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CLEOPATRE VII : dernier pharaon d'Egypte


CLEOPATRE VII   

Kleopatra 

Femme : dernier pharaon d'Egypte

 

 

 

 Cléopâtre est née sans doute en -69 probablement à Alexandrie.

 Elle est l'une des trois filles, connues, de Ptolémée XII Aulète,

 roi d'Egypte et vraisemblablement d'une concubine,

 puisque Strabon affirme que

 Ptolémée XII n'eut qu'une seule fille légitime.

Cette bâtardise n'est pas un handicap,

mais entretient le mystère sur les origines maternelles de Cléopâtre,

avec l'hypothèse d'une ascendance égyptienne.

C'est l'un des facteurs, outre le fait qu'elle parle égyptien,

qu'avancent certains historiens pour expliquer le curieux titre de la reine,

 philopatris « qui aime sa patrie »,

lequel surprend dans une dynastie

qui privilégie plutôt les liens dynastiques  

 que l'attachement aux pays et aux peuples qu'elle gouverne.

 Jeunesse 

Nous ignorons tout de son enfance et de ses années d'adolescence.

 Elle dut observer les évènements du règne chaotique de son père.

La femme

Il est difficile de cerner la véritable personnalité de Cléopâtre,

  elle avait à l'évidence beaucoup de courage

 et fut suffisamment puissante pour inquiéter les Romains.

Aucune source sûre pour nous éclairer sur son aspect physique,

 qui échappe à un classement esthétique banal.

 

 Certaines pièces de monnaies donnent l'image d'une femme

aux traits lourds et au nez assez proéminent.

 En revanche, elle avait une présence forte et du charme,

  tout cela était complété par  une voix ensorcelante 

ainsi qu'un esprit brillant et cultivé.

En effet alors que l'éducation des filles, même de familles royales,

est négligée dans le monde grec ou hellénistique,

Cléopâtre bénéficie apparemment de l'enseignement

 de pédagogues cultivés qui,

 sur un esprit intelligent, donne d'excellents résultats.

 Cléopâtre est une véritable reine polyglotte. 

 L'accès au trône  

Le testament du roi Ptolémée XII,

 désigne comme ses successeurs Cléopâtre et un frère cadet de celle-ci,

 Ptolémée XIII, d'une quinzaine d'années environ, 

à qui elle est nominalement mariée,

 car selon la coutume ptolémaïque, elle ne peut régner seule.  

Ces trois premières années de règne sont difficiles :

 disette, années de crues insuffisantes du Nil

et lutte politique qui cherche à opposer le frère et la sœur.

A l'automne -49

 les relations se dégradent totalement entre les deux souverains.

 A partir de cette date le nom de la reine figure dans les textes officiels

avant celui de son frère/mari. 

 Une véritable guerre qui éclate entre les deux monarques,

 il semble que Cléopâtre se trouve en difficulté car elle doit fuir.

César et Cléopâtre

  Pompée, vaincu par Jules César tente de trouver refuge en Egypte.

 Le jeune roi Ptolémée XIII et ses conseillers jugent sa cause perdue et

 pensent s'attirer les bonnes grâces du vainqueur en le faisant assassiner,

dès qu'il pose le pied sur le sol égyptien, sous les yeux de son entourage.

 César, qui débarque deux jours plus tard, 

est semble-t-il furieux de ce lâche forfait,

il fait enterrer la tête de Pompée et n'éprouve pour le pharaon que mépris.

Après l'assassinat de Pompée la puissance romaine intervient.

La rencontre avec César   

 

 

Quelles étaient les intentions de César en débarquant en Egypte?

Il y a des raisons politiques,

César ayant certainement l'intention d'annexer l'Egypte,

mais aussi des raisons plus privées,

 bien qu'il évoque les vents contraires pour différer son retour.

 En effet il tente d'obtenir le remboursement de dettes que Ptolémée XII

 avait contractées auprès d'un banquier romain

et qu'il a reprise à son compte.

Il juge pour cela indispensable de réconcilier le couple royal

et tente à s'y employer à la fin de l'année -48

 Les deux souverains sont convoqués au palais royal d'Alexandrie.

 Ptolémée XIII s'y rend après diverses tergiversations

 ainsi que Cléopâtre.

 C'est à ce moment que se déroule, s'il est authentique,

 l'épisode du tapis dans lequel la reine se serait fait enrouler

 afin de parvenir auprès de César.

 Celui-ci tente d'imposer le statu quo ante

c’est-à-dire le retour au testament de Ptolémée XII

 ce qu'accepte semble t-il Cléopâtre mais pas son frère

 peu impressionné par les faibles effectifs de César.

 Celui-ci se retrouve même prisonnier dans Alexandrie sans renforts.

 Seule la noyade de Ptolémée XIII dans le Nil  met fin au conflit.

 César renonce semble-t-il à son projet d'annexion à ce moment.

 Est-ce la romance avec la reine

de trente ans plus jeune devenue son alliée,

les difficultés militaires rencontrées

lors de l'hiver -48-47 ou son voyage sur le Nil

qui lui firent renoncer à l'annexion pour lui préférer une alliance ?

Difficile d'être affirmatif mais il est un motif

 qui peut expliquer ce changement.

 En cette période troublée,

 César n'a pas encore réduit les derniers partisans de Pompée,

 un gouverneur d'Egypte ambitieux pouvait affamer Rome, 

 l'Egypte était le grenier à blé de Rome.

Auguste plus tard interdit aux sénateurs l'accès de l'Egypte

afin d'éviter d'inutiles tentations.

Maintenir une dynastie discréditée

tout en gardant le contrôle militaire du pays,

 est par conséquent la solution la plus commode

 dans l'esprit du conquérant.

bas relief d'un temple

 

Le séjour à Rome

Cléopâtre épouse  un autre de ses frères cadets,

sur l'injonction de César.

 Sa liaison avec César n'est un mystère pour personne.

 César, lui-même marié,

loge sa maîtresse  dans sa propriété de la rive droite du Tibre.

  Veut-il impressionner par l'éclat des quatre triomphes

 qu'il célèbre durant l'été -46 ?

On connaît peu de chose sur ce séjour de deux ans à Rome

 et le seul geste officiel de César en sa faveur

 est de faire placer une statue dorée de la reine

dans le sanctuaire de Vénus Genetrix

 ancêtre mythique de la gens Iulia dont il est issu.

 Cléopâtre seule souveraine

Imaginer que la présence de Cléopâtre à Rome

 s'explique par le rôle actif qu'elle y aurait joué et

prêter à César l'intention

 de transporter à Alexandrie sa capitale,

selon Suétone, est très excessif.

Il parait difficile d'imaginer César gouvernant l'Italie depuis l'Egypte

alors que la situation politique demeure trouble.

 

Tête de Césarion retrouvée dans la mer

 

Dans son testament il ne fait aucune allusion à Césarion,

 dont la date précise de naissance reste sujette à caution,

sans doute est-il né après la mort de César, né de Cléopâtre.

César fait d'Octave son héritier.

Il est donc certain que César vivant est plus un obstacle

au projet de restauration de la puissance Lagide que nourrit Cléopâtre.

Aussi sa mort est-elle une surprise

mais aussi une chance que la reine va exploiter.

Au début de l'année -44 César est assassiné.

 Profitant de la situation confuse qui s'ensuit,

 Cléopâtre quitte alors Rome, fait escale en Grèce,

puis fait voile vers Alexandrie où elle arrive en -44.

A peine de retour dans son pays elle fait assassiner Ptolémée XIV,

à la fois monarque inutile et rival potentiel.

 La naissance de son fils lui assure un successeur éventuel

et elle prend donc seule le titre de reine.

 La guerre que se livrent les assassins de César,

oblige la reine à des contorsions diplomatiques. 

 Brutus tient la Grèce ainsi que l'Asie mineure,

dans le même temps Cléopâtre

envoie une flotte aux partisans de César,

qui reconnaissent Césarion pour roi.

 Cette flotte est victime d'une tempête mais le geste place la reine

 dans le camp des vainqueurs quand  les républicains sont écrasés.

buste de Cléopâtre, pas vraiment de quoi changer la face du monde...

 

 La rencontre avec Marc Antoine 

   Depuis quand Cléopâtre, âgée de 29 ans en -41 et le général romain,

 qui a une petite quarantaine d'années, se connaissent?

Dans le partage du monde romain, l'orient est dévolu à Antoine.  

  Il convoque les souverains des royaumes clients

  y compris la reine d'Egypte.

 Celle-ci connaît au moins un des défauts de l'officier,

 sa vanité et son amour du faste,

aussi arrive-t-elle dans un navire à la poupe dorée

 et aux voiles pourpres,  siégeant sous un dais d'or

entourée d'un équipage déguisé en Nymphes, Néréides et Amours.

 Puis elle invite Marc Antoine

à son bord pour un somptueux banquet.

Commence alors une liaison de dix ans.

Le couple aura trois enfants dont les jumeaux :

  Alexandre Hélios et  Cléopâtre Séléné.

L'échec final

Actium

Les relations avec Octave s'enveniment de nouveau

et les poussent à l'affrontement.

 Octave craint Marc Antoine et sa popularité mais la

 désignation de Césarion comme roi des rois - Césarion ?

 (voire le billet "Les trésors engloutis d'Egypte")

lui font envisager un danger plus vaste.

Ce jeune homme est le seul fils de César et il pourrait un jour

 lui venir l'idée de venir réclamer son héritage paternel.

  Octave va s'employer à dénigrer Marc Antoine

 et surtout Cléopâtre, l'Egyptienne.

L'Égypte fourni une part importante de l'effort de guerre. 

 Marc Antoine mène la guerre sans énergie

 alors qu'Octave peine à constituer son armée

il lui laisse le temps de s'organiser.

Octave n'est guère un grand chef de guerre

mais il compte avec Agrippa ,

un officier compétent qui lui donne rapidement l'avantage.

Lorsque éclate la bataille navale d'Actium,

 Cléopâtre comprend rapidement l'issue finale de la guerre

 et rompt le combat avec sa flotte.

Cette fuite est évidemment exploitée par Octave

auprès des officiers et des hommes d'Antoine

 dont beaucoup changent d'allégeance.

Cléopâtre et son fils Césarion sur le temple de Dendérah 

 Elle assume aussi des rituels pharaoniques

 que ses prédécesseurs ont négligés.

 

Stèle figurant Cléopâtre VII

 faisant ofrande à Isis- Musée du Louvre  

   

Les embaumeurs achetaient de vieilles archives

 déclassées à l’administration,

 nous avons la chance que des embaumeurs de Moyenne-Egypte,

se soient procuré des documents alexandrins

pour encartonner leurs momies ;

 grâce à des fouilles allemandes  le fameux

« papyrus de Cléopâtre »,

 qui a défrayé la chronique il y a peu d’années.

Daté de 33 av. J.-C.,

c’est un décret royal concédant

 d’importants privilèges fiscaux à Publius Canidius,

un chevalier romain qui, d’après Plutarque,

 s’était fait tirer l’oreille pour prendre le parti d’Antoine et Cléopâtre ;

cet acte, qui avait peut-être contribué à le persuader,

 porte une souscription originale, puisqu’elle est d’une autre main,

 et qui tient en un mot :

 γινέσθωι « qu’il en soit ainsi »

 

La fin    

Les derniers mois sont assez mal connus.

 Antoine retourne en Egypte et ne prend pratiquement aucune mesure

 pour lutter contre triomphale d'Octave.

 Il consume ses forces en banquets, beuveries

et fêtes somptueuses sans se soucier de la situation.

 Que fait Cléopâtre ? Les sources manquent,

mais elle cherche surtout à mettre Césarion à l'abri au Soudan.

 Octave arrive à Alexandrie

A la fausse annonce du suicide de Cléopâtre,

 Marc Antoine met fin à ses jours en se jetant sur son épée.

Mourant il est transporté par Cléopâtre dans son propre tombeau.

Celle-ci est conduite devant Octave

qui la laisse se retirer avec ses deux plus fidèles servantes.

Mort de Cléopâtre par Jean-André Rixens (1874) 

 

Cléopâtre se donne la mort,

 selon Plutarque en se faisant porter un panier de figues

 contenant deux aspics venimeux.

 

 

 

  

 

posté par HARMONY, le 27/05/2009 à 17:42 | dans: Antiquité
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Caligula : du juste au despotique

 

Caligula

31 août 12 à Antium -24 janvier 41 à Rome

en latin :

 CAIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS

 

fut le troisième empereur romain, régnant de 37 à 41.

Caius Augustus Germanicus,

dit Caligula (petite botte en latin),

 fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée,

  naquit sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito .

Il est le petit-neveu et aussi le petit-fils adoptif de l'empereur Tibère ,

 lui-même beau-fils et fils adoptif de l'empereur Auguste;

Caligula est aussi l'arrière petit-fils en ligne directe d'Auguste.

Caligula avait cinq frères et sœurs :

Nero Caesar, Drusus III,

Drusilla, Julia Livilla, Agrippine la jeune.

Enfant,

il accompagna sa mère qui suivait souvent son père

 dans les camps militaires

et ses bottines adaptées à ses petits pieds

 lui ont valu le surnom de

 « caligula »,

qu'il finit par détester.

(à la fac, le professeur traduisait par petites godasses)

Tibère avait assigné sa succession conjointement

à son propre petit-fils Gemellus et à Caligula ;

 celui-ci se fit seul reconnaître par le Sénat,

adoptant d'abord Gemellus,

 qui se fit assassiner par la suite.

Pendant six mois,

 les Romains purent se féliciter d'un empereur juste,

utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère ;

mais une grave maladie fit changer dramatiquement Caligula.

Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers le despotisme,

s'adonnant, selon certaines sources,

 à la débauche.

On lui prête entre autres une longue liaison incestueuse

 avec sa sœur Drusilla.

Certains assurent qu'il était en fait

 déjà atteint psychologiquement avant son avènement,

mais que, le pouvoir aidant,

il devint vite un empereur tyrannique et mégalomane,

 se prenant pour Jupiter.

Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls,

fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches,

et on l'accuse encore de s'être amusé

à faire pratiquer d'horribles tortures

en plus de meurtres arbitraires.

 Aujourd'hui, de nombreux historiens et écrivains

s'interrogent sur la folie réelle du jeune empereur

 car de récentes preuves archéologiques

 contredisent totalement la théorie de

 « l'empereur fou ».

Il se concilia cependant le peuple

notamment avec les jeux du cirque.

La chute

Une dernière conjuration eut enfin raison du despote:

en l'an 41, après à peine 4 ans de règne,

 Ce furent les soldats de sa garde qui accomplirent la sale besogne

mais l'on ne sait d'où provenait l'ordre.

Il s'agissait selon toute vraisemblance

 d'un meurtre domestique plus que politique.

 

Caligula face à l'Histoire

 

Caligula

Juste après Tibère, Caligula, toujours de la même famille impériale ,

est un autre exemple extrême de l'étonnant

système politique des Romains.

La succession familiale l'avait placé sur le trône,

les institutions ne pouvaient l'en déloger,

 et les conjurations ne purent jamais l'abattre :

 il profita de cet état de fait pour acheminer un temps l'empire

vers un despotisme à l'orientale,

 où le souverain possède ses sujets

 comme il possède ses chevaux et ses esclaves.

 

Son portrait

« Caligula avait la taille haute, le teint livide,
 le corps mal proportionné, le cou et les jambes tout à fait grêles,
 les yeux enfoncés et les tempes creuses,
 le front large et torve, les cheveux rares,
le sommet de la tête chauve, le reste du corps velu ;
aussi, lorsqu'il passait, était-ce un crime capital de regarder au loin
 et de haut ou simplement de prononcer le mot "chèvre",
pour quelque raison que ce fût.
Quant à son visage, naturellement affreux et repoussant,
il s’efforçait de le rendre plus horrible encore,
 en étudiant devant son miroir
tous les jeux de physionomie capables d’inspirer
 la terreur et l’effroi. »
(Suétone, Vie des douze Césars, Caligula)

Anecdotes et citations de Caligula

« Si seulement le peuple romain n’avait qu’un seul cou ! » 

Oderint, dum metuant,

 « Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! »

 Il s'agit là en fait d'une reprise par Caligula

 d'une phrase célèbre de son prédécesseur l'empereur Tibère Oderint,

 « Qu'ils me haïssent pourvu qu'ils m'approuvent »

(la version de Caligula,

est empruntée à la tragédie Atréee d'Accius ;

Tibère en avait quelque peu attenué la violence ;

Chaque fois qu’il embrassait le cou de sa femme

 ou d’une conquête passagère,

il ajoutait de façon cynique :

 « une si jolie nuque sera tranchée dès que j’en donnerai l’ordre ! » 

Lors d'un festin,

il éclata soudain en cascades de rires

 et répondit aux consuls placés près de lui

 qui lui en demandaient avec ménagements la raison :

 « Quand je pense que sur un seul geste de moi

vous pouvez être égorgés tous les deux à l’instant ! »

« J'aime le pouvoir car il donne ses chances à l'impossible. »

A son cheval Incitatus,

qui était son cheval favori,

outre une écurie de marbre et une mangeoire en ivoire,

il fit donner une troupe d’esclaves et du mobilier.

On dit même qu’il projetait de le faire consul,

 mais le fait qu'il fit vraiment de son cheval favori un consul

n'est certainement qu'une légende.

 Il lui faisait boire des perles de culture dissoute dans du vinaigre.

 

CALIGULA

fut marié 4 fois

 alors qu'il mourut seulement agé de 28 ans


 

 

 

 

posté par HARMONY, le 30/01/2008 à 16:02 | dans: Antiquité
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La femme pharaon : HATSHEPSOUT

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sur

HISTORICA

 

HATSHEPSOUT

la reine pharaon

XVIII ème dynastie

1480 à 1460 av.J-C

"En février 1997, fatiguée, lasse des problèmes personnels, je décide de réaliser un souhait: faire une croisière sur le Nil. Ce n'était  pas le bon moment, le 17 novembre des extrémistes la Jamaa islamiya, avaient ouvert le feu sur des touristes au temple d'Hatshepsout proche de Louxor, faisant une soixantaine de victimes. 

L'agence de voyage que j'avais choisie  n'avait plus d'équipe sur place et m'avait fait signer une décharge, en cas d'accident...

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 Il faut préciser que le temple est enclavé dans un cirque rocheux, aux pieds de la montagne thébaine. Lorsque nous étions à Louxor, j'ai souhaité m'y rendre. Un véritable convoi a été formé avec cars, taxis, toutes les personnes désirant visité ce lieu ont été excortées par l'armée. Sur place, le car s'est arrêté assez loin du temple et nous n'avons pu descendre que quelques minutes,  pour prendre des photos. Seuls les Egyptiens ont  pu aller jusqu'au temple. Aussi les photos ne sont pas de moi. Je dois avouer que cela était assez impressionnant."

 

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La reine Hatshepsout agenouillée et tenant un vase rituel

Musée du Caire - Granit rouge - H : 80 cm - Provenance : Deir el-Bahari.

 Si l'ovale du visage, le dessin des sourcils et des yeux,

le galbe des hanches évoquent la féminité, la carrure des épaules,

la force des bras et les mains l'absence de poitrine 

renvoient à une représentation masculine.

 La barbe postiche, la couronne, l'uaeus, 

le pagne sont la marque du pharaon. 

Au cours des trois millénaires de son histoire,

 l'Egypte n'a compté que cinq femmes pharaon.

 La plus célèbre est la reine Hatshepsout

elle a régné 21 ans, de 1479 à 1458 av. J.-C. 

 Nom d'intronisation

Maât-ka-Rê (Maât est le ka de Rê)

Nom de naissance

Hat-chepesout (Les Chepesout sont en avant)

 

Hat-chepesout khenemet Imen (celle qui s'unit à Amon)

 

 La prise du pouvoir

Quand Thoutmosis Ier meurt, 

il n'a que pour héritier une fille, Hatshepsout.

 Le pouvoir échoit à Thoutmosis II, 

 un bâtard sans envergure que Thoutmosis Ier 

 avait eu avec une concubine (Iset).

 On oblige Hatshepsout à épouser le nouveau pharaon  

à qui elle donne une fille Néfrourê 

A vingt-cinq ans,

 elle se retrouve veuve et devient régente 

et tutrice d'un enfant illégitime de son époux, 

 le futur Thoutmosis III marié pour la circonstance à Néfrourê.


Mais Hatshepsout, ambitieuse, ne se contente pas de la régence.

 Un peu avant l'an VII (elle a 31 ans),

elle institutionnalise une corégence

 et se fait couronner comme un vrai pharaon 

dont elle porte tous les attributs :

 titulature complète, couronnes, barbe postiche, queue de taureau.

Hatshepsout a une fille Néférourê.

 Elle décide alors de fonder une dynastie de femmes

et songe à mettre Néférourê sur le trône.

Inscription du couronnement d'Hatshepsout : 

"Moi (Amon) te mets sur mon trône,

 je te done la crosse et le fouet...l'inconcevable frappa le peuple...

 Ils se jetèrent au sol".  

 Pour justifier sa légitimité, Hatshepsout a recours à la théogamie :

sa mère aurait été fécondée par le Dieu Amon.

 Ainsi, confortée comme

"fille de Dieu",

elle choisit comme nom de roi :

Maâtkarê ("Maât est le ka de Rê").

Toutefois, dans cette association,

 Hatshepsout a toujours la préséance.

 
On ne peut pas parler d'usurpation totale

 car les événements dynastiques

 sont toujours datés à partir de l'avènement de Thoutmosis III,

 lequel est toujours associé aux manifestations royales.

De même, sur les monuments, 

 Hatshepsout n'oublie jamais de faire figurer

 à côté de son nom celui de son co-régent, 

et elle garde le pouvoir jusqu'à sa mort,

 bien au-delà de la minorité de Thoutmosis III. 

 Pour ce faire, elle bénéficie d'appuis importants,

 notamment celui du clergé d'Amon de Thèbes

dirigé par le grand prêtre Hapouseneb

et celui de son homme de confiance : Senenmout,

un homme hors du commun qui  ne possédait pas moins de 96 titres.

 On pense aussi que la charge d'épouse d'Amon,

qu'elle exerçait auparavant, lui facilita la prise de pouvoir 

Son oeuvre politique

Hatshepsout arrive au pouvoir quand l'Egypte commence à sortir

d'une longue période de troubles.

Hatshepsout s'est particulièrement distinguée :  

C'est pendant son règne qu'est réalisé le célèbre voyage au pays de Pount

 d'où sont ramenées de grandes richesses : 

arbres à encens, myrrhe, or, argent, huiles précieuses,

 peaux de léopards... comme le montrent les inscriptions gravées 

sur les murs du temple d'éternité de Deir El-Bahari.

Le voyage est accompagné par des savants et des zoologues.

Son oeuvre de bâtisseur

-Elle rétablit des sanctuaires laissés à l'abandon

et réalise de grandes constructions

 dans la capitale Thèbes :

 le temple de Montou, l'allée processionnelle de Louxor à Karnak, 

 le sanctuaire de la barque

 "la chapelle rouge" 

- le VIIIème pylône et deux obélisques (il en reste un)

 sont dressés à Karnak   


- Construction d'un  petit temple dédié à
Deir El-Bahari

 
- Sa tombe de pharaon est construite dans la vallée des Rois 

 près de celle de son père Thoutmosis II.  

Une "pharaone" qui se fait représenter en pharaon

Sans doute pour affermir son pouvoir

et ne pas heurter les traditions

 

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(seul un homme pouvait accomplir les sacrifices

 pour satisfaire la Maât),

Hatshepsout se fit représenter sous l'apparence d'un homme,

 habillée en homme.

 Elle est représentée en Osiris  

(comme au Moyen Empire) 

sur les piliers de la façade de son temple de Deir El-Bahari.

 Même dans la représentation de son origine divine

 dont elle arguait pour justifier son accession au trône,

 elle apparaît sous les traits d'un garçon et non d'une fille.

On connaît cependant des représentations

 où Hatshepsout  est figurée sous les traits d'une femme.

 Hatshepsout avec tous les attributs du pharaon à Deir El-Bahari.  

Sa mémoire effacée

Hatshepsout meurt dans des circonstances non connues :

mort naturelle? Assassinat? Abdication?


Sa fille étant morte avant elle,  

c'est tout naturellement Thoutmosis III, 

 le co-régent, qui prend le pouvoir.  

Ensuite,

Hatshepsout disparaît totalement de l'histoire,

 ses statues sont détruites ou enterrées, 

 ses cartouches sont martelés sur les monuments 

 et on les remplace par ceux de Thoutmosis I, II ou III.

 De plus, son nom est rayé de la liste des pharaons

(il est possible aussi que ce ne soit pas volontaire, 

 les Ramessides ayant pu la considérer seulement comme régente).

 
On accuse traditionnellement Thoutmosis III de cette

 "damnatio memoriae"

 jaloux d'avoir été écarté du pouvoir aussi longtemps,

 il aurait voulu se venger. 

 Il se peut aussi que l'on ait voulu effacer la trace d'une femme pharaon

 pour éliminer cette non conformité

ou bien anéantir les prétentions royales d'héritiers d'Hatshepsout.

Mais Christiane Desroches Noblecourt y voit plutôt

 le geste politique des successeurs d'Akhenaton,  

qui, un siècle plus tard,

ont vu en Hatshepsout un précurseur du monothéisme. 

 En effet, la reine ne s'est pas proclamée

"fille de Rê"  mais  "fille d'Amon".

 Il faudra attendre Champollion pour redécouvrir que 

 le cinquième pharaon de la XVIIIème dynastie

 n'était pas un homme mais une femme. 

Une victoire récente de l'Egyptologie

on vient de retrouver la momie d'Hatshepsout

 La momie de la reine Hatshepsout a été retrouvée dans

 les sous-sols du musée du Caire

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 Une analyse ADN a permis à une équipe internationale 

d'identifier cette momie découverte il y a plus d'un siècle.

La tombe d'Hatshepsout a été découverte par

 le Français Belzoni en 1824, puis redécouverte par Carter en 1903.

  
Dans une autre tombe,

Carter avait par la suite découvert deux momies. 

 L’une d’elles, mesurant 1m50,

 reposait dans un sarcophage de 2m13.

 Cette momie fut attribuée à la nourrice d'Hatshepsout

et transportée au musée du Caire.

L’autre momie, de sexe féminin, présentait une pose royale,

 le bras sur la poitrine, mais non identifiée, elle resta sur place.

Plusieurs égyptologues avaient émis l’hypothèse

qu’il s’agissait d’Hatshepsout,

sans pour autant en apporter la preuve.  

Cette momie fut transportée au musée du Caire pour analyse. 

 Le fait que l'ont ait retrouvé la momie d'Hatshepsout

dans une tombe qui n'est pas la sienne peut s'expliquer

 

par le fait que les prêtres aient voulu préserver la momie (en la déplaçant)

 de ceux qui se sont acharnés à faire disparaître

 

toutes les traces de la pharaonne.

 

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Tête de pilier osiriaque de Hatshepsout au temple de Deir El-Bahari. 

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Calcaire peint - H : 61 cm - Musée du Caire.


La reine est représentée à l'image d'Osiris avec les attributs du pharaon :

la double couronne, la barbe postiche

(prérogative des dieux et des pharaons divinisés).

Cependant les traits du visage restent féminins : 

 nez droit et fin, bouche petite, yeux en amande

et soulignés de khôl noir 

dont les traits se prolongent jusqu'aux tempes,

 sourcils épais et bien dessinés. 

La couleur de la peau est rouge,

comme le veut la convention pour les hommes.

 

TinyPic image   

Ce petit sphinx (H : 62 cm) à l'effigie d'Hatshepsout

 est tout à fait original dans la mesure où  la tête du lion

 n'est pas totalement remplacée par la tête d'Hatshepsout,

seul le visage de la reine est intégré,

ce qui accentue son caractère félin .

 L'artiste a repris les traits de la reine :

yeux en amande, sourcils arqués, nez droit, petite bouche souriante,

longue barbe postiche carrée au-dessous de laquelle

une inscription verticale indique le nom de couronnement de la reine

 "Maâkarê,   

Le site de Deir el Bahari

Le temple de Maâtkarê Hatchepsout

 

 

posté par HARMONY, le 7/01/2008 à 09:10 | dans: Antiquité
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Le Premier Empereur de Chine et son armée en terre cuite

 

British Museum

exposition  du 13 septembre au 06 avril 2008

 


 

Qui était-il 

Qin Shi Huangdi

  (v. -259 – 10 septembre -210)

 fut d'abord le roi de Qin de -247 à -221,

puis l'unificateur de l'empire de chine,

Son nom de famille était Ying et son prénom Zheng, 

choisi dit-on

 parce qu'homonyme du mois de sa naissance,

le premier de l'année chinoise.

Le nom personnel du souverain n'étant pas,

 par respect, employé de son vivant,

il était donc pour ses contemporains

le « roi de Qin ».

 Les historiens le mentionnent néanmoins comme

« roi Zheng de Qin ».

 En 221 av J.C

 il prit officiellement le titre de

 « Premier auguste souverain » (Shi Huangdi ),

 en référence aux souverains antiques Sanhuangwudi.

Une armée redoutable

Forte de plus d'un siècle d'expérience et de traditions,

 l'armée du futur empereur compte dans ses rangs

au plus fort de la guerre près d'un million d'hommes.

Elle était dotée d'armes étonnantes pour l'époque,

 comme une baliste à répétition,

 qui envoyait deux à trois carreaux

 de bronze par seconde.

Les généraux qui l'encadraient

n'étaient pas issus de la noblesse,

mais choisis parmi les soldats.

Qin Shi Huang voulait limiter le pouvoir de la noblesse

et avait ainsi créé une méritocratie.

 L'armée en terre cuite

du Premier Empereur de Chine
 

Son règne fut placé sous le signe

de la philosophie légiste

 inspirée par Han Fei Zi.

Il fut un souverain autoritaire

ne souffrant pas de contestation.

 Il ordonna une répression violente

 contre les confucéens,

 ennemis de longue date du légisme,

 accusés de conspirer contre lui.

 Ils furent arrêtés puis enterrés vivants

sur la même colline où il décida de brûler leurs écrits.

 En effet, sous l'influence de son premier ministre,

 un grand effort avait permis de combattre l'illettrisme.

Les chinois parlaient donc plusieurs dialectes

mais n'écrivaient qu'une seule langue.

Les gens jugèrent les nouvelles lois

 à l'aune des anciennes

 et notamment celles des confucéens.

C'est pourquoi Qin Shi Huang

 décida d'en brûler tous les exemplaires,

 sauf un qui devait rester dans la bibliothèque impériale.

Cet incident, resté célèbre dans l'histoire,

inspira à Mao Zedong le slogan

« Brûlons les livres et enterrons les lettrés »

 lors de la Révolution culturelle.

A partir des années 1970,

 Qin Shi Huang fut d'ailleurs présenté

 dans les manuels d'histoire

sous l'aspect favorable d'un souverain progressiste

 luttant contre les forces réactionnaires.

Formation d'un nouvel empire

Il régne en maître sanguinaire

à l'ambition démesurée.

A ce titre, et au prix de millions de victimes,

il ordonna une politique d'unification de la Chine.

Il conquit les sept royaumes

qui s'en-déchiraient depuis 5 siècles.

Il fit protéger son nouvel empire

 en raccordant les tronçons de murailles existants

 pour former la première grande muraille.

Il créa un gigantesque réseau routier à trois voies

(la voie centrale lui étant réservée)

surélevées, pour éviter les inondations,

qui reliaient la capitale à toues les provinces de l'empire.

Puis il unifiat les poids et mesures,

les langues et l'écriture.

Un empereur autoritaire

 

 

Parmi les faits les plus spectaculaires,

on peut citer plusieurs exemples

d'entreprises démentielles

 qui montrent sa conception du pouvoir

et de la place qu'il estimait avoir dans l'histoire.

Construction de la Muraille de Chine 

C'est sous le règne de Qin Shi Huang

que les 2000 premiers kilomètres

de la muraille furent contruits.

Il la fit construire car il avait peur des barbares du nord.

Unification de l'écriture et de la langue

A l'époque,

chaque partie de la Chine avait une langue

et une écriture différente :

chaque "peuple" avait son dialecte.

Qin Shi Huang unifia la langue et l'écriture,

mais il existe encore aujourd'hui

plusieurs langues parlées en Chine.

Construction du réseau routier

Qin Shi Huang fit agrandir les routes :

il créa un réseau routier à trois voies,

la voie du milieu lui étant réservée.

 Il suréleva les routes pour éviter les inondations.

Chaque route partait de la capitale (à l'époque Xi'an)

 et passait dans toutes les provinces chinoises.

Quête de l'immortalité

A la fin de sa vie,

 Qin Shi Huang était obsédé par la mort.

Il voulait que les médecins et scientifiques

lui trouvent un élixir d'immortalité.

 Il entendit parler d'un peuple « d'immortels »

 vivant sur une montagne

à une quarantaine de kilomètres de son palais.

 Ces derniers étaient censés posséder un secret

pouvant se transmettre à une personne telle que lui,

 probablement, selon ses magiciens,

 sous la forme d'un élixir d'immortalité.

Après bien des tentatives infructueuses

pour faire venir les immortels au palais

 (construction d'une route rectiligne du palais à la montagne,

 puis construction d'un chemin

 de 36 000 marches de la base au sommet de la montagne,

 enfin, déplacement en personne de l'empereur),

 vexé, il fit peindre la montagne en rouge

 (couleur des forçats).

 Mais, non content de la violence de sa vengeance,

 il fit ni plus ni moins que raser la montagne,

 en causant au passage la mort de 700 000 ouvriers.

Il entendit parler plus tard d'autres immortels

vivants dans des îles au large de la Chine

(actuellement le Japon).

 Il ordonna la construction d'un navire gigantesque

 de 200 mètres pour ramener ce peuple en Chine.

 Le navire ne revint jamais.

Mort présumée

L'empereur, toujours hanté par l'immortalité,

fit appel à un magicien.

Celui-ci lui fabriqua les fameuses « perles rouges »

 de cinabre (le sulfure de mercure) censées lui donner,

 chacune, six ans de vie.

Faites donc de mercure,

les « perles rouges »

 furent probablement la cause de sa mort.

Funérailles

 

in situ : les soldats, chevaux

On lui doit le mausolée de Xi'an

qui s'étend sur environ 56 km²,

 un tumulus haut de 115m à 1,5 kilomètre

 recouvrant une fosse contenant

quelque huit mille statues de soldats

 et de chevaux en terre cuite.

Ne voulant pas être seul après la mort,

Qin Shi Huang ordonna que

 toute son armée soit sculptée en terre

et soit enterrée avec lui.

Il fit donc construire des milliers de soldats,

 chevaux et chars,

tous différents les uns des autres

(physionomie, vêtements, position des bras)

 et un peu plus grand que nature,

un soldat mesurant entre 1,72m et 2m.

En 1974,

des paysans trouvèrent ces statues

en creusant un puits dans leur champ.

Ils firent ensuite appel à des archéologues.

 On peut maintenant visiter le mausolée,

 qui est considéré comme

 la huitième merveille du monde.

L'héritage de Qin Shi Huang

Il a légué à son peuple un empire unifié,

aussi bien dans l'administration militaire et politique,

 que dans les domaines culturels

qui formeront au court des siècles

 ce que l'on nomme aujourd'hui la Chine.

 Cet empire dura plus de vingt siècles.

 Comme on l'a vu plus haut,

 une telle destinée encouragea

les récupérations politiques.

Dans un discours fait à Xi'an,

Mao Zedong n'hésitât pas à se comparer au

 "premier empereur",

 et ainsi vouloir réhabiliter le légisme.

 Le nom de sa dynastie, déformé,

arriva en Occident et fut à l'origine

du nom de l'Empire du milieu

dans les langues européennes (Chine en français).


La tradition lui attribue l'invention

 de la coiffe impériale mianliu

 à rideau de franges dissimulant partiellement le visage,

 visible sur les portraits des souverains de l'Antiquité

et portée par les statues de divinités.

Le titre de l'empereur Qin

En 221 av. J.-C.,

le roi de Qin adopta le titre de Shi Huangdi,

 ou « premier empereur »,

créant pour l'occasion le mot Huangdi,

 souvent traduit en français par « empereur »,

 repris par tous les souverains de Chine

 qui vinrent après lui.

 Ce terme est l'association de Huang,

« suprême »

 ou « auguste », et de Di, « souverain »,

 en référence aux trois Augustes et cinq Empereurs,

 premiers souverains mythiques de Chine.

 Il porta le titre de Shi Huangdi durant tout son règne.

Son fils fut Er Huangdi, « Deuxième empereur ».

 L'histoire voulait que la série s'arrêtât là.

Lors de l'avènement de la Dynastie Han,

 Shi Huangdi (« Premier Empereur »)

fut jugé inacceptable par les Han

qui ne le reconnaissaient pas

comme le premier de leur lignée.

Ils l'appelèrent donc

« Premier Empereur de la Dynastie Qin »,

soit Qin Shi Huangdi.

 Néanmoins, la plupart des noms de personne chinois

sont de deux ou trois sinogrammes;

le di fut donc finalement supprimé

 pour donner Qin Shi Huang.

Son fils et successeur devint Qin Ershi.

L'usage aujourd'hui en Chine

est donc effectivement d'appeler

 le premier empereur Qin Shi Huang,

 même si l'on trouve parfois Qin Shi Huangdi,

plus utilisé à l'étranger.

Quatre-vingt une de ces statues

avaient été transférées en France.

Elles ont été visibles

 pendant 10 jours au parc expo de Caen.

 

Pour l'exposition de Londres

détail de l'armée de terre cuite, in situ

 

Trois ans de négociations avec les autorités chinoises

 ont été nécessaires pour monter cette exposition,

regroupant près de 120 objets,

et pour laquelle le British Museum a

spécialement aménagé la salle de lecture

où Karl Marx a écrit Le Capital.


Une vingtaine de soldats d'argile de Qin Shihuang

 et quelques 120 objets retracent

dans cette exposition exceptionnelle du British Museum,

l'histoire du premier empire de Chine,

et permettent au public européen de mieux connaître

une partie de ce qui est considérée

 par de nombreux spécialistes

 comme l'une des découvertes archéologiques majeures

 des cent dernières années.


Admirablement préservés,

les soldats sont parfois accompagnés de leurs chevaux,

avec un chariot,

 comme une armée en état de marche.

Des scribes et fonctionnaires sont également présentés,

 tout comme des musiciens

 et acrobates chargés de divertir l'empereur

même après sa mort.

"Ces statues sont à taille humaine,

extrêmement réalistes

et chacune d'entre elles est unique",

 explique Jane Portal, la conservatrice de l'exposition.  

"Elles montrent aussi la mixité ethnique de l'armée,

le lien avec les tribus nomades de l'Ouest."

 

  

posté par HARMONY, le 20/12/2007 à 17:37 | dans: Antiquité
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Les 9 Muses

 

 

 

 

 

Du Grec Mousa et du Latin Musa.

Les Muses, au nombre de neuf,

sont filles de Zeus et de Mnémosyne.

 Leur nom est formé à partir de la racine

Man ou Men, "penser",

qu'on trouve dans le mot latin mens, "esprit".

Elles demeuraient dans les montagnes de l'Hélicon,

près d'Ascra (Béotie), et de Piérie, près de l'Olympe.

Au début, les Muses n'étaient connues qu'au nombre de trois :

 Mélété (la Pratique), Mnémé (Mémoire) et Aoedè (Chant).

Pausanias dit que leurs premiers adorateurs furent les Aloades,

 les deux fils jumeaux de Poseidon et d'Iphimédie,

 malgré leur fâcheuse réputation.

 On célébrait leur culte sur l'Hélicon.

 A Delphes, les Muses,

également au nombre de trois,

 portaient le nom des trois cordes des premières lyres :

Nétè (aiguë), Mésè (moyenne), Hypatè (grave).

A l'époque classique et dans toute l'Antiquité

 les Muses furent honorées au nombre de neuf.

Elles sont associées à Apollon, dieu de la musique,

dont elles constituent le choeur,

 c'est-à-dire un groupe qui chante et danse à la fois.

 Elles s'associent d'autres divinités comme les Grâces et les Heures,

 lors des fêtes célébrées sur l'Olympe.

 Elles participèrent notamment

aux deux plus grands mariages signalés dans la mythologie :

les noces de Thétis et de Pélée

 et celles de Cadmos et d'Harmonie, 

ce qui n'en fit pas pour autant des mariages heureux.

Les Muses étaient jalouses de leurs prérogatives et de leurs talents.

 Elles plumèrent les Sirènes qui se croyaient les meilleures chanteuses.

Thamyris s'étant vanté de leur être supérieur,

elles allèrent le trouver à Dorium, en Messénie,

 l'aveuglèrent et lui firent perdre la mémoire.

 Les Piérides, les neuf filles de Piéros,

leur lancèrent un défi devant le jury des Nymphes.

 Elles perdirent.

 Les Muses les métamorphosèrent en choucas (petites corneilles).

Les Muses elles-mêmes sont quelquefois appelées Piérides

parce qu'elles résident souvent en Piérie (Macédoine).

Les rapprochement avec les Piérides citées plus haut est évident.

 Les Romains identifièrent aussi les Muses

 à des déesses locales italiennes appelées Camènes.

 

La tradition reconnait neuf Muses

  

1. Calliope : Calliopé "à la belle voix"

La première des Muses.

 Muse de la poésie épique, et quelquefois de l'éloquence,

couronnée de laurier et ornée de guirlandes,

vit dans les montagnes et garde toujours un air majestueux.

 Protectrice des poètes et des orateurs,

elle tient un livre et un poinçon de métal, le style.

 A ses pieds se trouvent L'Iliade,

l'Odyssée et L'Enéide,

les poèmes immortels d'Homère et de Virgile.

 

2. Clio : Clio "Célèbre"

 

Née, comme ses huit soeurs, les Muses,

de l'union de Zeus et Mnémosyne,

 la Muse de l'histoire porte une couronne de laurier.

Elle se tient debout ou assise,

lisant un rouleau de papier ou se penchant vers une pile de livres.

 

 

3. Erato : Erato "Aimable"

La Muse de la poésie lyrique,

porte une couronne de myrte et de roses.

 D'une main, elle tient une lyre,

de l'autre un plectrum,

petite baguette qui permet de pincer les cordes.

 Elle est souvent accompagnée d'un Cupidon ailé,

avec son arc et son carquois.

 

4. Euterpe : Euterpé "Charmante"

 

Couronnée, comme ses soeurs, de fleurs,

 la Muse de la musique dont le nom signifie

 "la bien-plaisante"

 tient des partitions.

 Elle est entourée de hautbois et d'une flûte,

 ou même d'autres instruments.

Parfois elle danse et chante les dieux,

 pour réjouir leur coeur.

 

5. Melpoméne : Melpoménè "la Chanteuse"

 

La Muse de la tragédie ne pouvait qu'avoir l'air sérieux.

Très belle, elle porte de superbes vêtements.

 Sur la tête, une couronne de pampre de vigne,

aux pieds des cothurnes,

chaussures montantes à semelle très épaisse.

Sa main droite tient un masque tragique ou un poignard ;

 la gauche,

des sceptres et des couronnes qu'elle remettra aux vainqueurs.

 

 

6. Polymnie : Polymnia "aux chants multiples" 

 

La Muse de l'art d'écrire

 et de la pantomine est comme ses soeurs couronnée,

mais de perles.

 Habillée de blanc,

 elle est debout et accoudée dans une attitude pensive.

 

7. Therpischore : Therpischoré "qui séduit par la danse" 

 

La Muse de la danse

 est une jeune fille vive, enjouée,

couronnée de guirlandes

et vêtue d'une robe souple,

qui marche légèrement en jouant de la harpe.

 

8. Thalie : Thalia "Bonne Chère"

 

Couronnée de lierre et chaussée de brodequins,

des chaussures de peau qui couvrent le pied et le bas de la jambe,

 elle tient à la main un masque comique.

 C'est la Muse de la comédie.

 

9.  Uranie : Ourania "Céleste"

 

La Muse de l'astronomie a une couronne d'étoiles et une robe couleur d'azur.

Dans ses mains,

 elle tient un compas et un globe.

 Autour d'elle apparaissent aussi divers instruments de mathémathiques.

 

 

 

 

Sur

posté par HARMONY, le 15/11/2007 à 06:24 | dans: Antiquité
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Cicéron et sa définition de l'histoire

Cicéron

en latin :  Marcus Tullius Cicero

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   106 av. J.-C., à Arpinum en Italie, 43 av. J.-C. près d'Arpinum.

Ce fut un homme d’État romain et un auteur latin.

Orateur remarquable,

 il publia une abondante production considérée

comme un modèle de l’expression latine classique,

 et dont la plus grande partie nous est parvenue.

S’il s’enorgueillit d’avoir sauvé la République romaine de Catilina,

 sa vie politique fut diversement appréciée et commentée :

intellectuel égaré au milieu d’une foire d’empoigne,

parvenu italien monté à Rome,

 opportuniste versatile,

« instrument passif de la monarchie »

 rampante de Pompée

 puis César selon Theodor Mommsen

et Jérôme Carcopino mais aussi, pour Pierre Grimal,

l’intermédiaire qui nous transmit une partie de la philosophie grecque.

 

Cicéron est le premier des auteurs romains

 qui ait composé dans la langue nationale

 des ouvrages de philosophie.

 Il en est fier,

mais il semble en même temps s’excuser

d’avoir consacré à de telles occupations une partie de ses loisirs.

 Car parmi ses contemporains,

les uns ne pouvaient admettre en aucune façon

qu’on s’adonnât à la philosophie ;

 d’autres voulaient qu’on ne le fît qu’avec une certaine mesure,

 et sans y consacrer trop de temps et d’étude.

D’autres enfin, méprisant les lettres latines,

 préféraient lire les ouvrages des Grecs sur ces matières

"L'histoire est le témoin des temps, la lumière de la vérité,

 la vie de la mémoire, l'institutrice de la vie,

la messagère de l'antiquité."

 

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Clio, muse de l'histoire

 

 

 

posté par HARMONY, le 15/11/2007 à 05:57 | dans: Antiquité
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