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Rodolph de Habsbourg et le drame de Mayerling


 

Qui était Rodolphe de Habsbourg

 (1858-1889)

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  Archiduc d'Autriche et prince héritier de l'empire austro-hongrois,

 fils unique de l'empereur François-Joseph

 et de l'impératrice Élisabeth de Wittelsbach. 

L'enfance du prince n'est pas très heureuse,

 tiraillé entre sa grand-mère,

 l'impératrice-mère Sophie décidée

à faire élever l'héritier du trône durement,

"à l'ancienne",

 comme l'avait été François-Joseph,

 et sa mère, Sissi, aux idées très libérales.

Peu d'amour "exprimé" de la part de tous.

Il est brillant et intelligent mais sujet à des sautes d'humeurs,

 (comme sa mère et son oncle Louis II de Bavière.) 

 Après cette enfance troublée,

marquée par une violente et brutale éducation militaire qui fut suivi,

 à compter de 1865, par un intense programme intellectuel.

Malheureux prince
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Marié sans amour à une princesse fade et trop jeune,

 il collectionne les maîtresses et fréquente les lupanars,

 ce qui lui vaut de contracter une maladie vénérienne grave.

 Dès l'adolescence il affiche des idées libérales

 qui se renforceront à l'âge adulte

et qui inquiètent son père, le gouvernement, l'église

 et l'aristocratie autrichienne.François-Josep est un autocrate

qui n'imagine pas que l'on puise libéraliser l'Empire qui,

pour lui, est et doit rester immuable.

Très vite il va se heurter à son héritier dont il redoute les idées

 et ne lui confie que des tâches de représentation

sans vouloir l'associer aux affaires du gouvernement,

ce dont celui-ci s'offusque.

 La Prusse, voisine, 

s'inquiéte aussi du libéralisme,

qui pourrait être contagieux,

 du futur sucesseur de François-Joseph.

Son mariage  

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En 1881, Rodolphe épouse Stéphanie de Saxe-Cobourg-Gotha,

 fille du roi des Belges et soeur de la femme de Philippe de Cobourg,

 son ami intime, qui devient ainsi son beau-frère.

 De cette union naquit une fille Elisabeth,

 Rodolphe vécut par la suite une vie décousue

ponctuée par ses infidélités notoires,

son usage abusif de drogues suite à une maladie contractée en 1886

 et ses relations tendues aves ses parents.

Rodolphe n'avait accepter ce mariage

 que par conscience de ses devoirs envers l'Autriche.

 Il avait déjà au moins une maîtresse en titre, la danseuse Mizzi Caspar,

 qui était encore avec lui en 1889.

 Marié sans amour à Sophie qui n'était ni très intelligente, ni artiste,

 mais d'humeur assez acariâtre, d'où de fréquentes disputes,

Rodolphe conservera toute sa vie, malgré ses infidélités,

une grande tendresse par sa femme, comme ses lettres en témoignent.  



Rodolphe et ses idées politiques

L'archiduc Rodolphe (31 ans) était le seul garçon du couple

et l'héritier de la couronne des Habsbourg.

Tenu à l'écart des affaires par son père, Rodolphe se pique de libéralisme.

Il commet des articles anonymes dans un journal de l'opposition

et se prend à espérer une évolution de l'empire austro-hongrois

vers davantage de démocratie et de fédéralisme.

Proche de Georges Clemenceau,

il est favorable à un rapprochement avec la France.

Ses prises de position lui valent de violentes disputes avec son père.

 Celui-ci ne l'en aime pas moins mais souhaite maintenir son pays

 dans l'alliance avec l'Allemagne de Guillaume II.

Prématurément vieilli par la maladie,

l'interdiction qui lui est faite de divorcer

et la crainte de ne pouvoir avoir de fils,

Rodolphe songe au suicide.

Craignant de ne pas y arriver seul,

 il convainc une jeune maîtresse Mary Vetsera,

 de l'accompagner dans la mort. Marie Vetsera,

 belle et frivole jeune fille d'à peine 18 ans, 

 n'a été présentée à Rodolphe qu'en Novembre 1888

et "n'entre dans sa vie privée"

 probablement pas avant la mi-Janvier 1889...

S'il y a drame d'amour,

comme la version couramment admise le laisse supposer,

il s'écoule vraiment très peu de temps entre la rencontre et la mort!

Les protagonistes du drame  

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La baronne Marie Vetsera

 née le 19 Mars 1871 à Vienne. 

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Elle est la fille du baron Albin Vetsera,

administrateur des biens du sultan de Constantinople

et de Hélène Baltazzi.

Les frères d'Hélène Vetsera sont des familiers de la Cour,

 puisqu'ils montent à cheval en compagnie de l'impératrice Sissi.  

Le pavillon de Mayerling 

 

 

Mayerling est un pavillon dépendant du monastère cistercien ;

 construit autour du XIVème siècle.

 L'archiduc en fait l'acquisition en 1887

 et le transforme en pavillon de chasse,

 tout en conservant la chapelle.

Il se compose alors d'une grande bâtisse trapue,

rectangulaire, à un étage ainsi qu'une aile basse destinée

 au logement du personnel de service, un chenil,

des écuries, des communs.  

  LE DRAME DE MAYERLING

30 Janvier 1889, 8h30

 Découverte du corps ensanglanté

 (une balle a emporté la partie supérieure du crâne)

de l'archiduc Rodolphe,

héritier du trône de l'Empire austo-hongrois

et de sa maîtresse,

 la jeune baronne Marie Vetsera.

Ce drame a donné lieu à diverses hypothèses,

mais la version la plus couramment admise reste celle du suicide.

Selon la version officielle,

c'est l'un des familiers de Rodolphe,

le valet Loschek,

 qui découvre les deux corps,

celui de Rodolphe et de sa maîtresse,

allongés côte à côte sur un lit

(la position exacte des corps sera vite

l'objet de versions contradictoires).  

Faute d'étude sérieuse de la scène du crime,

 faute de l'habituel rapport de police en cas de crimes

 (si laconique et imprécis soit-il),

les criminologues en sont,

 encore aujourd'hui,

réduits aux hypothèses et encore aujourd'hui,

 le mystère reste entier.

30 janvier 1889

 

 Au palais de Schönbrunn

 

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 Près de Vienne, l'impératrice Élisabeth (Sissi), 

apprend que son fils Rodolphe s'est tué dans la nuit à Mayerling.

   

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 Elle doit annoncer la tragique nouvelle à son mari,

François-Joseph 1er    

François-Joseph fait l'impossible pour tenter de cacher

 la présence de Mary Vetsera aux côtés de son fils.

 Et la thèse officielle parle de

 « crise cardiaque » ou d' « apoplexie » .

 Ce qui fait rire tout Vienne,

 d'autant plus qu'Elisabeth répand autour d'elle

 la thèse de l'empoisonnement.

 L'opinion publique a du mal à croire cette version de la mort

 d'un jeune prince de 30 ans..


très vite les rumeurs au sujet d'une mort violente avaient circulé.

Le 1er Février le gouvernement impérial

 faisait paraître la dépêche suivante :

"Son Altesse Impériale et Royale a été trouvée inanimée dans le lit,

après que la porte eut été enfoncée.

Mais le Dr. Wiederhoher trouva après examen qu'il y avait

 une énorme blessure avec arrachement,

sur une large surface, du cuir chevelu et des os du défunt,

 et que cette blessure devait avoir entraîné la mort immédiate.


Cette blessure aurait été provoquée par un coup de fusil...


La position de l'arme ne permet pas de douter que

 l'archiduc se soit donné lui-même la mort."

A ce moment il n'est pas encore question d'une autre mort,

celle de la jeune baronne Marie Vetsera,

 retrouvée elle ausi morte, quasi nue,

 dans le même lit avec aussi

une balle dans la tête...

 Mais l'histoire finira par s'ébruiter et on construira alors

 l'hypothèse (romantique) d'un double suicide par amour.

C'est cette version qui est actuellement

communément admise par une majorité d'historiens.


Mais est-ce la seule ?

 Dès le début on parla aussi d'assassinat.

Rodolphe et Marie vivent un amour fou,

 impossible à officialiser car le prince est marié, et,

d'autre part Marie est de trop petite noblesse,

une union est inenvisageable.

Que Rodolphe avait appris une ancienne liaison de son père

avec la mère de Marie et que cette dernière était sa demi-soeur,

d'où leur décision de suicide devant ce présumé inceste ...

 on affirmera, en se basant sur l'interprétation de quelques écrits

et de propos rapportés,

 que le prince avait des tendances suicidaires

et qu'il n'aurait pas envisagé alors

d'autre solution que ce suicide en couple.

Les lettres qu'il aurait écrites, expliquant son geste,

quelque temps avant ou la nuit du drame ont malencontreusement disparu...

On affirmera aussi, sans preuve : 

 Que Rodolphe avait comploté pour s'attribuer


au moins le trône de Hongrie au détriment de son père

 avec lequel il avait de fréquents différents et que,

 se voyant découvert, il ne lui restait plus que le suicide.

( vie débauchée, alcool, drogue, maladie,...)

n'est impossible,subsiste encore.

 mais aucun non plus n'est certain ! 

 Hypothèses

" suicide "

La version du meurtre suivi d'un suicide

Cette version fut, pendant des décennies,

 la version officielle du drame,

propagée par l'entourage de la famille impériale.

Prématurément vieilli par la syphilis,

atteint de troubles nerveux (Psychose maniaco-dépressive?),

aggravés par l'interdiction de divorcer et sa stérilité,

 Rodolphe songeait de plus en plus souvent, au suicide.

Craignant de ne pouvoir y arriver seul,

il aurait convaincu Mary Vetsera de l'accompagner dans la mort.

Il la tue d'un coup de pistolet avant de se tirer lui-même une balle dans la tête.

Pour préserver l'image de la dynastie,

 François-Joseph fera l'impossible pour obtenir du pape Léon XIII

que son fils soit inhumé chrétiennement dans la crypte impériale

 du couvent des Capucins,

 et non à l'écart comme l'église l'impose de tous les suicidés

(la rumeur du suicide se propagera cependant jusqu'à Rome

où le cardinal Rampolla,

Secrétaire d'État de Léon XIII,

tentera sur ce fondement de s'opposer

aux obsèques religieuses de l'archiduc).

De même,

Francois-Joseph tentera-t-il de cacher

les circonstances exactes du décès

 (notamment la présence de Mary Vetsera).

Ces dissimulations vont vite alimenter les rumeurs

sur l'hypothèse d'un double meurtre politique,

passionnel ou même crapuleux.  

La version du double meurtre

Dès les premiers jours,

 l'hypothèse se fait jour selon laquelle le drame participe

 d'un double meurtre commis par des services secrets. 

Cette version a été longtemps regardée avec suspicion,

dans la mesure où elle était contredite

 par les annonces officielles de la Cour d'Autriche.

 Dès les premiers jours, cependant,

plusieurs éléments venaient jeter le doute sur la réalité d'un double suicide

 et accréditaient l'hypothèse d'un assassinat :

 Plusieurs témoins ont en effet attesté que :

le corps de Rodolphe montrait des signes

d'une confrontation violente avant sa mort.

Des lacérations avaient été découvertes sur plusieurs parties du corps.

Ses mains très abimées, montraient des signes de lutte

 (contrairement aux usages, l'archiduc sera inhumé,

ses mains revêtues de gants noirs).

Selon le témoignage de l'archiduchesse Gisèle,

 sœur ainée de Rodolphe,

les poignets de l'archiduc avaient été sectionnés.

Une fenêtre de la chambre avait été défoncée de l'extérieur.

Le mobilier de la chambre était renversé et fracassé,

 de larges flaques de sang répandues sur le sol

 (témoignage du menuisier Frédéric Wolff).

Le crâne de l'archiduc était enfoncé,

témoignage de l'archiduchesse Marie-Thérèse,

 tante de Rodolphe.

 D'autres éléments confortent cette thèse :

Le 9 février 1889, soit deux mois après les faits,

dans une missive envoyée à Berlin,

l'ambassadeur allemand à Vienne,

 rapporte une conversation avec le Nonce apostolique,

Monsignor Luigi Galimberti,

et l'aumônier de la cour des Habsbourg,

 Monsignor Lorenz Mayer.

« Les deux prélats,

généralement bien informés ont exprimé leurs doutes les plus sérieux

 au sujet de la version officielle des événements de Mayerling

(le double suicide). »

Le Premier ministre britannique,

Lord Salisbury, informera rapidement la Reine Victoria

que les services de renseignements britanniques détenaient

la preuve d'un double assassinat.

Le revolver employé pour tuer Rodolphe n'était pas celui possédé

 par le prince impérial, et chacune des six balles en avait été tirée.

En 1959, des spécialistes autrichiens de la conservation funèbre,

 accompagnés d'un docteur et d'un membre de la famille de Mary Vetsera,

 ont examiné les restes de celle-ci.

Ils découvrirent alors un élément surprenant :

 le corps de la jeune femme ne présentait

 aucune trace de mort par arme à feu

 mais un énorme traumatisme crânien.

 De toute évidence,

ce traumatisme pouvait avoir été provoqué par un objet lourd

et contondant (brique, canne plombée, chenet, marteau...)

 ou par un outil de jardinage, mais pas par une balle.

Pour vérification,

les restes supposés de la baronne furent ensuite transportés

et pleinement examinés à

 « l'institut médico-légal viennois »

 où ils furent formellement identifiés comme tels.

 Curieusement,

 cette macabre découverte, post mortem,

 fut ignorée des

 « milieux habituellement bien informés »

Bref, cette hypothèse,

avancée avec peine des lustres plus tard (en 1959)

 et même pas retenue par

"les milieux habituellement bien informés",

ne prouve donc rien du tout.  

Affirmations de la dernière Impératrice d'Autriche 

La version du meurtre a été officiellement avancée en 1983

 par l'Impératrice Zita, veuve de l'Empereur Charles Ier.


Selon l'impératrice Zita donc,

 l'archiduc aurait été assassiné car il aurait refusé de participer

à un complot contre son père,

complot qui visait à détrôner François-Joseph

 et à le remplacer,

sur le trône de Hongrie par Rodolphe

 et sur le trône d'Autriche par l'archiduc Jean Salvator de Toscane ;

 Rodolphe aurait été informé de certains éléments relatifs

 à ce complot et aurait été assassiné,

 afin que les instigateurs ne soient pas inquiétés.

 L'Impératrice Zita ne fournit aucun élément

permettant d'identifier ces instigateurs.

Cette thèse exclut l'idée d'un assassinat commandité

par François-Joseph, souvent évoquée mais l'impératrice

 Zita pense que cette idée n'a pas à être retenue.

 

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 Le 1er Février, Marie Vestera avait été enterrée,

 quasi clandestinement, dans un petit cimetière proche de Mayerling

 

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Le 5 Février 1889, il fut inhumé dans le tombeau des Hasbourg,

 dans l'église des Capucins, à Vienne.
 

 

 

 

 

 

posté par HARMONY, le 7/02/2008 à 16:00 | dans: XIXe siècle
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de fils d'Hortense de Beauharnais à Napoléon III

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Les 4 Napoléon
 
 Napoléon III
 
20 avril1808 - 9 janvier 1873
 
Charles Louis Napoléon Bonaparte,
 
 

Le mercredi 20 avril 1808, à une heure du matin,

 dans l'hôtel particulier de sa mère,

 8, rue Cerruti à Paris, il naît avant terme

. (19 jours, s'il a été conçu à Toulouse le 12 août 1807 ?)

 

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Sa mère, Hortense, peinte par Gérard

S'il faut en croire sa mère, un trajet en voiture

et l'émotion éprouvée à un spectacle de sauts périlleux en seraient la cause.

 L'accouchement a été difficile.

 L'enfant est petit et si faible qu'il faut lui donner des bains de vin

et l'envelopper dans du coton.

 

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Louis Bonaparte

Le futur Napoléon III,

 est le neveu de Napoléon Ier et le troisième fils de Louis Bonaparte 

et de Hortense de Beauharnais

elle même née du premier mariage de l'impératrice Joséphine.

Baptême

Il a lieu le en novembre 1810, deux ans plus tard,

  en raison des expéditions militaires de Napoléon Ier hors de France.

 La cérémonie se déroule dans la chapelle du Palais de Fontainebleau 

où officie le cardinal Joseph Fesch, oncle de l'Empereur, 

grand aumônier de l'Empire.

 La nouvelle impératrice, Marie Louise de Habsbourg est marraine.

 Rumeurs sur la naissance adultérine de Napoléon III

Le roi de Hollande, Louis Bonaparte, d'une jalousie maladive,

 a lui-même déclaré que le prince Louis-Napoléon n'était pas de lui

et a rompu avec sa femme, Hortense de Beuharnais,

après la naissance de l'enfant en 1808.  

Il est certain que le couple était désuni.

 L'Empereur Napoléon Ier est passé pour être le père

du premier fils d'Hortense

  (Napoléon-Charles, 1803-1807)

  c'est pour cette raison que Louis a refusé en 1804 

que Napoléon-Charles soit adopté par l'Empereur.

  Hortense n'a pas admis la naissance adultérine de Louis-Napoléon,

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alors qu'elle a avoué celle du futur duc de Morny

(demi-frère du futur empereur), fils du comte de Flahaut.

Selon d'autres sources

 Napoléon III ressemblait beaucoup au roi Louis

 ainsi qu'au comte de Castelvecchio....

Jeunesse en exil (1814-1832)

La fille d'une femme de chambre de la reine Hortense,

 Hortense Lacroix (1809-1875),

qui devait épouser le peintre Sébastien Corner

et qui sera très dévouée à Napoléon III,

décrit l'enfant dans ses premières années comme

"aimant, caressant et généreux",

 mais aussi

"paresseux d'intelligence à faire perdre la tête".

 La lectrice de la reine Hortense,  Mlle Cochelet,

 lui trouve un

 "caractère doux, timide, renfermé, parlant peu".

 Le mercredi 30 mars 1814, Hortense quitte Paris,

 avec ses fils, l'aîné, Napoléon-Louis (né en 1804)

qui décédera en 1831, en Italie,

 lors de l'insurrection des Romagnes, 

et le futur Napoléon III.

 Une ordonnance de Louis XVIII du 30 mai

 lui a donné le titre de duchesse de Saint-Leu,

 elle revient à Paris.

 Mais s'étant ralliée à Napoléon après le retour de l'île d'Elbe,

 le 17 juillet 1815, elle est obligée par le général prussien, 

 commandant en chef des troupes alliées dans Paris,

 de quitter Paris dans les deux heures et la France dans les deux jours. 

 Réfugiée en Suisse, Hortense achète,

 au début de 1817, le domaine d'Arenenberg,

sur les rives du lac de Constance.

Pour l'éducation de son fils Louis-Napoléon,

 Hortense a emmené en exil le premier précepteur

 qu'elle a donné à son fils l'abbé Bertrand, 

qui se révèlera inadapté à sa tâche.

 Elle le remplace par un ancien officier des armées impériales,

le capitaine d'artillerie Narcisse Vicillard

qui inculque à son élève des goûts militaires. 

 Lui succèdera Philippe Le Bas,

le fils d'un ancien conventionnel, député du Pas-de-Calais.

Celui-ci décrit son élève qui a 12 ans mais n'est encore qu'en 7e

 et manque des notions les plus élémentaires comme ayant

 l'esprit paresseux et distrait,

"bon, sensible, aimant, mais léger, dissipé, étourdi".

Hortense raconte à son fils les hauts faits de l'Empire.

A Pâques 1821, Louis-Napoléon entre en 6e

 au

 "gymnase humanistique"

 d'Augsbourg, en Bavière,

  à quelques cent kilomètres d'Arenenberg,

 en qualité d'externe.

 Il loge, avec son précepteur, dans une petite maison,

 l'hôtel Waldeck.

Ses professeurs le notent comme un élève

"plein de qualité de cour, de bonté, de douceur, de prévenance,

mais manquant complètement d'assiduité,

 dépourvu de tout goût pour l'étude".

 Il manifeste quelque intérêt pour l'histoire

 et aussi pour la Physique et la Chimie.

  Il fait des progrès ; après avoir été 54e sur 84,

il est 50e, puis 24e ; il n'ira pas au-delà. 

 Il se perfectionne en allemand, qu'il parlera couramment  

(tandis qu'en français, il gardera une pointe d'accent ).

 A partir de 1823

 il passera les hivers à Rome avec sa mère.

 En juillet 1827

 Hortense décide de se passer des services de Le Bas. 

En Italie, Louis-Napoléon parle l'italien aussi bien que l'allemand,

plus couramment que le français. 

Il s'émeut de l'occupation autrichienne

et partage les aspirations des Italiens à l'indépendance.

Etant allé voir son frère Napoléon-Louis à Florence, 

 il s'engage à sa suite dans la société secrète des "carbonari".

Le 1er décembre 1829,

 il est expulsé et reconduit à la frontière des Etats Ponitifcaux.

 En 1830

 il entre à l'école militaire suisse de Choune (artillerie et génie).

 Au début de février 1831,

 les Romagnes s'étant soulevés contre l'autorité pontificale,

 il rejoint avec son frère aîné les insurgés, 

 mais celui-ci meurt de la rougeole à Forli le 1er mars 1831. 

Hortense qui est accourue parvient à sauver Louis-Napoléon

et l'emmène à Paris,

mais Louis-Philippe ne leur permet pas de séjourner dans la capitale.

  Ils partent le 10 mai pour l'Angleterre.

 Le 20 août, ils rentrent à Arenenberg.

A cette époque, trois éléments se dégagent de Louis-Napoléon : 

 une admiration constante et croissante pour le personnage

et les idées de Napoléon :

 une sensibilité vis-à-vis des malheureux 

et une faiblesse pour la société des femmes, 

à commencer par sa mère à laquelle il est tout dévoué.

 

 Le prétendant

Les origines de ses prétentions bonapartistes,

le duc de Reichstadt (né en 1811),

 fils légitime unique de Napoléon Ier,

  meurt en Autriche au château de Schönbrunn le 22 juillet 1832. 

 D'après le sénatus-consulte du 18 mai 1804,

 à défaut d'héritier naturel, légitime ou adoptif,

 la dignité impériale aurait dû revenir à Joseph Bonaparte

(frère aîné de l'Empereur) et à ses descendants mâles,  

mais Joseph qui n'avait que des filles ne fait pas état de ses droits.

Profitant de ce silence,

 Louis-Napoléon, âgé de 24 ans, se proclame, 

de sa propre autorité, héritier au trône impérial. 

Il commence sa propagande,

 entretient (souvent sans succès) une correspondance

suivie avec les Français libéraux, 

 républicains ou bonapartistes qu'il peut toucher.

L'essor de la légende napoléonienne le sert.

 A Paris, de 1830 à 1835,

20 pièces de théâtre ont retracé en grande pompe

 les épisodes les plus importants de l'Empire.

 En 1836  Horace Vernet expose ses tableaux

 concernant les victoires les plus célèbres de Napoléon,

le républicain Edgar Quinet publie un poème de jeunesse 

célébrant les hauts faits de Bonaparte en Orient

et  Alfred de Musset fait paraître

 sa Confession d'un Enfant du Siècle, 

où il montre la jeunesse en proie à la nostalgie

des grandes actions napoléoniennes.

Aspect physique et personnalité

  

Il a une tête trop grosse pour sa petite taille, un buste trop long,

 des jambes trop courtes, un nez trop fort, un front haut et large.

Des yeux clairs, d'un bleu doux au regard tantôt bienveillant, 

tantôt terne et comme vide, tantôt rêveur et lointain.

Il porte barbe et moustache.

 Son aspect est calme, tranquille, simple et naturel dans l'intimité.

 Ses propos sont rares et quelque peu embarrassés.

 Sa voix est sourde, nasillarde avec un léger accent.

 En privé, Louis-Bonaparte se révèle bienveillant,

 indulgent, en partie par scepticisme, 

 fidèle à ses amis, bon pour ses serviteurs.

 Homme public, il "sent" l'opinion ; il aime le peuple,

 sait ce qu'il faut lui dire et comment il faut dire. 

Son abord est froid, mais simple

et d'une courtoisie raffinée. 

Il écoute avec un calme imperturbable

 sans trahir la moindre impatience,

sans laisser deviner la moindre réaction. 

Malgré son corps disgracieux, ses traits irréguliers, 

son regard souvent absent,

sa parole avare aux intonations étrangères, 

il est doué d'un certain charme,

auquel maintes femmes sont sensibles.


 

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Les complots

Dès 1836 il s'affirme comme prétendant au trône de France

et ne cessera de comploter, au point d'être emprisonné et exilé. 

Il s'évade, a des maîtresses, leur fait des enfants....

Le retour en France

 et l'élection à la Présidence de la République

Le 24 février 1848 la monarchie orléaniste s'effondre, 

la République est proclamée,

 un gouvernement provisoire est constitué. 

Elections à la présidence de la République

des 10 et 11 décembre 1848.

Candidats :

Louis-Napoléon Bonaparte,  Eugène Cavaignac,

 Alphonse de Lamartine,  Alexandre Auguste Ledru-Rollin

et François Vincent Raspail 

 

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 l'élection de Louis-Napoléon ne pouvait plus faire de doutes

 le 20 décembre 1848

 le Prince-Président entre dans la salle des séances,

 il porte un habit noir,

 la plaque de grand officier de la Légion d'Honneur sur la poitrine

et, à la boutonnière, la rosette de représentant du peuple.

Il jure solennellement de respecter la Constitution devant Dieu.

 Avec les honneurs dus à son rang,

il est ensuite accompagné à l'Elysée,

 demeure que l'Assemblée lui a assignée.

Le triomphe du prince-président est toutefois assombri

 par la victoire des royalistes à l'Assemblée législative en 1849

 et par la promulgation de la Constitution de la IIe République,

qui limite son mandat à quatre ans.

Le Président de la République habile tacticien politique,

  il réduit à néant l'opposition républicaine

puis laisse les conservateurs se décrédibiliser

 par une politique réactionnaire et impopulaire,

 tout en se présentant comme le défenseur de la démocratie

 et du suffrage universel,

et en travaillant à s'attirer le soutien du monde ouvrier.

 N'ayant pas réussi à faire modifier la Constitution

 qui lui aurait permis de se faire réélire en 1852,

mais jouissant toujours d'une grande popularité,

il décida, avec l'aide de son frère utérin,

le duc de Morny, et d'autres, qui lui étaient redevables,

de perpétrer un coup d'Etat le 2 décembre 1851,

 date anniversaire du sacre de Napoléon Ier

et de la victoire d'Austerlitz.

Le matin de ce jour,

Louis-Napoléon fait afficher une proclamation

annonçant la dissolution de l'Assemblée, 

 le rétablissement du suffrage universel

et l'organisation prochaine d'un plébiscite sur les nouvelles institutions.

 

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 Après l'élection à la présidence de Louis-Napoléon,

les bonapartistes ont travaillé au rétablissement de l'Empire.

 En fait, c'est dans le Centre

et les provinces méridionales que la résistance est la plus vive,

  dans les campagnes et les bourgs,

qui ont voté pour les "démocrates-socialistes" en 1849. 

 Une résistance inattendue qui confirme la force du courant républicain  

et entache de sang le nouveau pouvoir.

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 L'impératrice Eugénie avouera plus tard

que son époux a toujours traîné le souvenir du 2 décembre 

comme un boulet au pied de sa grandeur.  

Les 20 et 21 décembre 1851,

 les Français sont appelés à approuver la proposition suivante :

" Le peuple français veut le maintien de l'autorité

 de Louis-Napoléon Bonaparte

et lui délègue les pouvoirs nécessaires

 pour établir une nouvelle constitution. 

Louis-Napoléon Bonaparte s'emploie

 à asseoir définitivement son autorité 

 et à préparer la restauration de l'Empire.

A Bordeaux,  il déclare :

 "Aujourd'hui, la France m'entoure de ses sympathies

parce que je ne suis pas de la famille des idéologues.

 Pour faire le bien du pays,

 il n'est pas besoin d'appliquer de nouveaux systèmes,

mais de donner avant tout confiance dans le présent,

sécurité dans l'avenir.

Voilà pourquoi la France semble vouloir revenir à l'Empire.

Il est néanmoins une crainte à laquelle je dois répondre.

 Par esprit de défiance, certaines personnes se disent :

"l'Empire, c'est la Guerre !". Moi, je dis "l'Empire, c'est la paix".

 C'est la paix car la France le désire,

et lorsque la France est satisfaite, le monde est tranquille.

La gloire se lègue bien à titre d'héritage, mais pas la guerre".

 Et le Prince qui n'est encore que président pour dix ans ajoute :

 "Moi aussi, comme tous les Bonaparte,

j'ambitionne la victoire,

mais mes victoires sont les victoires de la paix;

 je répandrai la morale, la religion, l'instruction,

 les chemins de fer, les ports, les transatlantiques

Rétablissement de l'Empire

Les 21 et 22 novembre, 7800 000 "oui"

 contre seulement 250 000 "non"

approuvent le rétablissement de l'Empire,

  qui est promulgué, date anniversaire oblige, 

 le 2 décembre 1852.

 

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Louis-Napoléon prend le titre de Napoléon III,

 pour respecter le règne très court du fils de Napoléon Ier

posté par HARMONY, le 4/11/2007 à 17:39 | dans: XIXe siècle
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Elisabeth Amélie Eugénie : Duchesse en Bavière, devient impératrice d'Autriche et reine de Hongrie

 

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Le samedi 10 septembre 1898, une vieille dame de 61 ans

est assassinée à Genève, sur le quai du Mont-Blanc,

par un anarchiste italien.

 Il s'agit d'Elisabeth de Wittelsbach,

 épouse

 de François-Joseph 1er de Habsbourg,

impératrice d'Autriche et reine de Hongrie,

affectueusement surnommée «Sissi». 

 

 

qui était elle?     

Duchesse en Bavière


Elisabeth Amélie Eugénie

 

 

 

Jeunesse

 Elle naît (avec une dent) le dimanche 24 décembre 1837 à 22h43

dans un palais de la Ludwigstrasse à Munich.

 Elle est le troisième enfant

et la deuxième fille du duc Maximilien en Bavière

 et de la princesse Ludovica de Bavière.

 Elle est cousine de Louis II de Bavière.

 

 

L’enfant reçoit le prénom d’Elisabeth

en l’honneur de sa marraine et tante,

 la reine Elisabeth de Prusse, sœur de la duchesse Ludovica.

 Elisabeth sera surnommée Rose de Noël et dira plus tard

« Je suis une enfant du dimanche ».

 Le père de Sissi est issu d’une branche cadette

de la maison de Wittelsbach

(d’où le titre de duc en Bavière,

 et non pas de duc de Bavière),

 alors que sa mère est issue de la branche aînée,

de lignée royale.

 

 

 

La petite Elisabeth grandit l’hiver à Munich, et l’été

 et dès que possible à Possenhofen, dit Possi,

 petit château situé aux bords du lac de Starnberg,

acheté par le duc Maximilien en 1834.

 Elevée sans contrainte ni manière,

 elle est passionnée d’équitation, de poésie

 et adore faire de longues promenades en forêt.

Cette vie ne l'avait en rien préparée à l'étiquette très rigide

de la Cour ou elle allait vivre, auprès d'une belle-mère hostile. 

 


 

La Rencontre

En août 1853,

 l'empereur François-Joseph d’Autriche fête

son vingt-troisième anniversaire

 dans la résidence impériale d’été

 la Kaiservilla à Bad Ischl.

 C’est à cette occasion qu’il doit se fiancer officiellement

avec sa cousine germaine la duchesse Hélène en Bavière,

sœur aînée d’Élisabeth.

 Mais c’est de Sissi que le jeune souverain tombe amoureux.

 Au grand désarroi de sa mère l’archiduchesse Sophie d'Autriche,

sœur de la duchesse Ludovica,

 il annonce le 19 août son mariage prochain avec la jeune Sissi,

à peine âgée de quinze ans et demi

 et qui n'était absolument prête pour le "rôle"

qu'elle allait devoir tenir.

 

 

Mariage

Le mariage est célébré le 24 avril 1854

 en l’Eglise des Augustins de Vienne.

 Les premières années du mariage semblent heureuses,

 donnant au couple deux filles et un fils :

 les archiduchesses Sophie et Gisèle

 et le prince héritier Rodolphe (celui de Mayerling). 
 

 

Souveraine malade


 Elisabeth, atteinte de tuberculose,

 doit se rendre à Madère pour y reprendre des forces.

 Miraculeusement guérie,

 elle ne cesse dès lors de voyager partout en Europe,

 notamment en Hongrie,

 en Grèce où elle s'est fait construire un château

sur l'île de Corfou, et en Irlande.

En effet, peu appréciée par sa tante et belle-mère,

 l'archiduchesse Sophie qui prend en charge

 l'éducation de ses enfants,

 étouffée par le protocole rigide de la Cour de Vienne,

 désespérée, Élisabeth déserte le palais de la Hofburg

qu'elle nomme sa prison (Kerkerburg, le palais-cachot).

 

 

 
Reine de Hongrie

  
La reine Erzsébet de Hongrie (le jour de son couronnement)

Passionnée par la Hongrie, sa langue et son peuple,

 elle favorise le Compromis austro-hongrois,

 soutenue par son ami le comte Gyula Andrássy.

 Elle est ainsi couronnée, le 8 juin 1867,

Reine de Hongrie aux côtés de son mari.

Elisabeth devient ainsi Erzsébet, une souveraine aimée,

 admirée, acclamée, fêtée et adulée  par le peuple magyar.

Celui-ci lui offre le château de Gödöllö,

 à une trentaine de kilométres de Budapest,

 où elle se sent chez elle et où elle se rend très souvent.

 

1867, elle a 30 ans lorsqu'elle devient Reine de Hongrie

        

Sa fille chérie

En 1868, Élisabeth accouche d'une fille,

 l'archiduchesse Marie-Valérie,

 qu'elle élève elle-même et que,

 dit-on, elle chérit plus que ses autres enfants.

 La fillette a été conçue et est née en Hongrie,

et elle est en quelque sorte

un cadeau offert par Élisabeth au peuple Magyar

 en guise de remerciement pour son amour et sa loyauté.

 Les Hongrois surnommèrent Marie-Valérie la Kedvesem,

 ce qui signifie l'Unique.

 Cependant, Sissi désirait tant

« donner un fils, un roi à la Hongrie,

un homme fort, un esprit clair »,

 calcul qui aurait mis fin au Compromis si laborieusement établi

 

 

 

Souveraine meurtrie


En quelques années,

 les morts successives

 de son cousin le roi Louis II de Bavière,

 retrouvé noyé dans le lac de Starnberg,

de son père le duc Maximilien, de son fils unique

 

 l'archiduc Rodolphe

 de son ami le comte Gyula Andrassy,

 de sa sœur la duchesse Sophie-Charlotte d'Alençon

brulée vive dans le tristement célèbre incendie

du Bazar de la Charité à Paris,

 et de sa mère la duchesse Ludovica,

 plongent Élisabeth dans une douleur

et une mélancolie indescriptibles.

 

 



Impératrice assassinée


Le 10 septembre 1898,

 par Luigi Lucheni (26 ans) qui veut à tout prix

 tuer un prince européen.

 Il jette d'abord son dévolu sur

le prétendant au trône de France de l'époque,

 le duc Philippe VIII d'Orléans,

 mais celui-ci reporte son déplacement à Genève.

 L'anarchiste se met alors en faction près de l'hôtel Beau-Rivage

où l'impératrice est descendue.

 A 13h35, celle-ci sort au bras de sa dame de compagnie,

 la comtesse Irma Sztaray,

afin de prendre le bateau pour sa résidence de Territet,

 sur la rive vaudoise du lac Léman.

 Passant près du jeune homme,

 l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être

un coup de poing et trébuche.

 Le meurtrier,

qui vient de la poignarder au moyen d'un poinçon très fin,

 s'échappe mais est interpellé quelques mètres plus loin.

L'impératrice tient quand même à prendre le bateau,

ce qu'elle fait avec peine, perdant connaissance une fois à bord.

 En ouvrant son corsage,

sa dame de compagnie observe un infime point rouge

 au dessus du sein, attestant d'une lésion

dans la paroi cardiaque,

 fatalement accompagnée d'un épanchement interne.

 Ramenée dans ses appartements,

elle décède dans les bras de Fanny Mayer,

 l'épouse du propriétaire de l'hôtel.

 Aujourd'hui, une statue de l'impératrice

 située face à l'hôtel Beau-Rivage rappelle ce funeste événement.

 

 



La beauté une obsession

Sissi fut et demeure d'abord connue pour sa beauté,

 dont l'attribut majeur était une somptueuse chevelure auburn,

 si longue que le petit Rodolphe

 pouvait s'y cacher comme dans une forêt.

 

 

 

Conserver sa beauté fut toujours pour Sissi

une véritable obsession.

Elle collectionne les photographies

 des plus jolies femmes de l'Empire,

 que lui apporte la valise diplomatique.

 On peut supposer qu'elle faisait des comparaisons

avec ses propres photographies, réalisées par Angerer.

Vers la fin de sa vie,

elle ne sort plus que voilée

ou dissimulée derrière son légendaire éventail.

Les biographes soulignent également

 l'obsession de Sissi pour la minceur.

 De toute sa vie, elle ne dépassera guère les cinquante kilos,

 ce qui est très peu pour une femme d'un mètre soixante-douze."

Adepte des régimes de l'extrême,

 Sissi pratique également la gymnastique

 (elle a fait installer des agrès dans le palais viennois de la Hofburg)

et ce que l'on ne nomme pas encore jogging.


 

 

Sissi est devenue une

 "LEGENDE"

 

  

  

 

 

 

 

 

   

 

 


 

 

 

 

 

posté par HARMONY, le 4/11/2007 à 07:35 | dans: XIXe siècle
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