurs années à l'abandon.

    Pour l'occasion du mariage du roi Louis XIV,

    il fallut remettre l'instrument en état au plus vite.

     Un contrat fut signé, le 28 avril 1659, avec Gérard Brunel,

    organier originaire de Rodez,

    qui s'engagea à reconstruire l'instrument

     dans son ancien meuble,

    un buffet en un seul corps datant vraisemblablement

     de la Renaissance.

     Brunel reconstruisit un petit orgue comprenant

     deux claviers, un pédalier et treize jeux.

    L'église était alors en pleins travaux d'agrandissement.

     Lors du démontage des vieilles galeries, en 1672,

    l'orgue disparut de l'église; peut-être fut-il vendu?

     Il ne fut remplacé qu'en 1711.

    Pour loger le nouvel instrument,

    il fut édifié un buffet réutilisant des éléments plus anciens.

    Au cours des siècles, ce beau buffet sculpté,

     aujourd'hui classé

    « Monument Historique »,

    c'est un des principaux orgues du département.

     

 
 
 
 
posté par HARMONY, le 27/04/2009 à 14:23 | dans: XVII ème siècle
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La cérémonie du Sacre de Louis XIV

Sacre des rois de France

  Le Sacre de Louis XIV

 Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638

Versailles, 1er septembre 1715

 

7 juin 1654 

(le roi a 16 ans) 

 Le dimanche 7 juin, à l'aube,

prélats et chanoines s'installent dans le choeur

de la cathédrale de Reims.

Le grand édifice est tendu de tapisseries de la couronne,

le pavé recouvert de tapis de Turquie. 

 Sur l'autel reposent les châsses de saint Remi et de saint Louis.

 A l'intention du Roi sont un prie-Dieu

et un fauteuil dans le choeur, un trône au sommet du jubé.

 Vers les cinq heures et demie, l'évêque de Soissons

 envoie les évêques-comtes de Beauvais

et de Châlons quérir Sa Majesté.

 Précédé par ses musiciens de blanc vêtus

et par les gentilhommes au bec-de-corbin,

escorté des cent-Suisses,

entouré des dignitaires de la Couronne et de la Cour,

le Roi, tout receuilli, est conduit jusqu'au choeur.

Après le Veni Creator, prélats et chanoines

vont au portail accueillir la sainte ampoule,

  "ce précieux trésor envoyé du ciel au grand saint Remi

 pour le sacre de Clovis",

 apportée par le prieur de Saint-Denis.

 Une fois l'huile sainte déposée sur l'autel,

l'officiant invite le monarque à prononcer les serments du sacre.

  Par la promesse canonique, Louis,

comme ses prédécesseurs,

s'engage à conserver aux gens d'Eglise leurs libertés et immunités.

 C'est ensuite le solennel

"serment du royaume".

Le Roi le dit à haute voix, main sur l'Evangile. 

 Il jure devant le ciel d'accorder à ses peuples paix,

 justice et miséricorde ; en d'autres termes,

 de régler les lois françaises sur les commandements de Dieu

 et le droit naturel. ...

 

Les vieilles cérémonies rituelles qui suivent

 sont ponctuées de prières.

  Tour à tour le comte de Vivonne,

 premier gentilhomme, enlève au Roi sa robe d'argent,

 le duc de Joyeuse, grand chambellan,

lui chausse les bottines de velours, Monsieur duc d'Anjou,

 lui met les éperons d'or ; puis l'officiant bénit l'épée royale,

qui est censée être celle de Charlemagne.

L'évêque de Soissons prend le saint chrême

 et pratique sept onctions, tandis que le clergé récite :  

"Que le Roi réprime les orgueilleux,

qu'il soit un modèle pour les riches et les puissants,

qu'il soit bon envers les humbles et charitable envers les pauvres,

qu'il soit juste à l'égard de tous ses sujets

 et qu'il travaille à la paix entre les nations."  

 Car le droit divin a pour contrepartie

une longue suite de devoirs.

 Maintenant le grand chambellan

revêt Sa Majesté de la tunique et de la dalmatique,

 et recouvre ses épaules

d'un manteau violet semé de fleurs de lis.

 Le Roi reçoit alors une nouvelle onction à chaque main.

Le prélat lui remet tour à tour l'anneau,

le sceptre, la main de justice

et la couronne de Charlemagne.

Précédé des pairs du royaume,

Louis monte enfin l'escalier du jubé.

(sur cette peinture le roi est très jeune, mais représenté en habit de sacre,

il devient roi le 14 mai 1643, alors qu'il n'est âgé que de 5 ans)

 Installé sur son trône, à la vue du peuple, 

 il reçoit l'hommage de chaque pair.

 Alors M. De Soissons dit très haut :

Vivat rex in aeternum.

 Aussitôt les portes sont ouvertes.

La foule du dehors et celle du dedans crient   :

"Vive le Roi !"  

 Un étonnant tintamarre va crescendo,

fait de cris spontanés, de musique militaire, 

 de coups de canon et des arquebusades mêlées

de la milice bourgeoise et des gardes françaises.

Cet intermède bon enfant achevé,

la cérémonie se poursuit avec un Te Deum,

puis la célébration de la messe.

 Celle-ci terminée, le Roi descend de son trône,

récite le Confiteor, 

 reçoit l'absolution et communie sous les deux espèces.

 L'action de grâces de Sa Majesté achevée,

 l'officiant débarasse Louis de la couronne de Charlemagne, 

 lui en remet une plus légère,

 et l'accompagne jusqu'à la salle du banquet

 "au milieu des acclamations

et des cris de joie de tous les peuples, criant : 

  Vive le Roi".  

 

 Les Otages de la Sainte Ampoule.  

C'est ainsi que l'on nomme

 les quatre seigneurs chargés d'escorter

 la Sainte Ampoule de l'abbaye Saint-Rémi

jusqu'à la cathédrale de Reims

pour la cérémonie du sacre du Roi de France.

Ces seigneurs avaient pour rôle de défendre

la précieuse fiole jusqu'à la mort,

 d'où leur titre d'otages de la Sainte Ampoule.

L'origine du Saint Chrême contenu

dans une fiole de cristal appelée

 "Sainte Ampoule"

remonte au IVe siècle quand Clovis fut baptisé

 et couronné roi des Francs :

 la légende raconte qu'une colombe descendit du ciel

 pour apporter la fiole contenant l'huile sainte

 qui servit à saint Rémi pour oindre Clovis.

C'est pourquoi la Sainte Ampoule était incrustée

 dans un reliquaire d'or en forme de colombe.

La Sainte Ampoule était conservée dans l'abbaye Saint-Rémi

et était amenée dans la cathédrale seulement

le jour du sacre du roi de France.

Selon le cérémonial habituel,

les otages entraient à cheval dans la cathédrale,

 entourant l'abbé de Saint-Rémi,

 allant en lente procession du portail principal

jusqu'à l'autel où l'abbé remettait la Sainte Ampoule

 à l'archevêque.

C'est à ce moment que prenait fin la mission des otages qui,

descendus de cheval, rejoignaient leurs compagnons dans la nef.

cette peinture de Louis XIV en habit de sacre,

est plus vraisemblable compte tenu de la physionomie

 que pouvait avoir un jeune roi de 16 ans.

 

 

 

 

 

 

posté par HARMONY, le 25/04/2009 à 10:02 | dans: XVII ème siècle
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Le TAJ MAHAL : ou un Hymne à l'Amour
LE TAJ MAHAL
 
 
"PERLE BLANCHE" DE L' INDE
 
 
 

 
 
 
ET HYMNE A L' AMOUR 
  
 
 Le Taj Mahal, littéralement "Palais de la couronne",
 
 est situé à Agra, au nord de l'Inde, 
sur la rive sud du fleuve Yamuna.
 Il se trouve à 200 km au sud de New Dehli, la capitale.
 En 1996, le monument fut classé comme l'un
des sites les plus menacés du monde
 par le Fond Mondial des monuments,
 en raison des dommages subis par la pollution environnante. 
 
 Le Taj Mahal,
 joyau le plus parfait de l'art musulman en Inde
est l'un des chefs-d'oeuvre universellement admiré
et inscrit au patrimoine de  l'UNESCO, depuis 1963.
 
 Le Taj Mahal, en hindi ताज महल
 
 
est un mausolée construit par l'empereur moghol Shâh Jahân
en mémoire de son épouse favorite, Arjumand Bânu Begam,
 aussi connue sous le nom de Mumtaz Mahal,
 qui signifie en persan « la lumière du palais ».
 Elle meurt le 17 juin 1631, à l'âge de 38 ans
 en donnant naissance à leur quatorzième enfant
 alors qu'elle allait à la campagne.
Elle trouve une première sépulture sur place
 dans le jardin Zainabad à Burhampur.
 
 
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Anectode
 
Le chagrin de l'Empereur fut si grand
que ses cheveux devinrent blancs en une nuit.
 Par amour pour cette femme il fit mener à bien un projet insensé,
 lui offrir le plus beau mausolée du monde.
 
 
 
 
Entrée
  

Polémique sur les dates

La construction commence en 1632. 

Il existe cependant une polémique

 sur la date exacte de la fin des travaux.

 Le chroniqueur officiel de Shah Jahan,

Abdul Hamid Lahori indique que 

le Taj Mahal est achevé fin 1643 ou début 1644.

Mais à l'entrée principale une inscription indique

que la construction s'est achevée en 1648.

 L'État de l'Uttar Pradesh, a célèbré officiellement

le 350e anniversaire de l'édifice en 2004

 et affirme que les travaux se sont achevés en 1654.

 

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Construction 
 
 

 

Vue sur le mausolée, la mosquée et les jardins

Le Taj Mahal est construit en utilisant des matériaux

provenant de diverses régions de l'Inde et du reste de l'Asie.

 Parmi les 20 000 personnes qui travaillent sur le chantier,

on trouve des maîtres artisans venant d'Europe et d'Asie centrale.

 L'architecte principal est Usad Ahmad de Lahore.

 Plus de 1 000 éléphants sont employés pour transporter

 les matériaux de construction durant l'édification. 

Le marbre blanc est extrait du Rajasthan,

le jaspe vient du Panjâb la turquoise et la malachite du Tibet,

 les saphirs et le lapis-lazuli du Sri Lanka,  

le corail de la mer Rouge, la cornaline de Perse et du Yémen,

 l'onyx du Deccan et de Perse,

les grenats du Gange et du Boundelkhand,

 l'agate du Yémen et de Jaisalmer,

  le cristal de roche de l'Himalaya.

 

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De près le détail des ciselures du marbre,

 les incrustations de pierres semi-précieuses polychromes

 en motifs floraux ou en calligraphie reprenant

 des versets du Coran impressionnent le visiteur.

 La légende veut que,

 sous la conduite d'un chef-architecte iranien

 aidé de confrères européens,

des milliers d'ouvriers venus de tout l'empire moghol

 participérent à la construction

et certains furent finalement (parait-il) amputés des mains

ou des pouces pour que

 la perfection atteinte ne puisse être reproduite.

 En tout, 28 types de pierres précieuses et semi-précieuses

ont été utilisés pour composer des motifs de marqueterie

 dans le marbre blanc à motif ryer.

Le dôme central du tombeau est entouré

par quatre minarets identiques, 

qui s'inclinent vers l'extérieur de telle sorte

qu'en cas de tremblement de terre,

 ils s'écroulent dans la direction opposée au tombeau.

 

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La Mosquée

 

  

 A la gauche du monument se trouve une mosquée, 

faite de grès rouge,

 qui a été construite afin de sanctifier l'endroit 

et fournir un lieu de culte aux pèlerins.

 Du côté droit,

 se trouve une réplique symétrique exacte de la mosquée, 

connue sous le nom de jawab (« réponse »), 

 destinée à maintenir la symétrie architecturale

mais qui n'est pas employée comme mosquée

 car elle n'est pas orientée vers La Mecque.

 Enfin, à l'avant du monument se trouvait le charbâgh

 (« quatre jardins »)

traditionnel persan plantés d'arbres

où poussent des fleurs en abondance.

 Le vice-roi britannique Lord Curzon

a remplacé ce jardin par des pelouses typiquement britanniques.

 

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Détails "techniques"

Le mausolée s'élève sur une plate-forme en grès rose et en marbre,

large d'une centaine de mètres. 

Construit sur un plan octogonal,

comportant quatre façades plus étroites,

 il donne ainsi l'impression d'une construction carrée

dont les angles auraient été coupé.

La hauteur des façades est de 32,5 m.

 La coupole dont le sommet atteint 56 mètres de haut

se rattache au type de coupoles créées  antérieurement

au Turkestan à Boukhara et Samarkande.

 

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A l'extérieur
 
 
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  les bas-reliefs sculptés dans le marbre,
sont d'une élégance parfaite.
 
 
  
 
 L'ensemble des murs est recouvert de plaques de marbre,
 dans lesquelles ont été incrustés des motifs décoratifs
en pierres semi-précieuses (technique de la pietra-dura)
représentant des fleurs, des rinceaux et des versets du Coran. 
 
 
 
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Agra
    

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Fort rouge d'Agra,

forteresse qui compte parmi les plus grandes du monde.

 Elle est entourée d'une double enceinte longue de près de 2,5 km.

Le mur extérieur, haut de 12 m

est séparé par un fossé profond de 11 m et large de 21 m.

 A l'origine près de 500 ouvrages de défense

complétaient ces fortifications.

Agra est l'une des principales villes

( 1 million d'habitants) de l'état d'Uttar Pradesh,

situé à 200 Km de Delhi.

 L'actuel Agra fut fondée sous l'ère moghole

en 1566 par Akbar dont il fit sa capitale.  

Sous le règne de son petit-fils Shahjahan (XVIIème siècle), 

La splendeur de la ville atteint son apogée. 

Aurangzeb transféra la capitale à Delhi.

La  ville fut conquise en 1761 par les Jats

et en 1779 par les Marathes.

En 1803 elle fut occupée par les Anglais.

 

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LE TAJ MAHAL : 

MATERIALISATION DE L' AMOUR 

 

est l'une des plus belles constructions humaines

jamais réalisées et admirées comme 

"la vision matérielle de l'amour"

"le rêve de marbre" 

"le noble tribut à la grâce de la féminité indiennne" 

"la resplendissante et immortelle larme versée sur la joue du temps"

 

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L'AMOUR

a inspiré cette oeuvre et l'Amour est une valeur universelle

 à la différence de la religion.

 

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  Cénothaphes de Shah Jahan et de Mumtaz Mahal  

Pour vous messieurs, permettez moi cette petite note d'humour : 

Si vous n'arrivez pas à lire, il est écrit :

"Pensez qu'aujourd'hui les hommes s'en tirent

 en offrant à leur femme des fleurs et des chocolats." 

 

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posté par HARMONY, le 8/01/2008 à 13:24 | dans: XVII ème siècle
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Louis XIV, le roi Soleil au règne de 72 ans
 
 

Louis XIV de France    

Saint-Germain-en-Laye, 5 septembre 1638, Versailles, 1er septembre 1715

 

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en costume de sacre 

Louis XIV est nommé à sa naissance Louis-Dieudonné

 et surnommé par la suite le Roi-Soleil ou encore Louis le Grand. 

Il est, du 14 mai 1643 jusqu'à sa mort, roi de France et de Navarre,

 le troisième de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne.

 Louis XIV a gouverné la France pendant 72 ans,

 il est le monarque qui a régné le plus longtemps en Europe.

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  Avec sa mère Anne d'Autriche

JEUNESSE 

 "Fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche,

Louis est le fruit d'unions politiques multiculturelles puisque

ses grands-parents paternels

Henri IV et Marie de Médicis, étaient français et italien.

 Ses grands-parents maternels,

Philippe III et Marguerite d'Autriche étaient espagnol

et autrichien, bien que tous deux Habsbourg, proches parents l'un de l'autre.

 Le petit Louis reçoit le titre de premier fils de France

et le titre plus traditionnel de Dauphin de Viennois.

 Il est nommé Louis-Dieudonné

parce que sa venue au monde est considéré comme un miracle.

 Cela faisait vingt-trois ans que le royaume attendait en vain sa naissance.

Son père et sa mère n'y croyaient plus depuis longtemps.


La naissance de Louis est suivie,

deux ans plus tard, par celle de Philippe,

 d'abord titré duc d'Anjou, puis duc d'Orléans.

 Elle éloigne du trône le frère du roi régnant,

 Gaston d'Orléans, comploteur impénitent dont le cardinal de Richelieu,

Premier Ministre de Louis XIII,

craignait qu'il ne mène en cas d'accession au trône

une politique favorable aux nobles et aux Habsbourgs.

 La naissance tant espéré d'un dauphin

est ainsi une victoire politique pour Richelieu.


A la mort de son père,

 l'enfant devient roi sous le nom de Louis XIV.

 Comme il n'a que cinq ans, sa mère,

Anne d'Autriche, devient régente.

 Elle choisit contre tout attente le Cardinal Mazarin

 comme premier ministre,

 en dépit de la désapprobation des cercles politiques français

de  l'époque dont beaucoup parmi eux n'apprécient pas qu'un Italien,

 fidèle de Richelieu, dirige la France."  

 

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Louis XIV, en costume romain, vers huit ans 

Dans son enfance, Louis XIV échappe à plusieurs reprises à la mort :

A 5 ans,

 il manque de se noyer dans un des bassins du jardin du Palais-Royal.

 Il est sauvé in extremis.

A 10 ans, le 10 novembre 1647, il est atteint de la variole.

Dix jours plus tard, les médecins n'ont plus aucun espoir

 mais le jeune Louis se remet "miraculeusement".

Le 30 juin 1658, le roi est victime d'une grave intoxication alimentaire

 lors de la prise de Bergues dans le Nord.

Le lundi 8 Juillet, on lui donne les derniers sacrements

et on commence à préparer la succession mais Guénaut,

 le médecin d'Anne d'Autriche,

 lui donne un émétique à base d'antimoine

et de vin qui guérit encore une fois "miraculeusement" le roi.

 

EDUCATION

En plus de ses fonctions ministérielles,

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 Mazarin, parrain de Louis XIV

se voit attribuer par la reine en mars 1646

la responsabilité de l'éducation du jeune monarque

et de son frère. Il devient donc

 « surintendant au gouvernement

et à la conduite de la personne du roi

et de celle de M. le duc d'Anjou ».

 Malgré les efforts des différents précepteurs

 engagés pour prodiguer cours de latin,

 histoire, mathématiques, italien et dessin,

Louis n'est pas un élève très travailleur.

Mais, suivant l'exemple du grand collectionneur d'art qu'est Mazarin,

Louis XIV se montre très sensible à la peinture,

à l'architecture, à la musique

 et surtout à la danse qui est à l'époque

 une composante essentielle de l'éducation d'un gentilhomme :

 on dit que le jeune Louis s'entraîne à danser environ

deux heures par jour de l'âge de 7 à 27 ans.

 Il est aussi grand amateur de chasse et du jeu de paume.  

Après avoir célébré sa première communion

 à l'église Saint-Eustache le 25 décembre 1649,

 Louis XIV qui n'a alors que 12 ans entre au conseil en 1650.

 C'est l'époque de la Fronde,

 une contestation de l'autorité royale par la haute noblesse

qui allait marquer durablement le monarque.

En réaction à ces événements,

Louis XIV s'appliqua plus tard à continuer le travail commencé par Richelieu 

affaiblir les membres de la noblesse d'épée

en les obligeant à servir comme membres de sa cour

en transférant la réalité du pouvoir à une administration très centralisée

 et à la noblesse de robe.

 Le 7 septembre 1651, le lit de justice déclare la majorité du roi.  

 Condé  

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Tous les grands du royaume viennent lui rendre hommage

 sauf Condé qui, lève une armée pour monter sur Paris.

 Louis XIV est sacré officiellement roi le 7 juin 1654 à Reims

 mais il laisse les affaires politiques à Mazarin,

 tandis qu’il continue sa formation militaire auprès de Turenne 

 

PERSONALITE DU ROI 

Louis XIV choisit pour emblème le soleil.

C'est l'astre qui donne vie à toute chose,

 mais c'est aussi le symbole de l'ordre et de la régularité.

 Il régna en soleil sur la cour, et la France.

 En effet, les courtisans assistaient à la journée du roi

 comme à la course journalière du soleil.

Il apparaît même déguisé en soleil lors d'une comédie-ballet  

Le roi mesurait 1m75, était d'une grande élégance

 et en imposait par sa prestance, sa beauté et sa superbe.


 Il était robuste : jamais fatigué, il ne craignait ni le chaud ni le froid,

ni la pluie ni la grêle, et ne comprenait pas que l'on puisse en souffrir.

 C'était un gros mangeur, dont l'appétit gargantuesque étonnait les témoins.

 

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Le Roi est un inconditionnel de la danse,

 il aime les spectacles de ballets et du jeu de paume,

 c'est aussi un passionné de chasse infatigable.

 
C'est un homme passionné

et curieux par tout ce qui l'entoure.

 Ses oreilles sont partout.

 Grâce à ses Suisses qui espionnent tout et tout le monde à Versailles,

 il est plus vite que tout le monde

 mis au courant de ce qui se dit sur lui.

 

LE ROI AMANT 

 Mademoiselle Catherine de Beauvais,

surnommée Cateau La Borgnesse, déniaisa le roi? 

 Les historiens en doutent fortement.

 Cependant, cette femme "issue de peu"

eut l'extrême honneur de recevoir un cadeau étonnant d'Anne d'Autriche  

 elle est payée en pierres précieuses,

 avec lesquelles elle s’est construit un hôtel particulier à Paris!   

Louis XIV a de très nombreuses maîtresses,

 parmi lesquelles Louise de La Vallière,

 Angélique de Fontanges, Madame de Montespan,

 

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 Madame de Maintenon

 (qu'il épousa secrètement après la mort de la reine, sans doute en 1683).

 Adolescent, il fait la rencontre d'une nièce de Mazarin, Marie Mancini.

 S'en suivra entre eux une grande passion, contrariée par le cardinal, qui,

 conscient des intérêts de la France et des siens, 

 préfère lui faire épouser l'infante d'Espagne.  

   

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Pendant le voyage du jeune roi, le 7 novembre 1659,

 les Espagnols acceptent de signer le Traité des Pyrénées

qui fixe les frontières entre la France et l'Espagne.

 De son côté, Louis XIV accepte bon gré,

mal gré de respecter une des clauses du traité :

 épouser l'infante Marie-Thérèse d'Autriche, fille de Philippe IV,

 roi d'Espagne, et d'Élisabeth de France.

Ce mariage a pour but de rapprocher la France de l'Espagne. 


Louis ne connaît sa femme que depuis 3 jours,

 celle-ci ne parle pas un mot de français mais le roi "l'honore"

fougueusement et devant témoins dès la nuit de noce.

 

ROI BATISSEUR 

Dans l'esprit du roi,

 la grandeur d'un royaume doit aussi se mesurer

par l'embellissement de celui-ci.

 Sur les conseils de Colbert, un des premiers chantiers du roi sera

 la restauration du palais et du Jardin des Tuileries

 confiée à Louis Le Vau et à André Le Nôtre.

Les décors intérieurs sont confiés à Charles Le Brun

et aux peintres de la brillante Académie royale de peinture et de sculpture.

 Outre le château de Versailles

 que Louis XIV fait agrandir petit à petit tout au long de son règne,

il fait aussi construire le château de Marly afin d'inviter ses intimes.

Dans ces deux châteaux tout comme à Saint germain,

 le château qui vit le début de son règne,

 il confia la restauration des jardins à Le Nôtre.

 Dans Paris, on lui doit aussi, entre autres,

 le Pont Royal (financé sur ses propres deniers), l'observatoire,

 les Champs-Elysées

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les Invalides,

 la place Vendôme mais aussi la place des Victoires

qui commémore la victoire sur l'Espagne,

 l'Empire, le Brandebourg et la Hollande.

 Deux arcs de triomphe rues Saint-Denis

et Saint-Jacques célèbrent les victoires du Roi-Soleil

lors de ses guerres européennes.

 Il fait modifier aussi

profondément la structure de villes françaises

telles que Lille, Besançon, Belfort,

  en les fortifiant grâce aux travaux de Vauban.

 Certaines villes telles que Versailles pour la Cour

 ou Neuf-Brisach pour défendre les acquisitions d'Alsace

sont crées ou développées.

Pour faciliter le développement de La Royale,

il développe les ports et arsenaux de Brest et de Toulon,

crée un port de guerre à Rochefort,

des ports de commerce à Lorient et Sète

 et fait construire le port franc et l'arsenal

des galères à Marseille.

En 1680, création de la Comédie Française.

En 1681, ouverture du canal du Midi,

 qui relie l'Atlantique à la Méditerranée, en passant par Toulouse.

En Novembre 1682, le roi place le collège royal Louis le Grand

à Paris sous son haut patronage.

En 1702, Paris est divisée en vingt quartiers.

 Création de l'éclairage public et d'une police,

 dans les rues de la capitale.

 

LE ROI ET LES ARTS 

Après l'arrestation de Fouquet,

le roi semble vouloir imiter sa vie fastueuse.

Il se montre extrêmement dépensier

en allouant des sommes immenses aux frais de la cour royale.

 Il se comporte en mécène et patron des arts

en finançant les grandes figures culturelles de l'époque tels que

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 Molière

 en signe d'amitié,

 le roi accepta d'être le parrain de son premier enfant,

le musicien Jean-Baptiste Lully

 ou le décorateur Charles Le Brun

ainsi que le jardinier Le Nôtre.

 Il place l'Académie française sous son contrôle

et devient son "protecteur".

 Il dépense aussi d'importantes sommes dans l'amélioration du Louvre

 avant de finalement choisir le château de Versailles comme résidence royale.

 Il y emménagea en 1682 après plus de 20 ans de travaux.

 

LE ROI ET LA RELIGION 

Louis XIV est partisan du gallicanisme,

 une France chrétienne unifiée mais indépendante du pape

  A la mort de Mazarin,

Louis XIV avec l'appui de ses ministres restreignit petit à petit les privilèges

accordés aux Protestants par la Monarchie en 1598,

 jusqu'à vider le texte de sa substance.

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 La révocation de l'Edit de Nantes

 n'est pas un coup de tête soudain du monarque,

mais une lente et douce agonie du parti protestant en France qui,

 sans chefs et polémistes charismatiques,

ne pouvait rivaliser à la propagande

et aux moyens mis en place par les catholiques, qu'ils soient dévots,

 gallicans ou même jansénistes.

  

FIN DU REGNE ET SUCCESSION 

  

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Louis XIV, en famille 

Louis XIV meurt le 1er septembre 1715 à 8h15 du matin,

la veille de ses 77 ans,

d'une gangrène sénile à la jambe, entouré de ses courtisans,

 après avoir agonisé pendant deux ou trois jours.

Ses derniers conseils au futur roi Louis XV

 furent de ne pas l'imiter dans son goût pour les bâtiments,

 de soulager la misère de ses peuples,

 "ce que j'ai le regret de ne pas avoir fait",

et de vivre en paix avec ses voisins. Il avoua même :

 "J'ai trop aimé la guerre."

Sur son lit de mort, il déclare aussi :

 « Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours. »

 Son règne aura duré 72 ans et 100 jours

 54 années de règne effectif si on retire la période de la régence de 1643 à 1661.

 Il est enterré, muni des Sacrements de l'église catholique,

 comme se doit de l'être le "Roi Très Chrétien",

dans la basilique Saint-Denis.

 Sa disparition ne semble pas avoir soulevé beaucoup d'émotion

parmi les courtisans ni parmi le peuple,

lassés d'un long règne à la fin assombrie.

 Le Parlement de Paris cassa son testament dès le lendemain 2 septembre,

 ouvrant une ère de retour en force des nobles et des parlementaires.

 Pour la plupart de ses sujets,

le souverain vieillissant était devenu une figure de plus en plus lointaine.

 Le cortège funèbre de Louis XIV fut même hué

ou raillé sur la route de Saint-Denis.

 Cependant, de nombreuses cours étrangères,

même traditonnellement ennemies de la France,

eurent conscience de la disparition d'un monarque d'exception :

 le roi de Saxe n'eut besoin d'aucune précision de nom

 lorsqu'il annonça solennellement à ses ministres:

 "Messieurs, le Roi est mort." 

Le seul descendant mâle légitime de Louis XIV est alors le duc d'Anjou,

 fils cadet du duc de Bourgogne et son arrière-petit-fils.

 Né en 1710, c'est un petit garçon de santé fragile.

Comme il ne reste qu'un petit nombre de princes du sang dans d'autres branches,

Louis XIV décide de renforcer la famille royale en donnant,

 dans son testament de 1714,

le droit de succession au duc du Maine et au comte de Toulouse,

 deux fils illégitimes qu'il avait eu de Madame de Montespan.

 Cette décision violait les lois fondamentales du royaume,

qui avaient toujours écarté du trône les enfants illégitimes,

et rencontra une incompréhension souvent scandalisée.  

 Il semble que le roi ait en fait été prêt à contredire les vieilles lois de succession

pour écarter du trône son neveu Philippe d'Orléans,

successeur potentiel et dont il se méfiait beaucoup.

 Mais c'est finalement son arrière-petit-fils "officiel"

 et petit-fils du grand dauphin, le duc d'Anjou, âgé de cinq ans,

posté par HARMONY, le 9/11/2007 à 17:08 | dans: XVII ème siècle
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La Fontaine : un libertin qui écrivit des fables que nos enfants apprennent

JEAN de La Fontaine

 

l'homme qui parlait et faisait parler les animaux.

 
(1621-1695)
 
 

Est un poète, moraliste, dramaturge,

librettiste et romancier français

 
 
 
 
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1600 - Y. Rigaud 
 
 
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Années de formation (1641-1658)

 

Les parents du poète : Charles de La Fontaine, d'origine champenoise,

et Françoise Pidoux, d'origine poitevine, se marient en 1617.

Le 8 juillet 1621

Jean de La Fontaine est baptisé à Château-Thierry,

où il est né le jour même ou la veille.

 Son père porte le titre de

"Conseiller du Roi et Maître des Eaux et Forêts  du duché de Chaury".

Il est aussi capitaine des chasses.

 

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 Gravure de Château-Thierry, vers 1680 

 

Nous disposons de très peu d'informations

sur les années de formation de La Fontaine.

Nous savons qu'il a étudié au collège de Château-Thierry

jusqu'en troisième où il apprit surtout le latin mais n'étudia pas le grec.

 En 1641, c'est son entrée à l'Oratoire ou il ne restera que dix huit mois

Et rentrera à Château-Thierry en 1943.

Sa vocation poétique s'éveille alors, semble-t-il.

 Il reprend des études de droit et fréquente un cercle de jeunes poètes :

les chevaliers de la table ronde,

 où il rencontre Pellisson, François Charpentier, Tallemant des Réaux,

et Antoine Rambouillet de La Sablière,

qui épousera la future protectrice du poète.

 Il obtient en 1649, un diplôme d’avocat au parlement de Paris.

 Entre temps, en 1647,

 son père lui organise un mariage de complaisance avec Marie Héricart,

 alors âgée de 14 ans et demi, qui lui donne un fils unique, Charles.

 Ses fréquentations parisiennes, pour ce que l'on en sait,

sont celles des sociétés précieuses et libertines de l'époque.

 La Fontaine acquiert la charge

 de maître particulier triennal des eaux

et des forêts du duché de Château-Thierry,

 en 1652, à laquelle se cumule celle de son père à la mort de celui-ci.

Tâche dont on soupçonne

 La Fontaine de ne guère s'occuper avec passion ni assiduité et

qu’il revendit intégralement en 1672.

 C'est aussi qu'il amorce une carrière de poète

par la publication d'un premier texte,

 une comédie adaptée de Térence L'Eunuque, en 1654,

 qui passe totalement inaperçue.

 

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Au service de Fouquet (1658-1663)

 

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En 1658, il entre au service de Fouquet, Surintendant des Finances,

 auquel, outre une série de poèmes de circonstances prévus par contrat, 

 une "pension poétique",il dédie le poème épique Adonis tiré d'Ovide

et élabore, un texte composite à la gloire

du domaine de son patron, le Songe de Vaux,

qui restera inachevé, car Fouquet est arrêté sur ordre de Louis XIV.

 ; La Fontaine écrit en faveur de son patron en 1662,

 l’Ode au Roi puis l’Élégie aux nymphes de Vaux.

On ne sait pas exactement si son voyage

 en Limousin en 1663 est un exil ordonné

 par l'administration louis-quatorzienne,

ou une décision librement consentie d'accompagner

son oncle Jannart, lui exilé. Il tire de ce déplacement une

Relation d’un Voyage de Paris en Limousin :

il s'agit d'un récit de voyage sous forme de lettres en vers

 et en prose adressées à son épouse,

 publié de façon posthume.

 

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L'apogée de l'activité littéraire (1664-1679)

En 1664, il passe au service de la duchesse de Bouillon

 et de la duchesse d’Orléans.

 La Fontaine partage alors son temps entre Paris et Château-Thierry

en qualité de gentilhomme - ce qui assure son annoblissement.

 C'est le moment où La Fontaine fait une entrée remarquée

sur la scène littéraire publique avec un premier conte,

tiré de l'Arioste, Joconde.

Cette réécriture suscite en effet une petite querelle littéraire,

 sous forme d'une compétition avec la traduction

qu'en a proposé Bouillon peu de temps avant ;

 le débat porte sur la liberté dont peut disposer le conteur

 par rapport à son modèle :

 là où le texte de Bouillon est extrêmement fidèle,

 voire parfois littéral,

celui de La Fontaine s'écarte à plusieurs reprises

 du récit du Roland furieux.

 La Dissertation sur Joconde,

qu'on attribue traditionnellement à Boileau,

 tranche le débat magistralement à l'avantage du conte de La Fontaine.

 Deux recueils de contes et nouvelles en vers se succèdent alors,

 en 1665 et 1666, dont les canevas licencieux

sont tirés notamment de Boccace et des Cent nouvelles.

 Continuation de cette expérience narrative

 mais sous une autre forme brève,

cette fois de tradition morale, les Fables choisies et mises en vers,

 dédies au Grand Dauphin, paraissent en 1668.

En 1669,

 La Fontaine ajoute un nouveau genre à son activité

en publiant le roman Les amours de Psyché et de Cupidon,

 qui suscite une relative incompréhension au vu de sa forme inédite :

mélange de prose et de vers, de récit mythologique -

 cette fois tiré d'Apulée et de conversations littéraires,

 le texte contrevient à des principes élémentaires

 de l'esthétique classique.

 C'est à partir de la fiction des "quatre amis"

que met en scène ce roman qu'on a spéculé sur l'amitié qui unirait

La Fontaine, Molière, Boileau et Racine, sans grande preuve :

 si La Fontaine est lié lointainement à la famille de Racine,

leurs relations sont épisodiques ;

les rapports avec Molière ne sont pas connus si tant est qu'ils existent ;

quant à Boileau, il n'y a guère de trace d'une telle amitié.

 Après sa participation à un

 Recueil de poésies chrétiennes et diverses 

édité en 1670 par Port-Royal,

La Fontaine publie successivement, un troisième recueil de

 Contes et nouvelles en vers, et un recueil bigarré,

contenant des contes, des fables,

 des poèmes de l'époque de Fouquet,

 des élégies, sous le titre de Fables nouvelles et autres poésies.

En 1672 meurt la Duchesse d’Orléans :

La Fontaine connaît alors de nouvelles difficultés financières ;

 Marguerite de La Sablière l'accueille

et l'héberge quelques mois après, probablement en 1673.

 

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En 1674, La Fontaine se lance dans un nouveau genre l'opéra,

avec un projet de collaboration avec Lully, qui avorte.

C'est l'occasion d'une violente satire de La Fontaine contre Lully,

 registre rare dans son œuvre,

 mais où il excelle en ce poème intitulé Le Florentin.

La même année, un recueil de Nouveaux Contes est publié,

l'édition est saisie et sa vente interdite :

 si La Fontaine avait chargé le trait anticlérical et la licence,

reste que ces contes demeuraient dans la tradition du genre

et dans  qui rendait relativement inoffensive leur charge.

 Après deux recueils de Contes,

c'est à nouveau un recueil de

 Fables choisies et mises en vers

que publie La Fontaine en 1678 et 1679, cette fois-ci

 

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dédié à Madame de Montespan,

 

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Les années 1680 : autour de l'Académie

Période moins faste, où les productions

sont quantitativement moins importantes, mais non moins diverses.

L'activité littéraire des années 1665-1679 se solde en 1683

par une élection, néanmoins tumultueuse, à l'Académie française,

sans qu'on puisse préciser les exactes raisons de cette difficulté :

on a pu faire l'hypothèse que l'administration louis-quatorzienne

gardait rancune au poète qui avait publié

deux poèmes en faveur de Fouquer. 

Toujours est-il que La Fontaine,

 après une vague promesse de ne plus rimer de contes,

 est reçu le 2 mai 1684 à l'Académie, où,

en sus du remerciement traditionnel, il prononce un

Discours à Madame de La Sablière

où il se définit, en une formule fameuse, comme

"papillon du Parnasse".

L'année suivante,

 l'Académie est encore le cadre d'une nouvelle affaire

 dans laquelle est impliquée La Fontaine :

 Furetière, qui en composant son propre dictionnaire

a passé outre le privilège de la compagnie en cette matière,

est exclu, et lance une série de pamphlets

notamment contre La Fontaine,

 son ancien ami, qu'il accuse de trahison

 et contre lequel il reprend l'accusation de libertinage.

C'est une autre vieille amitié, elle sans rupture, qui donne jour,

 la même année, aux

Ouvrages de prose et de poésie des sieurs

de Maucroix et de La Fontaine ;

 le recueil contient des traductions de Platon,

 Démosthène et Cicéron par Maucroix et de nouvelles fables

et de nouveaux contes de La Fontaine,

 qui aura peu attendu pour trousser quelque nouvelle licencieuse.

Nouveau scandale, de plus grande ampleur, à l'Académie :

 la lecture du poème Le siècle de Louis Le Grand de Perrault

 déclenche la Querelle des Anciens et des Modernes,

dans laquelle La Fontaine se range, non sans ambiguïtés,

 du côté des Anciens, par une Epître à Monsieur de Soissons,

prétexte à une déclaration de principes littéraires,

 dont la plus fameuse reste

 "Mon imitation n'est point un esclavage"

 

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Les dernières années et les dernières fables (1689-1695)

     

Une série de fables sont publiées en revue entre 1689 et 1692,

 qui sont rassemblées en 1693, avec des inédites et celles de 1685,

dans un ultime recueil.

 

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 dédié au duc de Bourgogne, fils aîné du Grand Dauphin

 et à ce titre héritier présomptif de la Couronne.

 

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 Entretemps, La Fontaine tombe gravement malade ;

on dispose d'un récit de 1718 du P. Pouget,

 confesseur de La Fontaine,

qui assure d'une conversion de La Fontaine

 lors de cette maladie et d'un reniement public de ses contes

 devant une délégation de l'Académie.

 Néanmoins, cet événement ne figure aucunement

sur les registres de l'Académie.

 La Fontaine est enterré au cimetière du Père Lachaise

, depuis le transfert de sa dépouille en 1817,

en même temps que celle de Molière.

 

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Les Fables

 

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Ses Fables constituent la principale œuvre poétique du classicisme,

 et l'un des plus grands chefs d'œuvre de la littérature française,

 ce qui a pu faire dire à Sainte-Beuve que La Fontaine

 était l'Homère des Français :

le tour de force de La Fontaine est de donner

par son travail une haute valeur à un genre

qui jusque là n'avait aucune dignité littéraire

et était réservé aux exercices scolaires de rhétorique et de latin.

Travail de récriture des fables d'Ésope, de Phèdre,

Abstémius, mais aussi de textes d'Horace

 (le Rat des villes et le rat des champs),

de Tite-Live ("les Membres et l'estomac"),

de lettres apocryphes d'Hippocrate

 ("Démocrite et les Abdéritains"),

 et de bien d'autres encore,

 elles constituent une somme de la culture classique

 latine et grecque,

et s'ouvrent même dans le second recueil à la tradition indienne

 avec le choix de fables du Panchatantra.

Œuvre tout à la fois de poésie et de pensée :

car les Fables offrent une méditation en acte sur la nature

et les effets de la parole, spécialement politique,

et de leur propre énonciation :

Louis Marin a ainsi montré la subtilité de la réflexion

comme du dispositif de ces fables apparemment innocentes

, à partir de l'exemple paradigmatique de la fable intitulée

 Le Pouvoir des Fables.

 

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Illustration des Fables

 

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Les fables sont illustrées dès la première édition

par Chauveau et ses disciples :

 c'est que la fable est un genre proche de l'emblème,

 et à ce titre fonctionne comme une image morale ;

 elle accueille donc volontiers son redoublement iconographique

 à des fins didactiques.

Au XVIIIe siècle, Oudry propose de nouvelles illustrations,

 plus naturalistes. Grandville en 1838,

 puis G. Doré proposent successivement une nouvelle iconographie.

 Au XXe siècle, B. Rabier suivi de Chagall

proposent à leur tour leurs visions des Fables.

 

 

posté par HARMONY, le 12/10/2007 à 14:58 | dans: XVII ème siècle
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