LA DEPOUILLE DE L' EMPEREUR NAPOLEON III
Napoléon III s'éteignait en 1873 à Camden Palace,
moins de trois ans après la défaite de Sedan
Depuis plus d'un siècle, l'abbaye de Saint-Michel,
située aux limites des comtés du Hampshire et du Surrey,
abrite un héritage historique pour la France, une dépouille impériale.
Cependant nos amis Anglais ne comprennent pas la démarche de
Monsieur Christian Estori,
(Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du Ministère de l'Intérieur)
qui réclame le retour en France des cendres de Napoléon III.
LA FAMILLE IMPERIALE S' EXILE EN ANGLETERRE
Après la défaite de 1870 et sa reddition à Bismarck,
Napoléon III avait trouvé refuge
avec sa famille et quelques fidèles en Angleterre, à Camden Place.
Il devait bientôt y mourir des suites d'une maladie rénale.
Puis son fils Louis, l'héritier de la couronne des Bonaparte,
engagé volontaire dans le corps expéditionnaire britannique
en Afrique du Sud,
fût tué par les Zoulous lors d'une embuscade.
L'impératrice Eugénie se retrouva seule en Angleterre.
Cette femme, la plus admirée de France était devenue la plus dénigrée
depuis que Victor Hugo et tout le clan des républicains
l'accusaient de tous les maux du pays.
En particulier, d'être la cause du malheureux conflit avec la Prusse.
L'IMPERATRICE EUGENIE SEULE EN ANGLETERRE
En 1888, l'impératrice décide de fonder un monastère dédié à saint Michel,
elle y installa une communauté de moines, venue de Solesmes (France),
afin d'y entretenir le souvenir du dernier empereur.
Par ce geste expiatoire, la souveraine déchue cherchait peut-être à conjurer
le mauvais sort qui s'acharnait sur les siens.
Elle organisa tout autour de ce sanctuaire.
Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
ses moines ne parlaient que le français.
Le dernier d'entre eux est mort en 1965.
Ses compagnons avaient depuis longtemps demandé
à regagner la maison mère,
sur le continent. Etant donné qu'il était très difficile
de leur trouver des remplaçants volontaires pour le Hampshire,
on a décidé de placer le monastère sous le contrôle des Anglais.
LES ANGLAIS RENDENT LES HONNEURS
A LA FAMILLE IMPERIALE
Depuis 1947, c'est une petite communauté anglicane,
qui célèbre les jours anniversaires de la mort de Napoléon 1er,
le 5 mai (eh oui, quel paradoxe!!), de son petit-neveu, le prince impérial,
le 1er juin, de la mère de ce dernier, l'impératrice Eugénie, le 11 juillet,
et de son époux, Louis-Napoléon III, le 9 janvier.
LE PERE CUTHBERT NE COMPREND PAS POURQUOI
NOUS DEMANDONS LE RETOUR DES CENDRES
"Nos registres ne mentionnent pas un seul visiteur français à Farnborough",
(insiste le père Cuthbert)
"Contrairement aux Anglais, très intéressés, eux,
par le souvenir de votre empereur,
pas un français ne vient se receuillir dans la crypte
où est déposée sa dépouille."
"Dans sa biographie consacrée à Napoléon III,
un de vos hommes politiques,
M. Philippe Séguin, a écrit que les restes de l'empereur sont perdus
au fin fond d'une petite église paroissiale d'Angleterre".
Il tend sa main ornée d'une superbe améthyste vers le porche
de style gothique flamboyant de la chapelle Saint-Michel :
"Voyez ce qu'il en est, de la petite église paroissiale!"
Visiblement monsieur Philippe Séguin ne s'est jamais rendu sur place......

HUMOUR ANGLAIS DE L' ABBE CUTHBERT
OU AVEZ VOUS L' INTENTION DE LES METTRE?
"Vous savez, on ne peut pas les séparer :
c'est la dernière volonté de notre fondatrice !
Est-ce que les Invalides sont intéressés par les restes d'une
"Espagnole",
comme vous l'appelez?
Ou par ceux du prince impérial en uniforme d'officier anglais?

LA CHAPELLE SAINT MICHEL
C'est un Chef-d'oeuvre de l'architecte Gabriel-Hippolyte Destailleur,
qui travaillait pour les Rothschild,
sa silhouette mêle la splendeur des dentelles de pierre
à des proportions très imposantes pour une petite ville
de la lointaine banlieue de Londres.

LA CRYPTE
Elle abrite également les cendres d'Eugénie
et de Louis Napoléon Eugène Jean Joseph Bonaparte,
Prince Impérial (fils de Napoléon III) (1856-1879), représenté en 1874
Œuvre d'art originale datant du 19e siècle
réalisée par l'artiste Lefebvre Jules Jos

Napoléon III s'éteignait en 1873 à Camden Palace,
moins de trois ans après la défaite de Sedan
Depuis plus d'un siècle, l'abbaye de Saint-Michel,
située aux limites des comtés du Hampshire et du Surrey,
abrite un héritage historique pour la France, une dépouille impériale.
Cependant nos amis Anglais ne comprennent pas la démarche de
Monsieur Christian Estori,
(Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du Ministère de l'Intérieur)
qui réclame le retour en France des cendres de Napoléon III.
Après la défaite de 1870 et sa reddition à Bismarck,
Napoléon III avait trouvé refuge
avec sa famille et quelques fidèles en Angleterre, à Camden Place.
Il devait bientôt y mourir des suites d'une maladie rénale.
Puis son fils Louis, l'héritier de la couronne des Bonaparte,
engagé volontaire dans le corps expéditionnaire britannique
en Afrique du Sud,
fût tué par les Zoulous lors d'une embuscade.
L'impératrice Eugénie se retrouva seule en Angleterre.
Cette femme, la plus admirée de France était devenue la plus dénigrée
depuis que Victor Hugo et tout le clan des républicains
l'accusaient de tous les maux du pays.
En particulier, d'être la cause du malheureux conflit avec la Prusse.
En 1888, l'impératrice décide de fonder un monastère dédié à saint Michel,
elle y installa une communauté de moines, venue de Solesmes (France),
afin d'y entretenir le souvenir du dernier empereur.
Par ce geste expiatoire, la souveraine déchue cherchait peut-être à conjurer
le mauvais sort qui s'acharnait sur les siens.
Elle organisa tout autour de ce sanctuaire.
Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
ses moines ne parlaient que le français.
Le dernier d'entre eux est mort en 1965.
Ses compagnons avaient depuis longtemps demandé
à regagner la maison mère,
sur le continent. Etant donné qu'il était très difficile
de leur trouver des remplaçants volontaires pour le Hampshire,
on a décidé de placer le monastère sous le contrôle des Anglais.







