Cicéron
en latin : Marcus Tullius Cicero

106 av. J.-C., à Arpinum en Italie, 43 av. J.-C. près d'Arpinum.
Ce fut un homme d’État romain et un auteur latin.
Orateur remarquable,
il publia une abondante production considérée
comme un modèle de l’expression latine classique,
et dont la plus grande partie nous est parvenue.
S’il s’enorgueillit d’avoir sauvé la République romaine de Catilina,
sa vie politique fut diversement appréciée et commentée :
intellectuel égaré au milieu d’une foire d’empoigne,
parvenu italien monté à Rome,
opportuniste versatile,
« instrument passif de la monarchie »
rampante de Pompée
puis César selon Theodor Mommsen
et Jérôme Carcopino mais aussi, pour Pierre Grimal,
l’intermédiaire qui nous transmit une partie de la philosophie grecque.
Cicéron est le premier des auteurs romains
qui ait composé dans la langue nationale
des ouvrages de philosophie.
Il en est fier,
mais il semble en même temps s’excuser
d’avoir consacré à de telles occupations une partie de ses loisirs.
Car parmi ses contemporains,
les uns ne pouvaient admettre en aucune façon
qu’on s’adonnât à la philosophie ;
d’autres voulaient qu’on ne le fît qu’avec une certaine mesure,
et sans y consacrer trop de temps et d’étude.
D’autres enfin, méprisant les lettres latines,
préféraient lire les ouvrages des Grecs sur ces matières
"L'histoire est le témoin des temps, la lumière de la vérité,
la vie de la mémoire, l'institutrice de la vie,
la messagère de l'antiquité."

Clio, muse de l'histoire




