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Cycle sur Hilter : la place des femmes dans sa vie

TinyPic imageAdolf Hitler et les femmesTinyPic image

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Hitler entouré de Verena et de Friedelind Wagner

au festival de Bayreuth en 1936

 

Les relations féminines d’Adolf Hitler

ont fait depuis son entrée dans la vie politique

l’objet d’une littérature abondante mais,

 d’ordinaire, assez peu rigoureuse.

La production s’est encore amplifiée,

 en Allemagne et en Autriche,

dans les années 1990

et le flot ne semble pas en voie de tarissement.

 Il suffira de citer les noms d’Anton Joachimsthaler,

 Anna-Maria Sigmund, Martha Schad,

Brigitte Hamann, Anja Klabunde, Ulrike Leutheusser,

 Melissa Müller, Guido Knopp,

 Jürgen Trimborn et Gudrun Schwarz.

 Leurs travaux,

 fondés à la fois sur les interviews des derniers survivants

et l’exploration de documents inédits,

 ont apporté une masse de faits nouveaux,

qui souvent vont à l’encontre des théories

 jusque là en vigueur, sur la vie affective de Hitler

et ses liens avec les Allemandes.

Ce qui manque, c’est une vision d’ensemble.

 Nous avons là des monographies

sur les relations de Hitler avec

 un certain nombre de femmes connues

ou non, sans beaucoup d’efforts pour voir comment

 ces relations influaient les unes sur les autres,

d’une part,

et quelle place elles avaient dans l’histoire

du Troisième Reich,

 d’autre part.

En outre, la plupart de ces travaux présentent

 l’un des deux défauts qui empêchent de dire

d’une oeuvre qu’elle est pleinement historique :

soit ils juxtaposent des thèses contradictoires

 sans essayer de les départager

 (disant par exemple que Hitler peut avoir eu,

 ou ne pas avoir eu,

 

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Sa nièce Géli

des relations sexuelles avec sa nièce Geli,

 un point qu’à mon avis la documentation

permet de trancher avec un haut degré de probabilité),

soit ils trient et orientent l’information

en fonction d’une théorie préétablie,

alors que l’historien se doit de ne rien écarter

 sans une critique rigoureuse

et de conclure en ne négligeant aucun élément

 (par exemple certains pensent que Hitler

 n’a jamais eu de vie sexuelle

 et écartent sans examen

 beaucoup de données contraires).

Aucun des auteurs cités ne figure ni parmi

les biographes de Hitler,

 ni parmi les historiens du nazisme.

 Etant l’un et l’autre,

je suis le premier qui tente d’ordonner

 la masse des informations disponibles sur sa vie affective

 en fonction d’une réflexion longuement mûrie

 sur sa personnalité, son action et la situation politique

et militaire du monde dans les années 1930-1940.

Le jeune Hitler était un grand timide,

dans tous les domaines,

et notamment dans ses relations avec les femmes,

 pour lesquelles il éprouvait un grand intérêt

 sans oser les aborder

 (il est probable que s’il a eu alors des relations,

 elles ont été très éphémères et, sans doute, vénales).

La Première Guerre mondiale, et surtout son issue,

 l’ont rendu plus entreprenant.

 Il se donne pour mission de venger le pays de sa défaite et,

dès lors, apparaît beaucoup plus sûr de lui.

 En même temps, cette mission,

 qu’il conçoit de manière fort peu orthodoxe

 (par rapport aux manières classiques d’aborder

les questions politiques et militaires),

et qui passe d’emblée par une forte dose de cruauté,

 notamment envers les Juifs,

 l’isole de ses semblables et lui paraît, en particulier,

 fort difficile à faire partager par une femme.

Il va donc répétant que son épouse est l’Allemagne.

Parmi tous les personnages

qu’il joue figure en bonne place

 celui du célibataire qui immole

toute possibilité de vie amoureuse

sur l’autel de la Patrie,

en même temps qu’il s’affiche en compagnie

de nombreuses femmes,

 comme pour mieux faire mesurer son sacrifice.

Une place importante doit être faite à

 deux figures célèbres,

Winifred Wagner

 

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aurait transformé Bayreuth

en épicentre culturel du régime nazi;

 elle aurait été, bien davantage qu'Éva Braun,

 la Première Dame du Reich auprès d'Hitler,

qu'elle aurait sans doute épousé,

n'eût été le testament de Siegfried,

qui lui interdisait de demeurer à la tête

 du festival de Bayreuth

 au cas où elle se remarierait...

Winifred aurait transformé le festival de Bayreuth

en outil de propagande au service de J. Goebbels.

 Bref, elle aurait eu une attitude si condamnable

durant toute cette période que sa propre fille,

 Friedelind, dégoutée,

 aurait préféré l'exil

au confort compromettant de Wahnfried....

 

Leni Riefenstahl

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Gooebbels, Léni et Hitler

 

Toutes deux idolâtrent le Führer et font,

 lors de leur rencontre, le premier pas,

 la première en 1923, la seconde en 1932 .

Il s’abstient de toute approche charnelle

(avec plus de frustration, semble-t-il,

dans le cas de la souple Leni que de la pâteuse Winifred)

et utilise autant que faire se peut

 leurs services pour sa propagande,

 mais il se sert d’elles, également,

 pour raffermir sa confiance en sa « mission » -

et c’est là une responsabilité que les critiques

 les plus sévères

de ces dames n’ont jamais repérée.

Passionné de peinture,

de musique et d’architecture,

 mettant fortement ces arts à contribution

pour enrôler les esprits,

 il a été très impressionné de voir venir à lui

la bru de Richard Wagner,

héritière de la direction du festival de Bayreuth,

et une extraordinaire cinéaste

doublée d’une actrice adulée.

 Un homme qui se proclamait,

 sans doute avec sincérité,

 guidé par la « Providence »,

n’a pu que voir un signe de connivence

de l’au-delà lorsqu’il a vu venir à lui

 ces deux adoratrices,

 incarnant chacune un pan de la culture allemande

et le mettant à son service

(avec beaucoup d’empressement

 dans le cas de Winifred

 et un peu moins dans celui de Leni).

Sur un plan plus personnel,

son goût pour les très jeunes femmes

(de 16 à 18 ans),

qu’illustre son intérêt pour Maria Reiter,  

Eva Braun,

 Sigrid von Laffert,

Friedelind et Verena Wagner

 

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 ou encore,

même si elle a 21 ans au moment de leur rencontre,

 

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 l’adolescente attardée qu’est Unity Mitford,

 ne l’entraîne pas toujours dans la recherche

 d’un commerce intime.

 Maria et Eva sont les seules avec lesquelles

 il ait une proximité physique,

 et avec toutes les deux il finit par avoir

des rapports complets

 (seule Maria en témoigne,

en disant qu’ils étaient normaux -

et ses quatre mariages lui donnent en la matière

 une expérience difficilement contestable).

 Il semble qu’au début de son action politique

 il ait pris pour maîtresse une camarade de parti,

 Jenny Haug,

 puis l’ait quittée parce que l’affaire s’était ébruitée.

L’aventure avec Maria

(qui a également tourné court, une première fois,

 parce qu’elle faisait jaser)

 semble être une ébauche de celle,

beaucoup plus durable, qu’il va vivre avec Eva.

 Ce qu’il recherche alors,

après la fin tragique de sa relation avec Geli,

c’est une maîtresse discrète et peu revendicative.

Il avait fréquenté Geli ouvertement,

 en profitant de leur lien de parenté

 pour couper court aux rumeurs.

 Mais il avait été sans doute très tenté de l’épouser.

Son suicide à vingt-trois ans,

sans doute parce qu’elle souffrait de la situation

 et ne lui voyait pas d’autre issue,

 ne le culpabilise pas mais, en revanche,

 il en attribue la responsabilité à sa « mission »

 et va être d’autant plus déterminé à l’accomplir jusqu’au bout.

C’est alors qu’il propose à Maria,

 puis à Eva, d’être une maîtresse cachée.

La première refuse et la seconde a du mal à assumer la situation,

 mais s’installe petit à petit dans sa condition

 et tente d’en tirer parti en élargissant insensiblement son domaine.

L’aventure avec Geli est donc bien un tournant.

C’est la dernière fois que Hitler hésite

 et paraît sur le point de renoncer.

 Ce "sacrifice"

rend inébranlable sa résolution de pousser l’Allemagne

le plus vite possible

 vers une guerre de revanche en passant sur le corps des Juifs,

symbole métaphysique de l’ennemi.

 Les nombreuses femmes dont il recherche alors le soutien,

 en leur dissimulant au maximum la face sombre des choses,

 sont de purs instruments et si son cœur bat pour elles

 c’est dans des limites étroitement maîtrisées.

On a longtemps fait de Hitler un jouet! de ses pulsions

 ou de celles de son peuple,

du grand capital, des forces militaristes

 ou revanchardes allemandes, du Diable..

.On voulait bien aussi qu’il fût un joueur,

mais au sens péjoratif du terme :

adonné à des jeux de hasard

(on citait volontiers la roulette, la loterie, le poker),

 il aurait dû son ascension à une chance insolente

 et sa chute au fait qu’il avait trop tenté le sort.

J’ai inscrit mes recherches antérieures

dans une tradition différente  et très minoritaire,

qui voyait en lui un joueur d’échecs

 bien plus que de poker,

 et l’un des plus grands,

 anticipant fort bien les coups de l’adversaire,

 cachant efficacement la préparation des siens

et défait seulement parce qu’un homme, Churchill,

 n’avait pas joué le jeu et s’était trouvé par hasard,

 au bon moment, à la barre de l’Angleterre.

En explorant de plus près la place des femmes

 dans sa vie et dans son action,

j’ai été amené à affiner l’analyse,

 et à comprendre qu’il se jouait lui-même :

il croyait en partie aux illusions qu’il créait,

 et il y était fortement aidé par l’adhésion des femmes.

 Toutes, de la plus célèbre des vedettes

à la plus humble des servantes,

lui apportaient par leur présence et leurs regards,

 leur écoute et leurs rares répliques,

 leurs mariages souvent voulus par lui

et leurs maternités qu’il encourageait,

une confirmation quotidienne de l’illusion

qu’il suivait une voie juste

et que ses violences engendraient du bonheur.

Source : le livre de Delpla

 

 

 

 

La véritable histoire d'une petite indienne morte en Angleterre : Pocahontas

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sur

HISTORICA

De Pocahontas à George W. Bush


Publié dans Histoire, Actualités le mercredi 9 mai 2007

 

Les américains fêtent le

 quadricentenaire

de l’arrivée des premiers colons anglais.

 

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Le 14 mai 1607

 le Susan Constant, le Discovery et le Godspeed

 entrent dans la baie de Chesapeake.

 

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 Les 104 colons anglais présents à leur bord

vont fonder la colonie de Jamestown

au bord de la James River,

 nommés en l’honneur de leur souverain.

 Ce faisant, ils foulent le territoire des indiens Powhatans,

 confédération dirigée par le chef Wahunsonacock,

 que les anglais appeleront Powhatan par commodité.

 

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En 1608

 

 lors d’une expédition vers Werowocomoco,

 le village du chef Powhatan, John Smith,

président du Conseil de Jamestown,

 et ses hommes tombent dans une embuscade.

John Smith est capturé mais il sera sauvé

de la mort in extremis par la fille du chef,

 

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Pocahontas

 qui épousera John Rolfe arrivé à Jamestown en 1610.

Cet événement fait figure de pierre angulaire dans l’élaboration

 des mythes fondateurs de la nation.

 

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Ancestry.com

a effectué des recherches

 et a pu déterminer le lien de parenté unissant

 Pocahontas à George W. Bush.

 

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Pocahontas

 vers 1595 – 21 mars 1617

 était une amérindienne de la confédération de tribus Powhatan.

 Elle était la fille de Wahunsunacock,

 aussi appelé chef Powhatan,

 qui a régné sur presque toutes les tribus voisines

 dans une région alors appelée Tenakomakah.

Ses noms formels étaient Matoaka et Amonute,

 Pocahontas

étant un surnom d'enfance

 se rapportant à sa nature espiègle,

 dans la langue de Powhatan cela signifie

 « petite dévergondée »

 

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 Quand elle a été baptisée,

 son nom a été changé en Rebecca.

 Elle prendra le nom de Rebecca Rolfe après son mariage.

La vie de Pocahontas a été la base de beaucoup de légendes.

 Puisqu'elle n'a jamais appris à écrire,

 tout ce qui est maintenant connu sur elle

a été communiqué de génération en génération,

 de sorte que les pensées et les sentiments de Pocahonta

 demeurent en grande partie inconnus.

 

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Pocahontas, revue par les studios Disney 

 Son histoire est devenue la source

de nombreuses adaptations littéraires et cinématographiques.

On ne connait que peu de choses de l'enfance de Pocahontas.

 Elle était la fille de chef Powhatan

 par une de ses nombreuses épouses.

 Sa mère a été éloignée d'elle après lui avoir donné naissance,

 ce qui était traditionnellement le cas

 avec les épouses Powhatan...

 

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Les registres des colons de Jamestown

indiquent que Pocahontas a eu une amitié

d'une certaine sorte avec le capitaine John Smith

et a pu l'avoir sauvé de la mort plus d'une fois.

 La nature exacte de leur rapport est ouverte à discussion

à cause des registres historiques

de mauvaise qualité et du manque d'écrits.

Leur relation a été romancée avec des ajouts importants.

 

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En 1607 

quand les colons anglais de la Virginia Company

 sont arrivés en Virginie

et ont commencé la construction de bâtiments,

 Pocahontas était âgée d'environ 10 ou 12 ans..

 Un des principaux colons, John Smith,

 a été capturé par un groupe de chasseurs Powhatan

 et apporté à Werowocomoco,

 un des principaux villages de l'empire Powhatan.

 

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 Selon Smith

il a été allongé sur une grande pierre

et était sur le point d'être exécuté,

quand Pocahontas s'est jetée sur lui.

 Elle le défendit puis fut conduite sans risque à Jamestown.

La version de Smith des évènements

 est la seule source,

et depuis les années 1860,

 sa véracité est mise en doute.

 Une des raisons de ce doute est qu'en dépit de l'édition de

 deux livres concernant la Virginie,

 le récit de la délivrance de Smith s'est fait en 1616,

presque 10 ans après,

 dans une lettre suppliant la Reine Anne

 de traiter Pocahontas avec dignité.

 L'espace de temps soulève la possibilité que Smith

ait pu avoir exagéré

 ou inventé l'évènement pour augmenter l'image de Pocahontas.

Quelques experts ont suggéré que Smith ait pu prendre

 ce qui aurait pu être une délivrance

un rituel symbolisant sa mort

et sa renaissance en tant que membre de la tribu.

 

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 Cependant

 il ne semble y avoir aucun rituel de ce genre

dans d'autres tribus amérindiennes.

Quoi qu'il en soit,

 une relation amicale s'est établie entre

Smith et Pocahontas à Jamestown.

 Pocahontas venait souvent jouer à la colonie.

La colonie grandit

et certains des indigènes estimèrent

que leurs terres étaient menacées.

 

 Dès lors, des conflits commencèrent.

 

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En 1608,

 Pocahontas a apparemment sauvé Smith

 une deuxième fois :

Smith et quelques autres colons ont été invités à Werowocomoco

 par Chef Powhatan sur des termes amicaux,

mais Pocahontas est venue à la hutte

où les anglais séjournaient

et avertit que le Chef Powhatan projetait de les tuer.

 Grâce à cet avertissement,

 les Anglais sont restés sur leur garde

et l'attaque ne vint jamais.

Une blessure due à une explosion de poudre

 a forcé Smith à retourner en Angleterre en 1609.

 Les Anglais ont indiqué aux indigènes que Smith était mort.

 Pocahontas l'a cru pendant plusieurs années

 jusqu'à son arrivée en Angleterre.

Il n'y a aucune indication dans les registres historiques que

 Smith et Pocahontas aient été amoureux,

cette version romantique de l'histoire

apparaît seulement dans les versions

dans lesquelles Pocahontas est rendu plus âgée

 qu'elle ne l'était vraiment.

Selon Smith,

quand elle l'a rencontré à nouveau à Londres

 Pocahontas l'appela

« Père ».

 

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L'enlèvement  

que des épées ou des haches et leur a indiqué

qu'elle préférait vivre avec les anglais.

Selon William Strachey,

Pocahontas a épousé un guerrier

de Powhatan appelé Kocoum

à un certain moment avant 1612,

 rien de plus n'est connu au sujet de ce mariage.

 

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En mars 1613

 Pocahontas résidait à Passapatanzy,

 un village amérindien, situé sur le fleuve de Potomac.

Deux colons anglais ont commencé

 à commercer avec la tribu locale des Patawomec,

 et ont découvert la présence de Pocahontas.

 Avec l'aide du chef Patawomec, Japazeus,

ils capturèrent Pocahontas.

 Leur but, comme ils l'ont expliqué dans une lettre,

 était de l'échanger contre plusieurs prisonniers anglais

détenus par Chef Powhatan

 et divers armes et outils

que les Powhatans avait volés.

Powhatan a renvoyé les prisonniers,

 mais ne parvint pas à satisfaire les colons

avec la quantité d'armes et d'outils cédés.

Pendant une année,

Pocahontas a été maintenue à Henricus,

une autre colonie anglaise.

 On en sait peu sur sa vie là-bas

 malgré un écrit du colon Ralph Hamor

qui nous apprend qu'elle y aurait appris les usages

et la courtoisie.

Un ministre anglais, Alexandre Whitaker,

 lui a enseigné le christianisme

et l'a aidé à améliorer son anglais.

 

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En mars 1614

 une confrontation violente eut lieu

 sur le fleuve de Pamunkey

entre les centaines d'hommes anglais et les Powhatan.

 A la ville powhatan de Matchcot,

 les Anglais ont rencontré un groupe

dont faisaient partie des chefs aînés de Powhatan,

 mais pas Chef Powhatan lui-même.

 Les Anglais permirent à Pocahontas

de parler à ses compatriotes.

 Cependant, selon le sous-gouverneur,

la vallée de Thomas,

 Pocahontas en voulut à son père absent

pour l'avoir estimé moins importante  

 

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Mariage avec John Rolfe

 

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Pendant son séjour à Henricus,

 Pocahontas a rencontré John Rolfe

 qui est tombé amoureux d'elle.

 Rolfe, dont l'épouse anglaise était morte,

 avait avec succès cultivé

une parcelle de tabac en Virginie.

 C'était un homme pieux qui a été torturé

 par les répercussions morales potentielles

de se marier à une païenne.

Dans une longue lettre au gouverneur,

 il demande la permission de se marier avec elle

en exprimant son amour pour elle

 et sa conviction qu'il sauverait son âme.

Les propres sentiments de Pocahontas

 au sujet de Rolfe et du mariage restent inconnus.

Le mariage a eu lieu en avril 1614

et à cette occasion elle a pris le nom

de Rebecca Rolfe.

 

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Elle s'est aussi convertie au christianisme.

Pendant plusieurs années,

 le couple a vécu ensemble à la plantation de Rolfe,

 Varina Farms,

 qui était située proche de la rivière James

 et de la communauté d'Henricus.

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 Ils eurent un enfant, Thomas Rolfe.

Le mariage et la conversion au christianisme

 de Pocahontas amenèrent

une période de relations pacifiques

 entre les Amérindiens Powhatan et les colons.

Celle-ci ne devait malheureusement

pas durer très longtemps :

 dès 1622 les hostilités reprirent de plus belle.

 

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Voyage en Angleterre et mort

Afin d'attirer de nouveaux colons et investisseurs en Virginie,

 les commanditaires de la colonie

envoyèrent Pocahontas la promouvoir auprès des européens,

les assurant ainsi que les indigènes

 du nouveau monde ne représentaient pas une menace

et que la sécurité des colonies était assurée.

 

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En 1616

les Rolfes voguèrent jusqu'en Angleterre :

ils arrivèrent au port de Plymouth,

puis voyagèrent jusqu'à Londres

 en diligence en juin 1616

 Ils étaient accompagnés d'un groupe de

 onze autres indigènes powhatan incluant Tomocomo.

John Smith résidait alors à Londres.

 C'est à Plymouth que Pocahontas appris qu'il était encore en vie.

 Tous deux ne se rencontrèrent pas à ce moment là,

 Smith écrivit à cette occasion une lettre à la Reine Anne,

 lui demandant instamment que Pocahontas

 soit traitée avec le même respect

 qu'un visiteur royal, 

et non comme un phénomène de foire,

 les conséquences d'un tel comportement

mettant en péril l'amour qu'elle portait aux anglais

 et au christianisme,

 qui pourrait alors se transformer en mépris et fureur.

 

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Il n'y a aucune preuve qu'elle ait été

formellement présentée à la cour

 de Jacques Ier d'Angleterre,

 

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 Le 5 janvier 1617

 elle et Tomocomo comptèrent parmi les invités du roi

 lors d'une représentation du poète Ben Jonson,

 qui eut lieu à la Maison des banquets

 dans le Palais de Whitehall.

 

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 Selon Smith,

 le roi impressionna fort peu les ambassadeurs

 du nouveau monde,

 qui ne réalisèrent l'avoir rencontré

qu'une fois qu'on le leur eut expliqué.

 

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Par la suite,

 Pocahontas et Rolfe vécurent

dans la banlieue de Brentford pendant quelques mois.

 Smith leur rendit visite au début de 1617.

 

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En mars 1617

 Rolfe et Pocahontas embarquèrent pour retourner en Virginie.

 Mais leur bateau n'avait pas dépassé Gravesend (Kent)

 que Pocahontas tomba malade.

La nature de la maladie est aujourd'hui inconnue.

 Cependant,

 Pocahontas ayant été décrite comme

sensible à l'air pollué de Londres,

 il semble qu'elle ait succombé à

 une pneumonie ou à la tuberculose.

 

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Statue de Pocahontas, à Londres,

ma fille a été la voir, lors de son voyage en Angleterre,

 après la sortie du film de Walt Disney.

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Débarquée à terre, elle mourut peu après.

 La cérémonie de son enterrement eut lieu le 21 mars 1617

dans la paroisse de Saint George à Gravesend.

 

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 Rolfe seul retourna en Virginie.

Rebecca et John Rolfe ont eu seulement un enfant,

Thomas Rolfe,

qui est né aux fermes de Varina

avant que ses parents partent pour l'Angleterre.

 Par ce fils, elle a des descendants vivants.

 Beaucoup d'anciennes familles de la Virginie

 tracent leurs racines à Pocahontas et Wahunsunacock

 par son fils et ses descendants.

 

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Marie Stuart, la Reine maudite

 

Marie Ire d'Écosse

 Marie Stuart

ou

 Mairi Ire en gaélique écossais

8 décembre 1542 - 8 février 1587

Reine d'Écosse (1542-1567)

et

de France (1559-1560)

 

Fille du roi Jacques V d'Écosse et de son épouse française Marie de Guise,

 elle est née au palais de Linlithgow, en Écosse.

Son père mourut à l'âge de trente ans, probablement du choléra.

 Marie devint reine alors qu'elle avait six jours.

 James Hamilton (2e comte d'Arran), 

étant le plus proche héritier de la couronne après elle,

 assura la régence du royaume jusqu'en 1554 où il fut remplacé par la reine mère,

 Marie de Guise jusqu'à sa mort en 1560.

Six mois après sa naissance, en juillet 1543,

les traités de Greenwich promirent Marie

comme épouse au fils d'Henri VIII d'Angleterre.

 Deux mois plus tard, Marie et sa mère,

 qui s'opposait fortement à cette proposition de mariage,

se cachèrent au château Stirling où elle eut un petit sacre le 9 septembre 1543.  

les exigences du roi d'Angleterre qui voulait élever la fillette à Londres

 firent hésiter les Écossais et impatient,

celui-ci décida de reprendre la guerre pour s'emparer de l'enfant.

 La lutte entre les deux couronnes était inégale

 et les Écossais implorèrent rapidemment l'aide de la France.

 La régente proposa alors d'unir sa fille à François, le jeune dauphin de France,

fils d'Henri II et de Catherine de Médicis.

Pour elle, c'était aussi un nouveau pas vers le rapprochement des Guise

 avec le pouvoir français.

 


Une enfance heureuse à la cour de France

Marie et François enfants 

En 1548, la France accepta les fiançailles, sa mère Marie de Guise,

 rongée de chagrin dû rester sur place afin de poursuivre la régence.

A la cour d'Henri II, Marie Stuart connut une enfance heureuse.

 Elle suscita l'admiration tant pour son physique

que pour sa précoce vivacité d'esprit et son goût pour les échanges épistolaires.

 Elle y reçut une éducation et des divertissements qui lui firent

 méconnaître les réalités de la vie écossaise.

 Personne ne pensait qu'elle aurait à retourner un jour dans son pays.

 

Le mariage

Le mariage ne fut pas jugé urgent par Henri II qui la gardait près de lui.

 Tant que le mariage n'était pas célébré,

 il était toujours possible de revenir sur les engagements antérieurs,

 et de toutes façons,

 le dauphin bien que devenu majeur n'était pas encore assez mûr.

En 1557, tout changea


     

François II et Marie Stuart 

On les fiança et les maria en avril 1558 avec un faste digne de leur rang.

 François reçut la couronne matrimoniale d'Écosse

 et les deux pays s'autorisèrent la double nationalité.

En vertu d'une clause secrète,

 il fut convenu qu'au cas où Marie Stuart mourrait sans enfants,

 elle léguait son royaume à la France (et non à son mari).

 

La couronne d'Angleterre

 et

 la couronne de France

 


   Quelques mois seulement après le mariage,

 Sa demi-soeur cadette Elisabeth fut aussitôt proclamée reine.

 Mais issue d'une union jugée illégitime par les catholiques,

 son avènement prèta à contestation et Marie Stuart

 (qui devenait ainsi la principale héritière légitime d'Henri VII)

put revendiquer le trône d'Angleterre.

 Elle fut reconnue comme telle en Écosse et en France,

 mais ceci resta théorique : aucun Anglais,

même catholique n'accepta cette étrangère pour reine.

 

 

François II, malade,

 succomba 18 mois après son accession au pouvoir.

Marie Stuart devenait reine de France.

Le deuil blanc des Reines de France

Marie Stuart étant veuve, se retira à Reims

dans le monastère de l’abbaye de Saint-Pierre-les-Dames dont sa tante,

Renée de Lorraine, sœur du duc de Guise et de l’archevêque de Reims,

Charles de Lorraine, était abbesse ;

- c’est là, qu’elle passa l’hiver de 1560 à 1561,

ayant reçu en douaire la ville et seigneurie d’Épernay ;

 - c’est là qu’elle porta les deuils successifs de son mari

et de sa mère la reine d’Écosse, morte quelques mois auparavant,

 le 11 juin 1560 et dont les restes venaient d’être apportés

 d’Édimbourg à Reims

. C’est de là, enfin, qu’elle partit pour s’embarquer à Calais

 et quitter définitivement la France le 14 août 1561.

Le vendredi 23 décembre 1588 vers 8 heures du matin,

son cousin germain, Henri de Guise,

est assassiné sur ordre d'Henri III au château de Blois.

 Avant la démolition, en 1919,

des bâtiments qui bordaient la rue dont le nom évoque

 aujourd’hui la fastueuse abbaye, on montrait encore,

 dans les ruines, la fenêtre de la chambre qu’aurait occupée

 Marie Stuart pendant son séjour à Reims.

Du côté de l'Ecosse

les nouvelles étaient très mauvaises :

sa mère Marie de Guise venait de mourir

et le parlement écossais très favorable au protestantisme décida aussitôt

de mettre fin à la guerre avec l'Angleterre (traité d'Edimbourg),

de reconnaître. C'en était fini de l'alliance avec la France.

 

En France,

la fin de l'année 1560 fut tout aussi dramatique : 

 Marie Stuart était veuve.

 Peu de temps après, il fallut lui trouver un nouveau mari.

 On pensa un instant à l'infant d'Espagne, don Carlos,

mais Philippe II se montra réticent ;

car pour rétablir l'autorité de Marie en Écosse,

il faudrait procéder par la force et il jugea l'opération peu rentable.

 

Retour en Écosse

 

Marie, Reine d'Ecosse 

La jeune veuve retourna en Écosse l'année suivante.

 Malgré son éducation,

elle n'était pas préparée aux intrigues de la cour d'Écosse de cette époque.

La religion divisait le peuple et le frère illégitime de Marie,

 Jacques Stuart, comte de Moray était le meneur de la faction protestante.

Marie, en catholique fervente,

 était vue avec soupçon par une grande partie de ses sujets.

 Son goût pour la danse et les robes sophistiquées étaient dénoncés

 par des réformateurs protestants comme John Knox.

Marie ne prit pas la tête du parti catholique, ce qui le déçut.

Au contraire, elle tolérait les protestants et gardait Jacques Stuart,

 son demi-frère protestant comme son plus proche conseiller

. En fait, elle prenait acte de son manque

 de forces militaires face aux seigneurs protestants.

Mais elle réduisit encore sa marge de manœuvre

 en se joignant à Jacques Stuart dans l'anéantissement

du chef catholique Lord Huntly en 1562.

En 1561, Marie voulut faire évoluer ses relations avec Élisabeth;

 pour cela, elle essaya de s’en rapprocher en l'invitant en Écosse

. Élisabeth refusa et le désaccord continua entre elles.

 

 

Le 29 juillet 1565,

Marie épousa sans préavis Henri Stuart

 lord Darnley, un petit neveu du roi Henri VIII, et son cousin germain.

 Ce mariage avec un meneur catholique précipita son demi-frère

 Jacques dans le parti protestant en rébellion.

Ils furent mis en déroute dans ce qui est connu

 comme le raid de Chaseabout.

 

Marie et Darnley

Marie tomba enceinte mais Darnley devint aussi arrogant,

 insistant que son titre de roi lui donnait du pouvoir.

 Il était jaloux de l'amitié de Marie

 avec son secrétaire privé David Rizzio et en mars 1566

 Darnley entra dans une conspiration secrète

avec les nobles qui s'étaient rebellés précédemment.

Le 9 mars, un groupe de seigneurs accompagné

par Darnley assassina Rizzio

 pendant qu'il était en conférence avec la reine

 dans le palais de Holyrood House.

Cette action fut le catalyseur pour la cassure de leur mariage.

Darnley bientôt changea de camp et trahit les seigneurs.

 Mais dans une autre occasion il attaqua Marie

et sans succès essaya de la faire avorter

.

 

En juin 1566,

Marie commença une liaison avec Jacques Hepburn

4e comte de Bothwell, un aventurier qui devint son troisième époux.

 Un complot fut mis en place pour éliminer Darnley

qui était déjà malade (peut-être de la syphilis).

 Il récupérait dans une maison à Édimbourg

où Marie lui rendait régulièrement visite,

ce qui pouvait laisser à penser qu’une réconciliation était possible.

 En février 1567, une explosion intervint dans la maison

 et Darnley fut retrouvé mort dans le jardin, apparemment étranglé.

 Cet événement qui aurait dû sauver Marie ne fit que salir sa réputation.

 Bothwell était généralement considéré comme coupable

 mais un tribunal de complaisance l'acquitta.

 Peu après, il abusa de Marie ;

 la nouvelle qu’elle l'avait épousé scella son destin.

Arrêtée par une confédération de nobles écossais,

Marie fut emprisonnée au château de Loch Leven en juin 1567.

 Le château se trouve sur une île au milieu du Loch Leven

. Entre les 18 et 24 juillet 1567, Marie avorta de jumeaux.

 Le 24 juillet, elle dut aussi abdiquer le trône d’Écosse

en faveur de son fils Jacques, âgé d'un an.

 

 

Evasion en Angleterre

  

Le 2 mai 1568, elle s'évada et à nouveau leva une petite armée.

 Après sa défaite à la bataille de Langside le 13 mai,

elle s'enfuit en Angleterre trois jours plus tard

où elle fut emprisonnée par les officiers

d'Élisabeth à Carlisle le 19 mai.

Elle dit cette phrase célèbre

« En ma Fin gît mon Commencement »

 et la broda sur sa robe.

Après quelques hésitations sur l'accusation

à propos du meurtre de Darnley

, Élisabeth ordonna une enquête plutôt qu'un procès.

 Marie fut détenue d'octobre 1568 à janvier 1569 à York.

L'enquête était sous influence politique -

Élisabeth ne souhaitait pas la condamner pour meurtre

 et Marie refusait de reconnaître l'autorité

 de quelque cour que ce soit.

Il suffisait de la garder hors d'Écosse

 et ses partisans sous contrôle.

Le cas tenait dans les huit lettres du coffret

 qui auraient été écrites par Marie à Bothwell

 découverte par le comte de Morton.

Marie ne fut pas autorisée à les voir ni à parler pour sa défense.

 Elle refusa d'offrir une défense écrite à moins

qu'un verdict de non culpabilité lui soit assuré,

ce que refusa Élisabeth.

Bien qu'une analyse graphologique attribua ces lettres à Marie

 le tribunal ne put conclure à la culpabilité.

 Les lettres originales furent perdues en 1584

et les copies ne sont pas complètes.

Comme Élisabeth considérait les demandes de Marie

au trône comme un complot,

 elle l'assigna à résidence pendant dix-huit ans

 sous la garde de Georges Talbot,

 6e comte de Shrewsbury et sa redoutable épouse Bess de Hardwick,

 dont la fille épousa le frère du deuxième époux de Marie

et eut un enfant,

 Arabella Stuart. Bothwell fut emprisonné au Danemark,

devint fou et mourut en 1578 encore en prison.

 Elisabeth 1er d'Angleterre

 

 

Exécution

Marie devint finalement une charge qu'Élisabeth

 ne pouvait plus tolérer à cause de nombreux rapports

 de complots projetant de la tuer

 (dont certains historiens suspectent qu'ils étaient fomentés

 par les ennemis de Marie).

Marie Stuart fut exécutée au château Fotheringhay

le 8 février 1587

comme suspecte dans la participation du complot Babington.

 Elle choisit de porter une robe rouge,

se déclarant elle-même une martyre catholique.

 Les témoignages confirment que son bourreau

 était saoul le jour de son exécution,

 et qu'il eut besoin de trois coups de hache

pour exécuter la sentence.

 Lorsque ses servantes s'avancèrent pour la déshabiller,

les bourreaux se précipitèrent,

 car la coutume voulait qu'ils récupèrent pour eux

 les vêtements des condamnés.

Marie s'offusqua, disant qu'elle ne s'était jamais déshabillée

 devant autant d'hommes.

 Mais elle finit par se résigner,

refusant cependant qu'ils la touchent et

 enlevant elle-même son dernier jupon.

Voyant alors sa détresse de se trouver nue,

 une de ses servantes s'avança et lui noua un foulard sur les yeux.

 Elle se mit alors en place,

et le premier coup lui fit juste une entaille.

Puis le deuxième tomba complètement à côté,

et ce ne fut qu'au troisième que la tête tomba.

Le bourreau la ramassa

et la mit en exposition sur un balcon proche,

 où elle resta exposée tout un jour.

Marie Stuart,

victime des passions religieuses qui divisèrent l’Écosse,

 souhaita être inhumée à Reims,

 où elle vécut les quelques heures de calme et de tranquillité

 de son existence orageuse et tragique, à côté de sa mère,

 de son oncle le cardinal, de sa tante l’abbesse.

 Elle fut enterrée d’abord à la cathédrale de Peterborough,

mais son corps fut exhumé en 1612 quand son fils

(alors roi Jacques VI d'Écosse) ordonna qu'il soit placé

 à l'Abbaye de Westminster;

 il y repose depuis à dix mètres de celui de sa cousine

 

TinyPic image

Marie et son fils, le futur Jacques VI d'Ecosse