Envie de vous parler d'Histoire, de la Grande comme de la petite
Toussaint, Fête des défunts et l'histoire du confesseur de Louis XIV qui donna son nom au cimetière du Père Lachaise

 

Le 2 novembre, l'Église catholique commémore les fidèles défunts.

 Des messes sont célébrées, en particulier pour les défunts de l'année écoulée.

Pour l'église catholique romaine, c'est la commémoration des trépassés fidèles.

 La messe permettrait de purifier ces morts de leur péchés véniels

pour atteindre la vision béatifique.

Dans les pays catholiques,

 ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière

et à l'entretien des tombes.

Dans de nombreux pays catholiques,

 les gens croient que les morts reviennent cette nuit la

et partagent la nourriture des vivants.

En France, dans les faits, le 2 novembre n'est pas un jour férié,

alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un.

C'est donc plutôt le 1er novembre

que les Français consacrent à la visite des tombes de leurs proches,

d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la commémoration des défunts.

Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes,

 la fleur la plus achetée ce jour-là.

Au Mexique (el día de los Muertos), cette visite rituelle est très festive,

 avec des offrandes de bonbons, de têtes de mort en sucre ou de tequila.

 Les Mexicains vont dans les cimetieres, mangent sur les tombes,

 dansent, chantent.

Ce n'est pas un jour triste pour eux.

 Ils confectionnent des autels dans leurs maisons

et mettent des bougies dans leurs habitations pour montrer aux morts

quel chemin il faut suivre.

 

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Pourquoi porter des fleurs VIVANTES à nos chers disparus  

Pour l'enterrement, des fleurs coupées (mortes),

 mais pour célébrer nos défunts, nous achetons des fleurs vivantes,

 parceque lorsqu'elles disparaissent en terre, elles nourrissent nos morts.

 

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Un homme devenu célèbre grâce à un cimetière 

François d'Aix de La Chaise

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25 août 1624 au château d'Aix dans la Loire près de Saint-Martin-la-Sauveté,

 mort le 20 janvier 1709 à Paris.

Né seigneur de La Chaise, il est plus connu sous le nom de Père Lachaise,

jésuite et confesseur du roi Louis XIV pendant 34 ans.

Fils de Georges d'Aix, seigneur de La Chaise, et de Renée de Rochefort,

 il était, par son ascendance maternelle, petit-neveu du Père Coton,

 confesseur d'Henri IV.

 Il enseigna au Collège de la Trinité de Lyon, tenu par les Jésuites.

 Il enrichit considérablement le médaillier du collège,

au point de devenir à sa mort l'un des plus riches d'Europe.

 

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Confesseur du roi  

C'est en 1675 qu'il devint à son tour confesseur du roi Louis XIV.

 Il exerça sur celui-ci une influence modératrice dans la lutte contre le jansénisme

et de nombreux seigneurs tentaient d'approcher le roi par son intermédiaire.

 Il modéra également l'action du roi lors de la révocation de l'édit de Nantes.

On soupçonne qu'il maria le roi à Madame de Maintenon en 1683,

après la mort de Marie-Thérèse d'Autriche.

Le Père La Chaise n'habitait pas Versailles,

 mais la maison Professe des Jésuites près de l'église Saint-Paul à Paris.

A sa mort, le Père La Chaise fut remplacé par Le Père Le Tellier (1643-1719),

également jésuite, comme confesseur du roi.

 

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Le Père-Lachaise

Les terres autour de la maison de campagne qu'il possédait au Mont-Louis,

 à proximité du Paris d'alors,

 furent largement étendues par la générosité du souverain.

 Le confesseur s'y retirait fréquemment, loin de la vie dispendieuse de la cour

et des intrigues menées par les détracteurs.

Son frère, le Comte de la Chaise,

y donnait souvent des fêtes, contribuant à l'embellissement du domaine.

 Cela permit près d'un siècle après la mort du Père Lachaise

 de disposer d'un terrain assez vaste pour constituer

 le premier cimetière civil de Paris.

Resté très populaire, au cœur des Parisiens,

 ce nom de Père-Lachaise

 contribua pour beaucoup à l'adoption par les parisiens de ce nouveau cimetière 

qu'ils avaient dans ses débuts boudé pendant longtemps.

 

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Histoire

L'une des sept collines de Paris,

appelée Champ-l'Evêque car elle appartenait au Moyen Age à l'évêque de Paris,

 prit au XIIe siècle le nom de Mont-aux-Vignes,

 pour les cultures que l'on y réalisait alors.

 En 1430, un riche commerçant du nom de

 Régnault de Wandonne acheta le domaine

 afin d'y faire construire une maison cossue : une folie.

 C'est l'origine du nom de l'actuelle rue de la Folie-Regnault dans le XIe.

Deux siècles plus tard, les Jésuites acquièrent le terrain

 pour en faire un lieu de repos et de convalescence.

La maison accueille même quelques heures le jeune roi Louis XIV

venu assister sur ces hauteurs à des combats lors de la Fronde.

Cet événement donnera au lieu le nom de Mont-Louis.

Mais le plus illustre occupant fut François d'Aix de La Chaise,

qui  y demeurera de 1675 jusqu'à sa mort.

Le comte de la Chaise, frère du père jésuite,

 donna de nombreuses fêtes sur le domaine,

ce qui contribua à son agrandissement et son embellissement.

 Mais en 1762, la Compagnie de Jésus fut contrainte de céder le terrain

en raison d'une dette du père de Jacy.

 Au fil des années, les jardins furent laissés à l'abandon

 et les propriétaires se succédèrent, pour revenir,

le 9 Ventôse an XI au préfet de la Seine,  contre la somme de 180 000 francs.

 

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Avec la fermeture le 1er décembre 1780 du cimetière des Innocents, 

 en application tardive de la loi de 1765 interdisant les cimetières en ville,

Paris commençait à manquer de lieux de sépultures.

 Napoléon Bonaparte, alors consul, décréta que

« chaque citoyen a le droit d'être enterré quelle que soit sa race ou sa religion »

réglant le cas des mécréants, des excommuniés, des comédiens et des pauvres.

 

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Au début du XIXe siècle, le préfet de Paris décréta

 la transformation des 17 hectares de Mont-Louis en cimetière de l'Est.

 La conception du cimetière fut confiée à l'architecte néo-classique

 

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 Alexandre Théodore Brongniart (sa sépulture au Père- Lachaise) en 1803. 

Il dessinera les grands axes sous la forme, pour la première fois,

 d'un immense jardin à l'anglaise,

aux allées accidentées, pourvues d'arbres et de plantes aux essences diverses

 et bordées de sépultures sculptées.

Il projettera des monuments funéraires dont finalement aucun ne sera réalisé,

 à l'exception de la sépulture de la famille Greffuhle, au style néo-gothique épuré.

Le 21 mai 1804, 

le cimetière fut officiellement ouvert par une première inhumation,

celle d'une petite fille de cinq ans.

Cette même année il ne comptait que 13 tombes.

 L'année suivante,

 il n'y en avait que 44, puis 49 en 1806, 62 en 1807 et 833 en 1812.

 

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 En 1817

pour redorer l'image du cimetière la mairie de Paris

 organise le transfert des dépouilles

 

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d'Héloïse et Abélard, ainsi que de

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 Molière

 et

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La Fontaine.

 Il n'en fallait pas plus : en 1830, on décomptait 33 000 tombes.

Le Père-Lachaise connut à cette époque cinq agrandissements :

en 1824, 1829, 1832, 1842 et 1850.

 Ceux-ci lui ont permis de passer de 17 hectares 58 ares (17 580 m²)

à 43 hectares 93 ares (43 930 m²)

pour 70 000 tombes, 5 300 arbres, une centaine de chats,

 une volière d'oiseaux et deux millions de visites.

 

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D'illustres sculpteurs et architectes feront de ce lieu

un véritable musée dès le XIXe siècle :

parmi eux, Guimard, Garnier, Visconti ,

 

gisant en bronze, pour Yvan Salmon dit Victor Noir,

 réalisé par Aimé-Jules Dalou 

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par David d'Angers

La chapelle ainsi que le portail principal d'alors (boulevard de Ménilmontant)

 furent conçus par l'architecte néoclassique

 Étienne-Hippolyte Godde en 1823 et 1825.

David d'Angers créa la plupart des monuments du

« Quartier des Maréchaux d'Empire ».

 Ce n'est qu'à la fin du siècle, en 1894, que débutèrent les travaux

 

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du columbarium

 

et du crématorium, dans un style néo-byzantin

 adapté par Jean Camille Formigé.

Lors de la Commune de Paris, en mai 1871, 

le Père-Lachaise fut le théâtre d'une véritable guerre civile,

 en raison de sa localisation stratégique sur la colline. 

 Les Fédérés installèrent leur artillerie en plein cœur du cimetière,

 mais furent rapidement encerclés par les Versaillais de Thiers d'un côté

et les Allemands de l'autre.

 Les 147 survivants furent fusillés le 28 mai 1871 devant le mur

 

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qui prit ensuite le nom de mur des Fédérés au sud du cimetière.

 

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à mes chers disparus, toujours dans mon coeur. 
 
 
 

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Habiter une maison troglodyte, saine, tempérée, une solution écologique!!!
  
 

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Le mot d'Hamony
 
"Sur LES ARTS, dans la catégorie :
Voyages, vous avez des billets sur la Turquie,
 ma visite sur le site d'Ephèse, le splendide site de Pamukalé,
 mais pas de billet sur la Cappadoce car hélas,
 je n'ai pas visité Istanbul, beaucoup trop loin.
Une émission de télévision que je regarde fréquemment :
 
 "C'est au programme",
 
 proposait le vendredi 5 octobre,  avec le chroniqueur Didier Régnier,
une escale en Turquie, sa découverte de la Cappadoce et du site de Gorerne.
 
"Un spectacle orchestré par la nature
avec quelques sculptures inattendues."
 
Les maisons troglodytes qui avaient déjà retenues
 toute mon attention en Tunisie, m'ont donné envie de faire ce billet."
 
 
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Surprenante Cappadoce
 
Au coeur de la Turquie, à 2 heures de route, au sud d'Ankara,
 le plateau anatolien présente un des plus beaux
et des plus spectaculaires paysage de la planète.
 
 
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La nature y a sculpé dans les coulées de laves,
vieilles de plusieurs millions d'années,
 
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d'étranges aiguilles, vallées et citadelles de tuf.
 
Depuis, l'homme y a laissé son empreinte :
 
 
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 pigeonniers, (ici, peint dans les rochers)
 villes souterraines,
 
 
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églises (ici chapelle taillée dans la pierre
 
 
et habitations troglodytes, vallées roses ou rouges.
 
 
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Une grotte creusée sous terre,
pouvant avoir une profondeur de plus de 15 mètres,
sur une dizaine d'étages !
Véritable immeuble en sous sol, avec habitations, salles de prière....

Habitations troglodytes d' Hasankeyf

et le géographe Yâkût la désigne sous le nom de Hisn Kaybâ

et lui attribue une origine arménienne

Grotte d' Hasankeyf

(VIIe - VIe siècle avant JC).

 

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Le village d' Hasankeyf abrite 5500 habitants,

en grande majorité des Kurdes et des Arabes.

Certaines grottes remonteraient à l'époque chaldéenne.
Les historiens de l'époque romaine mentionnent la ville
sous le nom de Cepha et Ciphas,

 Le voyageur anglais Taylor les a fouillées au 19e siècle

et a trouvé de nombreuses pièces de monnaie parthes, grecques,

romaines, byzantines et arabes.

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Goreme

 

Un habitat écologique!!!

 

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entrons et visitons

Jusqu'en 1952, de nombreuses maisons étaient occupées,

aujourd'hui peu y demeurent

 et elles sont transformées en hôtel pour touriste

(en Tunisie j'avais visité un de ces hôtels et vu  la porte des étoiles 

du film Star wars qui y avait été tourné, photos publiées dans voyages).

Une vieille femme interwievée,

 n'aurait pour rien au monde quitté sa maison troglodyte,

 au demeurant fort belle.

Elle n'a jamais froid en hiver, ni chaud en été,

 la maison troglodytes est toujours tempérée.

Serait-ce une solution pour la sauvegarde de la planète???

 

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Ortahisar

 

 

 

 


 
Soliman le Magnifique et la Mosquée Bleue
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Soliman le Magnifique

 (Kanûnî Sultan Süleyman)

(ou Süleyman Ier )

 27 avril 1495 à Trébizonde - 7 septembre 1566 à Szigetvár.

Il est le seul fils survivant de Selim 1er Yavuz

dit le "Cruel" ou le "Terrible" ou " l'Inflexible",

 qui régna de 1470 à 1520.  

 

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 A sa mort, Soliman, monte  sur le trône.

 Avec l'aide de son grand vizir,

 il impose les réformes qui lui valurent son surnom turc de

 « Législateur » (Kanûnî).

Sous son règne,

l’Empire ottoman devient une grande puissance mondiale,

 continuant à s’étendre pendant encore un siècle

 avant de commencer une phase de déclin.

 

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Les premières années

A l’âge de sept ans il fut envoyé dans la capitale,

 Istanbul pour y suivre ses humanités

 qui consistaient, à l'époque, en l'étude des sciences,

 histoire, littérature, théologie.

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Calligraphié par Soliman

Son père, y ajouta les techniques militaires.

 Il fit ses premières expériences

en matière de gouvernement dans différentes provinces.

Dès le début de son règne

il entreprit plusieurs campagnes de conquêtes.  

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Sa mort

C’est alors qu’il menait une campagne

 contre l’empereur germanique Maximilien II

que le Sultan mourut en 1566, la veille de la bataille de

 Szigetvár en Hongrie remportée par les Turcs.

 Il fut enterré au côté de son épouse préférée Roxelane,

 dans le mausolée attenant

 à la mosquée Süleymaniye d’İstanbul.

 

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Le jugement de l'Histoire

Vu de l’étranger Soliman, le Grand turc,

 paraissait un danger pour tout le monde

en raison de sa puissance et de son ambition,

 mais à l’intérieur il était considéré comme

 un bon souverain, combattant la corruption,

et comme un mécène envers

les artistes et les philosophes.

 Lui-même est connu pour

avoir été un poète et un habile bijoutier.

 C'est au XVIe siècle, sous le règne de Soliman, 

que l'Empire connaîtra son apogée.

 

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Le rôle de Roxelane

 

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Roxelane
1505-Edirne 1558 

Si on a parfois accusé Soliman de cruauté,

 certains disent qu’il faut y voir

l’influence de son épouse

 Roxelane (Hürrem Sultan en turc),

 sultane, fille d’un prêtre orthodoxe ukrainien

et nommée Aleksandra Lisowska .

 Roxelane était devenue la troisième épouse

dans la hiérarchie du harem avec la naissance d’un fils.

 On dit qu’elle était une très habile politique

 et qu’elle savait jouer de la fascination de son époux.

 La règle de succession en vigueur

 chez les ottomans était que

 le successeur devait être le fils aîné,

 aussi celui-ci devait se débarrasser de tous ses frères

 comme autant de concurrents.

 Le prétendant était Mustafa le fils d'une autre épouse.

En 1541 un incendie détruisit l’ancien palais

 et tout le harem fut déplacé vers le grand palais

 où elle se retrouva plus proche du Sultan :

 c’est ainsi que commença l'ère dite du

« règne des femmes ».

 Roxelane avait un rival à éliminer,

 c’était le plus fidèle compagnon de Soliman,

 Ibrahim. Ce dernier était comme Roxelane

un ancien captif et esclave,

il devint le grand vizir de Soliman durant 13 ans.

 Ibrahim avait possédé Roxelane.

 Soliman lui avait promis sa sœur,

 Hatice, en mariage. En offrant Roxelane au Sultan,

 Ibrahim avait pensé que

 cela consoliderait sa position,

 mais ce fut le contraire qui advint.

 Roxelane devint jalouse de l’amitié

 de Soliman pour Ibrahim,

elle se mit à répandre des ragots sur Ibrahim.

 Une nuit il fut étranglé par un garde sourd-muet,

 mais cependant

aucune preuve d'évidence n’a été rapportée

 sur la responsabilité de Roxelane dans ce meurtre.

Soliman voulait construire un nouveau palais,

Roxelane craignant de s’y voir enfermée

dans un nouveau harem,

 l’en dissuada et l’incita à construire une mosquée.

C’est ainsi que l’architecte Sinan

 fut choisi pour la construction de la mosquée

 dite « Süleymaniye » à İstanbul en 1549.

Une fausse lettre du prince héritier Mustafa

au chah d’Iran lui demandant son aide

 pour renverser Soliman fut interceptée.

Mustafa se précipita chez son père pour se justifier,

seul et sans arme. Soliman tua son fils

le 6 novembre 1553, tout en le pleurant.

Des quatre fils de Roxelane: 

le premier Mehmet
 mourut jeune de mort naturelle;
 
le second Cihangir,
bien que brillant était atteint d’épilepsie;
 
le troisième Bayezid était intelligent et cruel,
Selim, le futur Selim II)
 
le quatrième était donc son élu
car Roxelane pensait
qu’il ne devrait pas assassiner ses frères,
 
étant d'un naturel plutôt doux.
 
 Roxelane ne verra pas 
ses plans s'accomplir
 car elle mourut le 17 avril 1558.

Les deux frères s’affrontèrent contrairement à

ce qu’avait supposé leur mère,

 ce qui amena Bayezid à se réfugier

en Perse auprès du Chah.

 Soliman parvint à le faire extrader

 pour l'assassiner rapidement.

 

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L’héritage

Soliman fit bâtir de

 nombreux complexes religieux, (külliye),

comprenant mosquée, madrasas,

bibliothèque, cantines et mausolée,

 dont le plus célèbre est

 la mosquée Süleymaniye d’İstanbul.

  
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 Mosquée Bleue


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Avec sa gracieuse cascade de coupoles

 et de demi-coupoles

 en parfaite harmonie afin de donner

 une impression d'élévation,

 mais aussi avec les six minarets élancés

qui accentuent sa silhouette,

 la Mosquée Bleue se dresse face à sa rivale byzantine,

Sainte-Sophie, qu'elle surpasse de par

 son incontestable élégance. 

 

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Son nom de Mosquée Bleue lui vient des

 21.000 carreaux de faïence émaillée

à dominante bleue et verte d'Iznic qui 

 décorent  le dôme et les murs,

procurant une ambiance bleutée à cet édifice.

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L’intérieur baigne dans une lumière azurée

venant directement des quelques 260 fenêtres.
   
  

Maintes fois restaurées,

 les mosaïques extérieures n'en restent pas moins fidèles

 au plan originel de Abd-l-Malik.

 Soliman le Magnifique fit remplacer

 les faïences omayyades et

ayyubides par des céramiques perses,

 lesquelles firent place en 1964

 

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à des carreaux vernissés de fabrication arménienne.

Photo: D. Van Hoorde

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De magnifiques tapis recouvrent le sol.

Quatre piliers cannelés soutiennent la coupole,

qui a presque les mêmes proportions

 que celle de Sainte-Sophie.

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La première cour abrite une fontaine aux ablutions, 

Construite entre 1609 et 1616

 par l'architecte  Mehmet Aga,

La mosquée du Sultan Ahmet 

fut durant de nombreuses années

le point de départ des caravanes en partance pour la Mecque. 

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Entrée du "noble sanctuaire"

la mosquée Bleue est un des monuments religieux

les plus célèbres du monde.

Elle rivalise avec La Mecque

en terme de taille et de beauté.

La roche qui affleure au centre du Dôme,

 où Abraham aurait accepté de sacrifier son fils,

acte fondateur du monothéisme,

 indique le centre du monde

 dans la géographie classique musulmane.

Coupole de la mosquée de Soliman le Magnifique,
construite par le célèbre architecte Sinan en 1557.

ore de ses srets. 

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Faisant face à la célèbre "Sainte Sophie",

église byzantine du VIème siècle de l'ère chrétienne,

 cet édifice de l'architecte Mehmet Agha

bâti entre 1609 et 1617

 la surpasse en beauté ainsi qu'en finesse.

La mosquée est dotée de six minarets,

 dont la forme élancée est spécifique

 à l'architecture ottomane.

Quatre minarets encadrant

le bâtiment principal à coupole,

tandis que deux autres marquent

les angles de la cour attenante

Sources : 

texte et photos Wikipédia et diverses autres recherches.

 

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Visitons l'appartement des Windsor
 
Entrons a pas feutrés
 dans l'appartement d'un couple mythique
 
 
"LUI" 
 
Édouard VIII
 Edouard Albert Christian Georges André Patrice David 
 23 juin 1894 - 28 mai 1972
 
 
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En 1919 au Canada 
 
fut roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne
et d'Irlande du Nord
et des autres dominions du Commonwealth
 et empereur des Indes
 du 20 janvier 1936 jusqu'à son abdication
 le 11 décembre 1936,
 et ensuite duc de Windsor.
 Il est le seul monarque britannique à abdiquer volontairement.
 
 
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Le 11 décembre 1937, à 22 heures 30,

 Edouard VIII annonce sur les ondes de la B.B.C.

 qu'il renonce au trône royal,

qu'il préfère vivre avec la femme qu'il aime,

 l'énigmatique Wallis Simpson,

 roturière, petite bourgeoise et divorcée... 

 

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"ELLE"
 
19 juin 1895 - 1986
 
 
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Une américaine deux fois divorcée, Wallis Simpson,
 née hors-mariage Bessie Wallis Warfield,
ne fut jamais acceptée par la famille royale d'Angleterre. 
 
 
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"EUX"
 
 
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Le 3 juin 1937 se déroulait en Touraine
 l'un des événements politique
et mondain parmi les plus marquants du XXe siècle.
Le château de Candé à Monts accueillait
en effet ce jour-là l'un des mariages
 qui soulèvent les foules et qui rentrent dans la légende,
 celui du duc de Windsor
 et de l'Américaine Wallis Simpson
 Très vite,
ces noces résonnèrent dans l'opinion
comme une victoire de l'amour
sur le rigorisme des conventions.
 
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LE STYLE WINDSOR
 
Un livre "Le Royaume secret des Winsdor",
 
texte de Jean-Louis Gaillemin
 et photos de Fritz von der Schulenburg,
 nous permet d'entrer chez le couple mythique
que furent les Windsor.
 
Dans un petit palais privé
en bordure du bois de Boulogne,
 le duc et la duchesses de Windsor installe
 un haut lieu du luxe et de l'art de vivre.
 
Un généreux mécène a permis
que ce lieu soit entièrement restauré.
 

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Rez-de-chaussée
 
 
La bibliothèque
 
 
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Au mur un tableau représentant
 le prince de Galles à cheval,
 peint par Munnings.

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Le portrait de la duchesse,
 peint par Brockhurst,
en 1939, aux Bahamas, domine.

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Le grand hall
 
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Console en forme de chapiteau style corinthien
 

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et son escalier
 
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Le plafond en trompe l'oeil est inspiré
de celui de la villa Palagonia près de Palerme.
La bannière royale aux armes du prince de Galles
provient de Fort Belvedère,
 résidence du duc de Windsor.

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La console peinte est de style Maugham.

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Le boudoir central
 
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Le premier étage
 

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Le boudoir central réunissait les appartements
du duc et de la duchesse
 
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Vue du salon dit Amalienburg,
en raison de ses tonalités bleu et argent
que l'on retrouve sur les murs
ou sur les tapis d'Aubusson
 aux plumes d'autruche,
rappel de l'emblème du prince de Galles.

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Le portrait de la duchesse est de son protégé,
le peintre Drian.

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La salle à manger
 
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Sur les murs, des papiers peints chinois
 
 

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Boudoir de la duchesse
 
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Une harmonie de rose-gris et blanc cassé.
Le bureau est anglais de forme et italien par le décor.
 
 
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La duchesse en 1970
 

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Salle de bains de la duchesse
 
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Elle est en forme de tente et a été décorée
par un peintre lié aux ballets russes.
Sur la glace figure un pastel représentant la duchesse,
peint par Cecil Beaton en 1936.
A droite, toute une série de pastels.

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Chambre de la duchesse
 
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Les murs et la coiffeuse étaient revêtus de moire,
dans les tons "bleu Wallis"
et sur le canapé
trônait une famille de carlins
en peluche et coton,
 animaux fétiches des Windsor.
Les carlins, omniprésents,
 étaient les enfants de la maison.
 
 
 

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Le Palais de l'Elysée

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  Entrée

            Sur la façade centrale de la Cour d'Honneur

flotte le drapeau français.

 
       Au début du XVIIIème siècle

L'actuel faubourg Saint-Honoré n'était encore

qu'une plaine traversée

   de pâturages et de cultures maraîchères,

et de quelques maisons au toit de chaume.


L'architecte Armand-Claude Mollet

éleva l'hôtel entre cour,

 du côté de 

 la Grande Rue du Faubourg Saint Honoré,

 et jardin (côté Champs Elysées),

 formant le point de départ du plan d'urbanisme

du faubourg Saint-Honoré.  

   

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Ce palais est le siège

de la Présidence de la République française

 et la résidence officielle

 du Président de la République.

 Il est situé 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris,

dans le 8ème arrondissement.

 

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Historique

Entre la grande rue du Faubourg-Saint-Honoré,

alors simple chaussée menant au village du Roule,

et le Grand Cours (Champs-Élysées),

l'architecte Armand-Claude Mollet

 possédait un terrain qu'il vendit en 1718 à

 Henri de la tour d' Auvergne, comte d'Évreux.

Le contrat de vente prévoyait

qu'Armand-Claude Mollet

serait chargé d'y construire un hôtel,

 destiné à la résidence du comte d'Evreux.

Édifié et décoré entre 1718 et 1722,

 l'hôtel fut aménagé selon les principes d'architecture

 en vogue à l'époque.

Il reste l'un des meilleurs exemples

du modèle classique.

 L'ordonnance des lieux permettra toutes les adaptations

 souhaitées par les propriétaires successifs.

 Le décor des salons de réception,

 bien que modifié au cours des siècles,

 a conservé l'essentiel de son aspect d'origine.

 A sa mort en 1753,

le comte d'Évreux laissera un hôtel

admiré de tous ses contemporains.

 Louis XV acheta l'hôtel sa favorite,

 Madame de Pompadour.

 

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Le salon Pompadour

 

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Ce salon porte le nom de la Marquise de Pompadour

 qui s'en servait comme chambre de parade.

 
Jeanne-Antoinette Poisson,

marquise de Pompadour,

 légua à sa mort la résidence à Louis XV.


Elle sert maintenant pour les audiences accordées

 aux chefs d'Etats invités.


Le tapis et les sièges sont d'époque Louis XV,

 les dessus de porte datent de Napoléon III.

 

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Contre le mur ouest se dresse une commode

d'époque Louis XV en bois de violette marqueté,

supportant le buste en marbre blanc

 de Madame de Pompadour

 attribué à Jean-Baptiste Pigalle (1759).

L'ensemble mobilier en bois doré Louis XV

formé par un canapé

 et des fauteuils à dossier violon et pieds courbés,

est recouvert de tissus bleu et or

à décor de fruits exotiques.

 

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              Dans le Salon Pompadour,

un médaillon suspendu peint en 1763

              par François-Hubert Drouais représente

 Madame de Pompadour et est apposé sur le miroir.

              La Marquise, encore Jeanne Antoinette d'Etiolles,

née Poisson,

           appréciait les Arts et les lettres 

et fut une généreuse mécène.

Elle meure à Versailles, âgée de 42 ans,

à la suite d'une pneumonie. 

                                                                 

                

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  Salon Cléopatre  

                   

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Sur la cheminée du Salon Cléopâtre,

une sculpture époque Louis XVI.

Simple salon de passage vers tous

 les autres grands salons d'apparat,

le Salon Cléopâtre a été complètement rénové en 1992

dans le respect des techniques de restauration

les plus fidèles à l'esprit d'origine.

Dans le salon Cléopâtre,

à gauche de la porte secrète se trouve

le portrait de Marie-Amélie de Parme,

 archiduchesse d'Autriche.

A droite on aperçoit une tapisserie des gobelins

 "Rencontre d'Antoine et de Cléopâtre à Tarse"

qui a donné son nom au Salon.

 Ce salon a conservé l'essentiel

de la structure du décor exécuté

au XVIIIème siècle pour le financier Nicolas Beaujon.

 

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 La résidence parisienne de la marquise de Pompadour

 Après la mort de cette dernière, l'hôtel devint la propriété

 de la princesse Bathilde d'Orléans,

 belle-fille du prince de Condé,

 qui l'habita jusqu'à la Révolution.

C'est à cette époque que le glacier Velloni l'occupa.

A la fin du XVIIIème,

 l'hôtel prit son nom de

 Palais de Élysée

par référence à la promenade toute proche.

C'est sous le règne de Napoléon Bonaparte

que son histoire fut liée à l'histoire de France.

En 1816, l'Élysée entra définitivement

 dans les biens nationaux.

Pendant le gouvernement provisoire de la IIe République,

le Palais prit le nom d'« Élysée National »,

 

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Salon des portraits

 

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Sous le Second Empire, 

le  Salon des Portraits expose les portraits des souverains d'Europe :

- le Pape Pie IX,
- François-Joseph, empereur d'Autriche,
- Victor-Emmanuel, roi d'Italie,
- le tsar Nicolas Ier, empereur de Russie,
- la reine Victoria, reine d'Angleterre,
- Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse,
- Isabelle II, reine d'Espagne, et
- Guillaume Ier, roi de Wurtemberg

 

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 L'Assemblée nationale l'assigna par décret

comme résidence  du Président de la République.

En 1853,

 Napoléon III décida de la rénovation complète du palais

 par un nouvel architecte, Joseph-Eugène Lacroix.

Les structures actuelles du palais proviennent

pour l'essentiel de cette époque,

 et l'ensemble de ces travaux, qui s'achevèrent en 1867,

constituent les derniers grands aménagements.

Largement transformé au cours des siècles,

 le Palais de l'Élysée garde cependant

une certaine cohérence architecturale.

Au début de la présidence de Charles de Gaulle,

 ce dernier trouvant le palais peu adapté à la fonction,

avait prévu le transfert de la Présidence

vers un autre lieu, il pensa aux Invalides,

pour disposer de plus de place, 

assurer une meilleure sécurité

et pouvoir y accéder par hélicoptère.

 Ce projet n'eut pas de suite.

 

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Salon des Ambassadeurs 

 

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  Suivant l'usage introduit par le Président Mac Mahon

et officialisé depuis par la Constitution,

c'est dans ce salon que le Président de la République

reçoit les lettres de créance remises par

les ambassadeurs étrangers en France.

Du XVIIIème siècle,

ce salon a gardé les décors d'inspiration militaire

de Jules Hardouin-Mansart, destinés au Comte d'Evreux.  

 

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Le rez-de-chaussée comprend notamment le salon Murat,

où se tient le Conseil des ministres,

 

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       Le Salon Murat porte le nom de Joaquim Murat,

 maréchal de France, prince d'Empire,

 qui acquit l'Elysée en 1805.

et accueille depuis

 la Présidence de Georges Pompidou

 le Conseil des Ministres. 

 
Le Président de la République et

le Premier ministre se font face,

de chaque côté de la table, sur le grand côté.


Au centre de la table se trouve une pendule

 qui présente deux cadrans

         afin que le chef de l'Etat et le chef du Gouvernement

puissent lire l'heure en même temps.

 

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 La Salle des Fêtes

   

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Dans la Salle des Fêtes se tiennent les dîners d'Etat.

 En 1984,

le Président Mitterrand fit procéder à la modernisation

de la Salle des Fêtes.


           Dix portes-fenêtres furent percées

dans les murs est et sud

 permettant ainsi de retrouver le jour naturel à l'intérieur

et le rythme originel de la façade du Palais  

 

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       Le plafond de la Salle des Fêtes

est orné des coupoles aplaties qui contiennent

des panneaux peints, représentant

"La République sauvegarde de la paix",

et deux allégories, l'Art et la Science.

Ces panneaux ont été installés en 1896,

ils sont peints par Guillaume Dubufe,

 peintre et décorateur né en 1853 et mort en 1909.

       Il a décoré également les plafonds

du Buffet de la Gare de Lyon

 et de la Bibliothèque de la Sorbonne.

 

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Les lustres sont d'époque Restauration (1815-1830).

 

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  commele salon Napoléon III,

où se tiennent les dîners d'État,

le salon des Aides de camp, le salon des Portraits.

Par l'escalier d'honneur, on accède au premier étage

 où se trouvent les bureaux du chef de l'État,

 

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 Du secrétaire général de l'Élysée et du directeur de cabinet

 (sauf sous la Présidence de Valéry Giscard d'Estaing

qui l'avait occupé lui-même, le trouvant plus agréable),

ainsi qu'une salle de réunion utilisée

 par le Président de la République

 (bureau du conseiller spécial Jacques Attali

 lorsque François Mitterrand était Président

et passage obligé vers le bureau du chef de l'État,

l'antichambre du directeur de cabinet

(ancien cabinet de toilette d'Eugénie de Montijo),

  ainsi que leurs secrétariats).

Dans les deux ailes entourant

la cour d'honneur du Palais,

 se situent les bureaux des principaux conseillers

du Chef de l'État.

D'autres sont installés dans différents immeubles

 que possède

la Présidence de la République dans la rue de l'Élysée,

où se trouvent également la crèche

 (à la disposition des enfants des collaborateurs),

 Le mess (réservé aux collaborateurs du Président)

 et la cantine.

 

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LA COUR D HONNEUR 

 

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LES JARDINS

 

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Construit en 1881,

 le Jardin d'Hiver abritait de nombreuses plantes vertes.


C'était une pièce non-habitable.

 Elle a été réabilitée, les murs restaurés,

la pièce décorée et le sol tapissé.


Le fond est habillé d'une tapisserie de 1738 représentant

"Héliodore chassé du Temple".


Héliodore est le ministre traitre du roi Séleucos IV,

 qui règne à la période héllenistique,

 entre 200 et 100 ans av. J.-C.


Le Jardin d'Hiver est éclairé par trois lustres de cristal,

 datant de la fin du XIXème siècle.

 

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Cette façade du Palais de l'Elysée donne sur les jardins.


Au premier étage se trouvent les appartements du

 Président de la République.

 Les appartements privés et semi-officiels

 sont aménagés au goût des chefs d'Etat :

des créateurs contemporains sont invités

 par Georges Pompidou et par François Mitterrand,

 comme l'a fait également le Président Vincent Auriol.

 Pendant la Vème République,

 ces présidents habitent les appartements :

 Charles de Gaulle (de 1959 à 1969),

Georges Pompidou (de 1969 à 1974),

 Valéry Giscard d'Estaing (de 1974 à 1981),

François Mitterrand (de 1981 à 1995)

 et Jacques Chirac (depuis le 17 mai 1995)

 

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     Le Jardin de l'Elysée est agrémenté de bassins,

 fontaines, bosquets et massifs de fleurs.

 
Tous les ans s'y déroule la traditionnelle " Garden Party "

donnée par le Président de la République lors du 14 juillet.


A la fin du XVIIIème siècle,

 le jardin a été complètement transformé

 et aménagé à l'anglaise avec terrasses, petits bois,

allées sinueuses et rivières aboutissant à un petit lac.

 
Ces aménagements sont à l'origine du Jardin actuel.

 

 

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