Envie de vous parler d'Histoire, de la Grande comme de la petite
The Virgin Queen

Elisabeth Ire d'Angleterre

également nommée  

" La reine vierge "

 " Gloriana "

 ou

 " Good Queen Bess "

 par ses partisans

 7 septembre 1533 à Greenwich – 24 mars 1603 à Richmond

 

 

Elisabeth âgée de 13 ans 

 

Cette célèbre souveraine d'Angleterre, fut aussi reine de France

(seulement en titre)

 et d'Irlande, de 1558 jusqu'à sa mort. 

Elle était érudite, parlait le latin, le grec, le français et l'italien.

Son accession au trône marque le début de la période élisabéthaine,

 pendant laquelle l'Angleterre s'élève au rang de grande puissance et pose.

 

Naissance et accession au trône

 

 

Fille du roi Henri VIII d'Angleterre

 

 

 et d'Anne Boleyn,

Elisabeth fut la cinquième et dernière représentante de la dynastie des Tudor.

Déclarée illégitime après l'exécution de sa mère,

elle est néanmoins rétablie dans ses droits au trône 

 par le Parlement britannique en 1544.   

 A la mort du roi, son père,

 elle n'était que la troisième dans l'ordre de succession à la couronne.

 

  

peinte par Nicholas Hilliard

En 1554, elle est impliquée dans un complot et emprisonnée,

avant de se retirer à Hatfield House.

Les morts successives de son demi-frère, Edouard VI,

 puis de sa demi-sœur aînée,

 

 Marie Ire, lui permirent d'accéder au trône en novembre 1558

pour un  long règne de 45 ans.

Bien que Marie Ire, fervente catholique, s'opposât longtemps 

 à ce qu'Elisabeth lui succède,

elle mourut tandis que la future reine n'était gardée qu'en résidence surveillée.

 

 

Elisabeth fut couronnée en l'abbaye de Westminster à Londres,

le 15 janvier 1559.  

The Virgin Queen la « reine vierge »
 
Parce qu’elle ne voulut pas subir la loi des hommes,
d’un homme par mariage,
parce qu’elle voulait le pouvoir, tout le pouvoir,
 elle ne fut jamais mariée 
refusant les avances de nombreux soupirants,
dont celles du roi Philippe II d'Espagne et d'Ivan le Terrible, tsar de Russie.
 La reine de France Catherine de Médicis, pour sa part,
 lui proposa successivement, comme époux, deux de ses fils :
 le duc d'Anjou (futur roi de France sous le nom d'Henri III) ,
 puis le duc d'Alençon, de 22 ans le cadet d'Elisabeth.
 
On peut également citer parmi ses prétendants
 le prince héritier Eric de Suède,
 ou encore l'archiduc Charles de Habsbourg.
 
 
Sa vie amoureuse
 
 
Célibataire et sans enfant, la reine d'Angleterre eut néanmoins,
 semble-t-il, une vie amoureuse assez active dans le secret des alcôves.
 Les favoris d'Elisabeth furent
 
 

 
Robert Dudley, 1er comte de Leicester, peint par un inconnu vers 1564
 
notamment Robert Dudley, Robert d'Essex et même l'amiral Thomas Seymour.

La légende veut que Sir Walter Raleigh, autre soupirant d'Elisabeth,

 ait posé son somptueux manteau sur une flaque d'eau

sur laquelle la reine s'apprêtait à marcher, afin qu'elle ne se mouille pas les pieds. 

A partir de 1588,

 les relations d'Elisabeth avec Essex se détériorent

et font les délices des ragots de la cour.

 L'âge n'altère en rien la coquetterie de la reine, même si elle perd ses dents.

 Néanmoins, son caractère empire, notamment envers ses dames d'honneur.

Le jour où une demoiselle de la cour se déclare enceinte de Raleigh,

la reine punit cette infidélité en envoyant son ancien favori à la Tour de Londres.

 

Les vrais amis de la reine

Elizabeth, femme forte dans ce monde d’hommes ambitieux et calculateurs,

n’eut pour seuls vrais amis

 

Lord Burghley,

 Francis Walsingham, John Dee,

trois hommes qui aimaient l’Angleterre autant que leur souveraine,

qui firent tout pour la protéger, la conseiller.

Ils furent les seuls qu’elle écouta pour cette raison.

 

Anglicane

 

 Elisabeth n'est aux yeux des catholiques qu'une bâtarde du roi défunt.
 C'est donc tout naturellement qu'Élisabeth soutient l'anglicanisme de son père,
 avec cependant un grand souci de modération.

Souveraine énergique et autoritaire, elle dota l'Angleterre d'une religion d'Etat,

 par l'Acte de Suprématie en 1559,

 qui exige des évêques un serment de fidélité à la reine,

« gouverneur suprême » de l'Église.

 Avec le bill des Trente-Neuf Articles en 1563,

elle constitue une véritable charte de l'anglicanisme :

 la hiérarchie épiscopale et une partie du cérémonial catholique sont maintenues,

 tout en abandonnant l'usage du latin et l'obligation du célibat des prêtres.

Mais elle se heurta à l'opposition des puritains, qu'elle pourchassa.

 Les calvinistes stricts, proches du réformateur John Knox

et du mouvement presbytérien écossais qu'il fonda,

 désirent purifier l'anglicanisme du papisme.

Elisabeth doit également affronter les catholiques,

qui protestent contre la rupture avec Rome.

Les évêques mis en place par Marie Tudor sont catholiques,

et de ce fait, refusent de prêter serment à une reine qu'ils jugent hérétique.

Ils sont alors placés en résidence surveillées et remplacés par un clergé anglican.

 En 1570, Elisabeth est officiellement excommuniée par le pape Pie V,

qui n'accepte comme seule souveraine que Marie Stuart,

 la reine d'Ecosse.

Les catholiques sont alors jugés comme traîtres à la Couronne

 et une violente répression s'engage.

 Jusqu'en 1603, 200 catholiques, prêtres ou laïques, sont exécutés.

Par la rupture avec le pape,

 la reine aggrave la situation diplomatique de l'Angleterre avec l'Irlande,

où le catholicisme est très majoritaire.

 Lorsque Henri VIII s'était fait proclamer roi d'Irlande en 1541,

 l'île était encore loin d'être conquise.

 L'Irlande, alliée de l'Espagne, résiste à la domination anglaise,

mais ses tentatives de soulèvement sont écrasées.

Les répressions violentes qui ont lieu entre 1594 et 1603

 marquent le début d'une domination assez cruelle dans un contexte d'hostilité,

 défavorable à toute tentative de conciliation.

 

Rivalité avec Marie Stuart

 

 

Marie Stuart

Les partisans de sa cousine et héritière, la catholique Marie Stuart,

 sont à l'origine d'une lutte de pouvoir entre les deux souveraines.

Marie Stuart est reine d'Écosse dès sa naissance en 1542,

 mais est élevée en France

De retour en Écosse en 1560,

 elle gouverne un pays très ancré dans le presbytérianisme.

 Après un temps de compromis,

 elle multiplie les erreurs et est contrainte d'abdiquer en 1567,

 en faveur de son fils Jacques. Réfugiée en Angleterre,

 elle est soupçonnée de comploter contre Elisabeth.

Arrêtée, jugée en 1587,

elle est finalement condamnée par le parlement et décapitée.

 Cette querelle avec Marie Stuart sera par la suite exploitée

 comme symbole de la dureté et de la cruauté élisabéthaine.

 
Un règne florissant
 
 

 
la peinture représente non seulement Elisabeth,
 mais sa flotte, montrant ainsi le suprématie mondiale
 
de  l'Angleterre sur les mers
.
 Sir Francis Drake entreprit le deuxième tour du monde après Magellan. etc...
 

La période élisabéthaine fut marquée par un essor culturel

et artistique de premier ordre, qui consiste

 en la concrétisation de la renaissance anglaise.

L'architecture se caractérise par les manoirs de style Tudor,

 avec de grandes fenêtres à croisillons,

associant au style gothiqe des éléments Renaissance.

La langue anglaise connaît ses lettres de noblesses

avec des poètes et le théâtre, de grandes réussites de l'ère élisabéthaine.

Shakespeare s'affirme comme le maître incontesté de la littérature anglaise.

Le dramaturge n'avait qu'à observer le spectacle de la cour

 pour trouver matière à farce et tragédie, fureur et bruit.

Le grand dynamisme démographique de l'Angleterre sous Elisabeth Ire

 ainsi que la confirmation de sa suprématie militaire

 ont pour conséquence de relancer l'économie.

Au niveau industriel, les manufactures drapières se développent

et l'exploitation de la houille et du fer progresse de façon spectaculaire,

 ce qui amène à une multiplication des mines.

 Le commerce avec les pays étrangers est favorisé

 par une meilleure maîtrise de la navigation et par l'ouverture

de nombreux chantiers navals.

Les finances de la couronne tendent à afficher des excédents :

le domaine royal, les confiscations, les douanes

(dont le produit croît avec l'essor du commerce)

 assurent à la couronne des recettes confortables.

 C'est d'ailleurs sous Elisabeth Ire qu'est fondée la Bourse de Londres.

 

Les "folies" de la reine

 

portrait ou elle porte peut-être?? la célèbre bague décrite ci-dessous

 Elle se paraît de joyaux, de soieries ;

elle avait hérité de son père le goût de l’éclat, des parures.

Elisabeth, même âgée, se maquillait outrageusement

et passait beaucoup de temps à se faire coiffer.

L'éventail était son objet favori. 

 On raconte qu’elle portait au doigt une montre-bague

 munie d’un système de "réveil" :

une petite pièce en sortait et lui grattait le doigt.

 Elle n’aimait guère être contrariée,

lorsque des décisions graves devaient être prises elle tergiversait,

elle aimait retourner la situation comme si d’autres lui forçaient la main,

ainsi agira-t-elle dans la condamnation et l’éxécution de Marie Stuart.

Les colères d’Elizabeth étaient mémorables,

elles effrayaient par leur violence,

tous redoutaient  ce qui risquait de s’en suivre (emprisonnement, exil).

 
Une société en mutation
 

L'aristocratie terrienne,

 dont les principaux revenus proviennent de l'agriculture et de l'élevage,

est contrainte de s'adapter face à la concurrence du commerce maritime.

C'est ainsi que naît le mouvement des enclosures (clôtures des champs),

 qui substitue à l'exploitation collective du sol

un système de grandes propriétés individuelles.

 La gentry (petite noblesse),

 se distingue par un bon fonctionnement de ses capitaux

sans pour autant maîtriser l'industrie.

La bourgeoisie, qui prospère dans les villes et les ports,

s'enrichit grâce à l'industrialisation et à l'évolution du commerce,

ce qui lui permet de participer activement à la politique locale.

Le sort des classes populaires est plus difficile.

 En 1563, le statut des artisans constitue un véritable code de travail. 

A la campagne,

 les yeomen (petits et moyens propriétaires et agriculteurs),

 forment une paysannerie plutôt aisée,

 mais les enclosures chassent les plus pauvres qui doivent se réfugier en villes.

 
La succession, les funérailles
 
 

 

Avec Elisabeth s'éteint la Maison Tudor.

En prévision de sa mort elle désigne le fils de Marie Stuart,

 pour lui succéder.le roi Jacques VI d'Écosse. 

 

 

Il monta sur le trône anglais sous le nom de Jacques 1er Stuart.

 Elisabeth repose dans le caveau des rois d'Angleterre,

 à l'abbaye de Westminster,

 à côté de son ancienne rivale et demi-sœur Marie Tudor. 

Citations

 

"La colère donne de l'esprit aux hommes ternes, mais les laisse à leur pauvreté." 

"Tous mes biens pour un peu de temps !"

 

On commet encore des folies pour elle
 
 
 

 

Le plus ancien portrait en pied connu de la reine Elizabeth Ière d'Angleterre 

 a été vendu  à Londres pour près de 2,6 millions de livres (3,6 millions d'euros),

a annoncé la maison d'enchères Sotheby's dans un communiqué.

Sa récente « réapparition en public »

avait suscité un vif intérêt car c'est la plus ancienne représentation

 connue de la souveraine en pied mais également

parce que le tableau aurait été réalisé pour l'aider à trouver un époux royal.

 Certains n’hésitent pas à dire qu’une physionomie avantageuse

lui aurait été octroyée à l’occasion pour attirer d'éventuels soupirants.

 
 
 
 
 
 
  
posté par HARMONY, le 31/03/2009 à 13:45 | dans: XVI ème siècle
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Henri VIII, le roi "Barbe bleue" aux 6 femmes

HENRI VIII 

Le Roi "Barbe bleue" 

 

 Six femmes  (plus des maîtesses au cours) d'un  long règne de 38 ans  

 

En 1509,

 Henri VIII avait dix-huit ans et était le deuxième Tudor

 à monter sur le trône.

 Il était à cette époque très beau, athlètique et populaire,

 rusé et intelligent il s'est avéré très cruel et jaloux.

Comment et pourquoi six femmes ont-elles accédé au titre de reine?

Comment ont-elles marqué le règne du "lion d'Angleterre",

et qui étaient-elles?

 Sa première femme,

Catherine D'Aragon,

 avec qui il vécut vingt ans;

 Anne Boleyn, qui précipita le schisme;

Jeanne Seymour,

qui lui donna enfin un fils.

Anne de Clèves,

la laide "jument des Flandres";

Catherine Howard,

 sa "rose sans épine";

puis

 Catherine Parr,

avec qui il termina ses jours.

 Catherine D'Aragon a d'abord été la femme du frère d'Henri,

le prince Arthur.

 Puis, Henri VII, sur le point d'expier,

conseilla à son fils Henri d'épouser sa belle-soeur devenue veuve

 afin de préserver l'alliance espagnole.

 Henri y consentit volontairement,

malgré le fait que Catherine était de cinq ans son aînée.

Toutefois, avant que les fiançailles puissent être tenu,

 on devait annuler le mariage précédent en s'assurant

que ce mariage n'avait pas été consommé.

 Or, la virginité de Catherine étant mise en doute, sa mère, Isabelle de Castille,

 s'empressa d'obtenir une dispense pour régler cette affaire.

 Ainsi, les fiançailles eurent lieu en 1503.

 Cependant, le mariage tardait,

 car la dot de Catherine posait encore un problème.

Pendant ce temps, Catherine vivait dans l'humiliation

et rêvait de reprendre sa place comme princesse royale d'Angleterre.

 Son père, Ferdinand D'Aragon,

menaçait d'attaquer l'Angleterre si Henri tardait encore à épouser Catherine.

 Henri suivit alors le conseil de son père, et l'épousa sans tarder.

Ce mariage forcé et stratégique eut finalement lieu, en 1509,

 en même temps que leur couronnement.

Les premières années de leur mariage furent heureuses.

Physiquement, Catherine était petite,

"mignonne et gracieuse, avec de beaux yeux".

Munie d'une bonne dose de fierté et de dignité,

elle était également bien éduquée.

 En plus, étant donné le jeune âge d'Henri,

celui-ci en tomba probablement amoureux.

Néanmoins, des différences importantes les séparaient.

 Catherine étant espagnole, elle avait été élevé en dévote.

Elle se levait aux quatre heures pendant la nuit afin de s'agenouiller en prières.

 Henri, quant à lui, occupait ses loisirs à chasser,

 à discuter de médecine, de musique et d'armoiries.

Cependant, elle était pleine d'attention pour le roi

et lui était totalement dévouée. Lorsque la menace d'un divorce se concrétisa,

 elle fit preuve d'un courage exemplaire afin de préserver son honneur

et les droits de sa fille.

En effet, la cause du divorce fut relié au fait qu'après vingt années de vie commune

et de nombreuse grossesses,

 Catherine n'avait réussi qu'à sauvegarder un seul enfant,

une fille qu'ils appelèrent Marie.

 Le roi constata que la reine ne pouvait plus enfanter,

et son désir d'avoir un héritier mâle

 pour perpétuer la fraîche dynastie des Tudor se fit impérieux.

Il se mit donc à chercher un moyen de se débarrasser de sa vieille reine.

 Mais Catherine n'était pas n'importe qui:

 fille d'Isabelle de Castille et de Ferdinand D'Aragon,

 elle était également la tante de Charles Quint,

 ce qui rendait la tâche des plus délicate.

 De plus, le pape Clément VII était devenu une marionnette

dans les mains de Charles Quint,

qui refusait qu'on rejette sa tante ainsi.

Le divorce prit alors des proportions inestimables.

Henri invoqua l'inceste pour cause de divorce:

Il avait couché avec la femme de son frère.

 Toutefois cet argument n'était pas valable,

car une bulle papale avait été obtenu pour autoriser le mariage.

 Devant l'impossibilité d'un divorce et les pressions de sa maîtresse,

 Henri décida de procéder à un mariage secret,

 sans demander la permission du pape, provoquant ainsi le schisme.

 Mais qui était cette maîtresse si exigeante?  

Nul autre qu'Anne Boleyn.

En effet, le roi s'était amouraché de cette jeune femme qui

pensait-il pourrait enfin lui donner un héritier mâle.

 Anne Boleyn était une femme déterminée et futée,

 et ne voulait aucunement se contenter d'un rôle de second ordre

.Elle avait été élevé à la cour de France

 et bien éduqué dans les moeurs françaises.

 Elle avait ensorcelé le roi avec ses yeux en amende, sa coquetterie,

 talonnant le roi de crise de jalousie,

 et le plaçant dans une position insoutenable.

Pourtant, elle n'était qu'une simple fille de gentilhomme,

et était loin de scintiller comme Bessie Blount,

 une ancienne maîtresse du roi

qui lui avait donné un fils malheureusement illégitime.

 Malgré le fait qu'elle possédait une voix chaude et enchanteresse,

elle avait le corps et la poitrine menus,

 une verrue dans le cou, et paraîtrait-il, un sixième doigt.

Comment le roi pût-il en tomber amoureux?

Et surtout,

pourquoi allait-il mettre en péril son allégeance à la religion catholique,

sa couronne, ainsi que son alliance espagnole?

Tout simplement parce que cette femme

osait lui tenir tête en se refusant obstinément à lui,

 et que le besoin d'un héritier mâle se faisait pressant.

Malheureusement, Anne Boleyn le déçut amèrement.

 Elle le taxa de crise de jalousie dont le roi n'était pas habitué,

 puis, tout comme Catherine, enfanta d'une fille, puis d'un fils mort-né.

Le roi crut qu'il était victime de sorcellerie,

et chercha un moyen de se débarrasser de cette porteuse de malheurs.

Pendant ce temps,

Catherine D'Aragon avait été relégué dans des  manoirs,

 où elle y menait une existence modeste.

En 1536, elle expia, et Henri donna un bal pour célébrer cette occasion.

 Anne fêta ce moment, mais réalisa que son tour viendrait inévitablement.

 D'ailleurs le roi ne tarda guère à trouver la solution à ce problème.

 Il l'accusa d'inceste et d'adultère, lui fit un bref procès,

 et son oncle, le Duc de Norfolk, la déclara coupable.

 Elle fut décapitée par un bourreau spécialement venu de France

 pour lui trancher le cou avec une épée.

 Elle fit preuve d'un courage inégalé,

qui témoignait de la préparation morale à cette époque devant la mort.

 Une semaine plus tard, Henri prenait Jeanne Seymour comme épouse.

Le roi avait bien préparé son coup, car depuis plus de six mois,

 Jeanne avait été assuré des intentions du roi.

Cette jeune demoiselle d'honneur de la maison d'Anne Boleyn

 était modeste et de sang royal.

Elle avait pour mission de calmer les esprits du roi

qui était fatigué des intrigues d'Anne,

 et bien sûr de lui donner un fils.

En fait, c'est elle qui lui donna la sérénité d'une vie de couple paisible,

 bien que son règne fût plutôt court.

On la disait "belle, de taille moyenne, le visage plutôt pâle" et un peu gauche.

 Il faut dire que le roi se sentait attendrit

devant cette jeune femme de vingt-cinq ans apeurée

 on peut facilement la comprendre

 car le roi avait pris 42 centimètres de tour de taille en 5 ans

 et qui rougissait au moindre compliment.

Tout de même,

Jeanne avait plus de personnalité qu'on aurait pu le penser.

 Elle servit de pacificatrice entre Henri et sa fille catholique Marie.

Elle prit pour devise

"Tenue d'obéir et de servir",

 et c'est d'ailleurs ce qu'elle fit, car en 1537,

elle mit au monde le fils tant espéré qu'on appela Edouard VI.

Malheureusement, elle dû le payer de sa vie,

puisque douze jours plus tard elle succomba d'une fièvre puerpérale

que la médecine du 16è siècle ne pouvait pas guérir.

 Henri fit construire un monastère bénédictin en son honneur,

et il la fit enterrer à la chapelle St-Georges de Windsor,

où il la rejoignait dix ans plus tard.

 Henri ne tarda guère, malgré son chagrin, à trouver une autre épouse.

 Cette fois-ci, son choix fut avant tout pour des raisons politiques

 et de succession,

 car son fils était de nature fragile.

 Son choix s'arrêta sur Anne de Clèves, qu'il épousa en janvier 1540.

 En effet,

Henri cherchait pendant cette période pacificatrice à s'allier aux Etats protestants.

 Lorsque son conseiller Cromwell fut revenu de sa visite chez cette dernière,

 et qu'il avait assuré le roi de sa grande beauté,

Henri se senti à nouveau amoureux.

Malgré le fait que ce mariage fut a priori politique,

 Henri avait des exigences physiques auxquelles

sa nouvelle épouse ne correspondait pas.

 Holbein en avait fait un portrait élogieux qui était sûrement irréaliste,

 car lorsque le roi vit sa futur épouse, il la qualifia de "laide".

 En effet, cette princesse allemande avait le visage couperosé,

était grande et maigre.

 De plus, elle portait d'horribles toilettes germaniques,

 ne savait pas jouer aux cartes, ne parlait que l'allemand,

 et ne savait pas apprécier la musique.

Le roi la surnomma

 "la jument des Flandres",

 ce qui ne devait guère la flatter.

Le roi s'ennuyant mortellement à ses côtés,

 il chercha à nouveau un moyen de se débarrasser de cette femme indésirable.

 Il l'envoya séjourner seule quelques semaines à Richmond,

prétextant une épidémie, puis lui fit parvenir une lettre

qui lui expliquait ses intentions de rupture.

Afin de ne point blesser cette famille princière,

 il fit tout simplement d'Anne la "soeur du roi" ,

lui donna Richmond, une dot importante, et le tour était joué.

Leur mariage n'aura duré que six malheureux mois.

 Cette fois-ci, le roi ne tarda pas une minute à reprendre une femme.

En juillet 1540,

 il prenait pour épouse

Catherine Howard,

 nièce du duc de Norfolk,

tout comme Anne Boleyn.

La jeune femme était tout le contraste d'Anne de Clèves.

 "Orpheline de père et de mère",

 elle fut élevée par la duchesse douairière de Norfolk.

 Elle n'avait que dix-huit ans, était candide et fraîche,

 ce qui plaisait évidemment au roi vieillissant.

 On la qualifia de femme-enfant,

 et le roi qui se plaisait à donner des diminutifs à ses proches

 la surnommait "Catrin" ou sa "rose sans épine".

Catherine était toutefois écervelée, insouciante,

 et de moeurs un peu trop légères.

Cachée sous des allures vives, elle était presque illettrée.

Le mariage fut de courte durée,

 puisque cette jeune femme de peu de vertu continua ses aventures adultérines,

et le roi ne tarda pas à connaître toute la vérité sur elle.

 En fait, on demanda à "Catrin" de dire la vérité sur ses moeurs de catin

en lui faisant miroiter la clémence du roi, ce qui fonctionna.

Après ces aveux,

 le roi bouillant de rage de s'être fait duper encore une fois,

 ordonna qu'on la décapite.  Sa tête tomba en février 1542.

 L'année suivante,

 le roi pensa à trouver une nouvelle épouse

qui pourrait prendre soin de lui,

 lui tenir compagnie, et qui saurait

"créer un foyer pour sa famille".

 Son choix s'arrêta sur Catherine Parr,

veuve pour la deuxième fois,

et qui était maintenant âgée de trente-trois ans.

Cette femme exauça ces désirs,

et Henri fut heureux en sa compagnie jusqu'à sa mort en 1547.

On la décrivait comme une femme "sans grand charme",

de taille courte et épaisse, mais très cultivée,

 intelligente et passionnée de théologie.

 Elle provenait d'une famille de la noblesse

qui était très discrète et modeste,

 c'est pourquoi elle fut si étonnée du choix du roi.

Après la mort de son dernier mari,

Thomas Seymour prévoyait la marier,

 mais le roi, à qui on ne peut rien refuser, retarda le projet.

A leur mariage en 1543,

elle avait juré d'

"être bonne,  obéissante au lit et à la table, jusqu'à la mort".

Elle combla les désirs du roi en étant une belle-mère attentionnée,

 et en prenant soin de son mari malade.

Après la mort du roi, elle convola en juste noce avec Thomas Seymour,

 mais elle

 "mourra en couches l'année suivante".

En conclusion,

on constate que si Henri VIII à contracter six épouses pendant son règne,

 c'est que les circonstances le poussait à agir de la sorte.

Il avait désespérément besoin d'un fils (croyait-il)

pour assurer la pérennité de la dynastie Tudor.

 Certaines de ses épouses telles Jeanne Seymour et Catherine Parr,

l'avaient compris et ont été honoré d'avoir accompli leur vocation.

ont failli à la tâche, telles Catherine D'Aragon et Anne Boleyn.

Tandis qu'Anne de Clèves ne se révéla point à la hauteur,

 et que Catherine Howard paya de sa vie son innocence.

Bien entendu,

 ces femmes provenaient toutes de milieux fort différents,

 et les circonstances qui les ont portées au trône diffèrent toutes.

 Certaines ont toutefois marqué davantage le règne d'Henri VIII;

 telle Anne Boleyn, à qui l'ont doit une Angleterre protestante

et Elisabeth 1ère, on peut se demander qui, à cette époque

marqua davantage l'histoire: Henri ou ces femmes?

Source texte : Chantal Lapointe

Harmony l'a imagé.

 

 

 

posté par HARMONY, le 10/03/2009 à 14:58 | dans: XVI ème siècle
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Le "Mignon" n'est pas celui que vous pensez

 

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sur

HISTORICA

           

LE MIGNON
 
 
Je ne suis pas celui que vous croyez!!! 
 
 "Les mignons sont remplis de bravoure et de panache, fiers,
 volontiers violents et provocateur."
 

Mignon

 est le nom donné au XVIe siècle aux favoris des rois de France.

 C'est un terme dont le sens est devenu péjoratif et rabaissant.

Au XIXe et XXe siècle,

 il désigne plus particulièrement

les favoris d'Henri III (1551-1589).

 

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Henri, alors duc d'Anjou,

 peint par François Clouet en 1570

Le jeune prince après un voyage à Venise,

 se fait remarquer par son élégance et son goût du luxe.

 

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Les mignons de couchette

C’est une expression utilisé par Brantôme

pour désigner les mignons de Charles VIII.

 Quand un favori était bien en vue,

il avait l’insigne honneur de dormir dans la chambre royale.

 C’était une façon pour le roi de récompenser

ses serviteurs les plus fidèles. 

A la Renaissance, la chambre royale

est considérée comme sacrée

et pouvoir y dormir en présence même du roi

- considéré comme le lieutenant de Dieu sur terre-,

 était l’ultime consécration d’un courtisan.

 

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 Henri II fut un grand adepte de cette démonstration d'affection.

 Il en usait beaucoup avec Anne de Montmorency

qui par de nombreuses fois eut le suprême privilège

de dormir avec lui dans son lit.

 

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 Ce genre de comportement choquait

les ambassadeurs étrangers,

 mais ils se faisaient à l’idée

car la cour de France était réputée

 pour sa très grande familiarité.

Sous l’impulsion rigoriste d’Henri II

et surtout celle d’Henri III,

 les mœurs de la cour de France évoluèrent.

 On n’entrait plus dans la chambre royale

 comme on avait pu y entrer autrefois.

 La chambre royale devint encore plus sacrée

et les personnes qui pouvaient y entrer

faisaient l’objet des plus vives jalousies,

d’où le durcissement des quolibets à l’égard de ceux

 qu’on appelait vulgairement

les mignons de couchette à la fin du XVIe siècle.

 

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Les nobles des grandes familles

 

seront écarté des affaires de l'État car ils n'ont cessé,

depuis le début des guerres de religion,

de se quereller pour le pouvoir.

Il va au contraire promouvoir à la cour

 des hommes de petite noblesse,

 à qui il va donner de très hautes responsabilités.

Il entend s'appuyer sur ces hommes neufs pour gouverner.

Sa cour voit donc apparaître un cercle très restreint

 de favoris qui connaissent,

grâce à leur protecteur, une fortune fulgurante.

 On va les appeler ironiquement

« les mignons ».

 

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 Mignons et archimignons  

Parmi les plus célèbres noms figurent ceux de :

François d'O

Henri de Saint-Sulpice

Jacques de Caylus

Louis de Maugiron

François d'Espinay

Mais les deux plus proches collaborateurs du roi,

 les archimignons,

étaient :

 

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Anne de Batarnay de Joyeuse,

 baron d'Arques, fait duc de Joyeuse

 

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Jean Louis de Nogaret de la Valette,

surnommé « le demi roi », fait duc d'Épernon.

 

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Profil des mignons

 

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Caricature d'un mignon parue en 1605,

dans L'Isle des Hermaphrodites de Thomas Artus  

Certes, les favoris d’Henri III,

dans la mouvance de leur suzerain,

se fardent et se poudrent, portent anneaux aux oreilles,

dentelle et fanfreluche mais ce sont, comme leur protecteur,

de fameux coureurs de jupons

et des soldats qui prouvent leur valeur

sur le champ de bataille.

La mort du duc de Joyeuse en est l’exemple.  

 

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Portrait d’un roi

On dit d’Henri III qu’il était le favori de sa mère,

 

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 Catherine de Médicis.

 Ses contemporains le trouvaient beau

 mais particulièrement efféminé et ce,

 peut-être parce qu’il fut élevé par des Italiens

 aux mœurs assez dissolues.

Le roi, à la culture très étendue,

 était en effet très soucieux de son apparence, et de la mode.

 Ainsi, le jour de son sacre dans la cathédrale de Reims

le 13 février 1575,

il change sept fois de tenue,

 et c’est lui même qui a cousu les pierreries

 sur ses étoffes cérémonielles.

Deux jours plus tard,

pour son mariage avec Louise de Vaudémont,

c’est lui qui coiffe la mariée

et il met tellement de temps

 à façonner les cheveux de sa promise

que la cérémonie doit être reportée à l’après-midi.

Henri fait pourtant l’objet de railleries

 déjà de la part de ses contemporains.

C’est qu’à l’époque, on tolère encore mal,

 dans une cour qui a toujours promu la virilité brute

et considéré le raffinement comme de la faiblesse,

 le penchant d’Henri III et de son entourage pour la culture

et le sens de la fête.

En cette Renaissance,

Henri se dégage donc des reliefs d’une féodalité brutale

et les préjugés se sont empressés de le cataloguer.

Lui utilise le savon tous les jours,

ce qui n'était guère d'usage à cette époque...

 

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Henri III, un homme à femmes

 

Vous êtes surpris...
 
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Si Henri III s’est entouré d’une cour de « mignons »,

 l’Histoire oublie que le terme est complètement dépourvu,

 à cette époque,

de connotation homosexuelle.

 Ainsi, contrairement à l’image

 qui est parvenue jusqu’à nous,

Henri aimait les femmes et eut plusieurs maîtresses :

Louise de La Béraudière du Rouhet

Renée de Rieux de Châteauneuf

 

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la belle Marie de Clèves

 épouse d’Henri de Condé,

 est la femme qu’il a aimé le plus passionnément.

Lorsqu’il apprend son décès en octobre 1574,

 il va plonger dans une affreuse douleur.

 Il va refuser de s’alimenter pendant dix jours,

 alternant cris de détresse et processions de pénitents

dans un délire mystique qui font craindre pour sa raison.

il s’est épris, peu de temps auparavant,

de la belle Veronica Franco,

rencontrée à Venise après sa fuite

 de son royaume de Pologne.

il prit enfin comme épouse et reine Louise de Vaudémont,

rencontrée en Lorraine lors de son voyage vers la Pologne.

 Il avait alors été frappé par sa ressemblance

avec Marie de Clèves.

 

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posté par HARMONY, le 6/10/2007 à 11:54 | dans: XVI ème siècle
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