Envie de vous parler d'Histoire, de la Grande comme de la petite
Madame Récamier et son lit resté célèbre

 

  

 

 

 

Le mobilier a été conçu par l'architecte Louis Berthault en 1798.

 Le lit en bois d'acajou,  

rehaussé de décors en bronze doré était une nouveauté pour l'époque.

 

"un somptueux voyage dans les drapés antiques

de la soie aux couleurs chaudes garnissant les murs parés de tableaux et de miroirs,

les meubles de l’ébéniste Jacob annoncent les prémices du style Empire."

 

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Le lit Récamier devint aussi célèbre que la "belle dormeuse" qui y reposait. 

 

  

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Madame Récamier, peinte par David, sur le lit qui porte son nom
 
 
Juliette ou Julie Récamier
 
 de son nom complet : Jeanne Françoise Julie Adélaïde Bernard,
 
dite
 
 Madame Récamier
 
 4 décembre 1777 à Lyon - 11 mai 1849 à Paris
 
femme d'esprit et Merveilleuse du Directoire.

Elle était fille d'un employé supérieur des postes,

 qui fut destitué sous le Consulat comme suspect de connivence avec les royalistes.

Mariée à un riche banquier de Paris, M. Récamier,

elle ouvrit un salon qui devint bientôt le rendez-vous

 d'une société choisie, mais qui ne tarda pas à exciter les ombrages du pouvoir.

La beauté et le charme de Madame Récamier, épouse d'un riche banquier,

 lui suscitèrent une foule d'admirateurs.

 Elle fut l'une des premières à se meubler en style

« étrusque »

 et à s'habiller

 « à la grecque »,

 sous le Directoire,

 et joua de ce fait un rôle non négligeable dans la diffusion du goût pour

 l'Antique qui allait prévaloir sous l'Empire.

Amie de

Madame de Staël

et de

 Chateaubriand,

elle fut une figure clé de l'opposition au régime de Napoléon,

 et son salon avait un rôle non négligeable dans la vie politique et intellectuelle

 de l'époque.

Elle finit par être éloignée de Paris par la police impériale,

 et elle séjourna quelque temps à Lyon,

 où elle se lia avec Camille Jordan et Ballanche, puis visita l'Italie,

et ne put revoir la France qu'après la chute de l'Empire.

Éprouvée par de grands revers de fortune,

 elle alla s'ensevelir en 1819 à l'Abbaye-aux-Bois à Paris.

Elle n'en fut pas moins recherchée du monde qu'elle fuyait,

 et vit sa retraite fréquentée par toutes les célébrités,

Chateaubriand, l'un des plus assidus, resta jusqu'à la mort son ami le plus intime.

D'une beauté incomparable, qu'elle eut le privilège de conserver fort tard,

 et à laquelle se joignaient tous les dons de l'esprit et du cœur,

Mme Récamier fut entourée d'adorateurs;

 mais, se contentant de plaire, elle sut se préserver de toute faiblesse.

Elle avait rédigé d'intéressants mémoires, mais en mourant elle ordonna de les détruire.

 Elle a laissé un grand nombre de lettres, dont une partie a été publié en 1859

 par Mme Ch. Lenormant, sa nièce,

 sous le titre de

 Souvenirs et Correspondance de Mme Récamier.

 

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Madame Récamier peinte par Gérard

 

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Madame Récamier et Chateaubriand

 

 

Les années passant, elle se lie de plus en plus avec Chateaubriand,

celui qu’elle aime et admire, celui à qui elle apporte tendresse et fidélité,

celui qui devient le Centre et le Dieu de l’Abbaye aux Bois,

celui qui l’aime mais la fait souffrir au point qu’elle se sauve à Rome

 d’où elle finit pourtant par revenir,

 celui qui lui propose en 1846 de l’épouser mais auquel elle refuse délicatement.

 

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Madame Récamier peinte par Ingres   

   

 

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Dans l'aile Richelieu du Musée du Louvre:
 
 La chambre de Madame Récamier

 

 

 

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posted by HARMONY at 13:14 | in:
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