
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.
La petite biche est aux abois.
Dans le bois, se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh ouh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la, la.
La petite biche,
Ce sera toi, si tu veux.
Le loup, on s'en fiche.
Contre lui, nous serons deux.
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
Une chanson douce
Pour tous les petits enfants.
O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
eh, eh, eh, eh
La jolie princesse
Avait tes jolis cheveux,
La même caresse
Se lit au fond de tes yeux.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.
{Variante pour les 2 derniers:}
O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
A tout jamais
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.
Paroles: Maurice Pon.
Vétéran de la chanson française,
il avait composé et interprété
d'innombrables succès populaires tels que
"Syracuse", "Zorro est arrivé", "Le lion est mort ce soir",
"Faut rigoler", "Juanita Banana", "Le travail, c'est la santé"....
Henri Salvador est mort mercredi 13,février,
à l'âge de 90 ans,
à son domicile parisien d'une rupture d'anévrisme,
a annoncé à l'AFP sa maison de disques, Polydor (Universal).
Il avait fait ses adieux à la scène au Palais des Congrès à Paris,
en décembre 2007.
Formé à l'école des grands musiciens noirs américains
et de Django Reinhardt,
ce guitariste accompli était un artiste multiple :
"J'ai fait du jazz, des sketches, des chansons drôles,
des comptines, du music-hall, de la télévision",
aimait-il répéter.
Avec Boris Vian, il avait introduit le rock en France
("Rock Hoquet", 1957)
et composé quelques perles dont
"Rock and roll mops" et "Blouse du dentiste".
Né le 18 juillet 1917 à Cayenne (Guyane),
Henri Salvador était le fils
d'un percepteur d'ascendance espagnole
et d'une mère guadeloupéenne d'origine indienne,
installés à Paris en 1924.
A l'âge de 11 ans,
il découvre Armstrong et Duke Ellington,
c'est son premier choc musical.
Engagé en 1935 par Django Reinhardt,
il part en tournée en 1938 en Amérique latine avec Ray Ventura,
et sera une vedette au Brésil.
Après la guerre, il monte son propre orchestre,
publie son premier disque, "Maladie d'amour" (1947)
et obtient un double grand prix de l'Académie Charles Cros.
Dans les années cinquante,
Henri Salvador commence une carrière de fantaisiste à l'A.B.C,
temple du music-hall parisien.
Il donne des récitals à guichets fermés, salle Pleyel,
au théâtre Daunou, à l'Alhambra,
et multiplie les tournées à l'étranger (Italie, Etats-Unis).
A partir de 1961,
le chanteur offre à la télévison de grands shows inimitables,
"Salves d'Or" (1968),
"Dimanche Salvador" (1973).
Il devient aussi l'idole des enfants avec notamment
"Les Aristochats" (troisième prix Charles Cros, 1971).
Entre-temps, il fonde en 1962
avec sa femme Jacqueline sa maison de disques,
puis deux ans plus tard sa marque "Rigolo".
Vingt ans plus tard,
il retrouve la scène à Pantin et la SACEM
lui décerne le Grand prix de l'Humour (1987).
Inépuisable, le chanteur au rire tonitruant
publie jusqu'à la fin plusieurs albums
"Monsieur Henri", "Chambre avec vue",
"Révérence (2006),
et se produit encore sur scène.
En 2001,
Henri Salvador avait épousé en deuxième noce
la productrice de télévision Catherine Costa.
Il avait publié son autobiographie
"Toute ma vie" (1994),
qu'il résumait d'une phrase :
"Rigoler, c'est aussi un métier".
Henri Salvador fête ses 90 ans à Monaco
Lien
http://www.tf1.fr/infos/media/jt/0,,3496462,00-henri-salvador-fete-ans-monaco-.html
Mon unique rencontre avec lui
"Il a failli m'écraser avec sa voiture.
J'habitais alors près du palais de la radio et en passant devant,
ce jour là, une grosse américaine manque me renverser,
je m'apprêtais à "enguirlander" copieusement le chauffeur,
lorsque je ne vis qu'un sourire fendu jusqu'aux oreilles
(vrai, un sourire énorme)
C'était Henri Salvador et à ses côtés,
sa première épouse, Jacqueline.
Evidemment je n'ai su que rire."
Harmony
A Paris, le 27 septembre 2006
Au revoir monsieur Salvador,
je n'ai plus le coeur a continuer ce billet,
aussi, à vous qui aimiez tant la couleur blanche,
je vais offrir ces roses.






