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Toussaint, Fête des défunts et l'histoire du confesseur de Louis XIV qui donna son nom au cimetière du Père Lachaise

 

Le 2 novembre, l'Église catholique commémore les fidèles défunts.

 Des messes sont célébrées, en particulier pour les défunts de l'année écoulée.

Pour l'église catholique romaine, c'est la commémoration des trépassés fidèles.

 La messe permettrait de purifier ces morts de leur péchés véniels

pour atteindre la vision béatifique.

Dans les pays catholiques,

 ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière

et à l'entretien des tombes.

Dans de nombreux pays catholiques,

 les gens croient que les morts reviennent cette nuit la

et partagent la nourriture des vivants.

En France, dans les faits, le 2 novembre n'est pas un jour férié,

alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un.

C'est donc plutôt le 1er novembre

que les Français consacrent à la visite des tombes de leurs proches,

d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la commémoration des défunts.

Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes,

 la fleur la plus achetée ce jour-là.

Au Mexique (el día de los Muertos), cette visite rituelle est très festive,

 avec des offrandes de bonbons, de têtes de mort en sucre ou de tequila.

 Les Mexicains vont dans les cimetieres, mangent sur les tombes,

 dansent, chantent.

Ce n'est pas un jour triste pour eux.

 Ils confectionnent des autels dans leurs maisons

et mettent des bougies dans leurs habitations pour montrer aux morts

quel chemin il faut suivre.

 

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Pourquoi porter des fleurs VIVANTES à nos chers disparus  

Pour l'enterrement, des fleurs coupées (mortes),

 mais pour célébrer nos défunts, nous achetons des fleurs vivantes,

 parceque lorsqu'elles disparaissent en terre, elles nourrissent nos morts.

 

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Un homme devenu célèbre grâce à un cimetière 

François d'Aix de La Chaise

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25 août 1624 au château d'Aix dans la Loire près de Saint-Martin-la-Sauveté,

 mort le 20 janvier 1709 à Paris.

Né seigneur de La Chaise, il est plus connu sous le nom de Père Lachaise,

jésuite et confesseur du roi Louis XIV pendant 34 ans.

Fils de Georges d'Aix, seigneur de La Chaise, et de Renée de Rochefort,

 il était, par son ascendance maternelle, petit-neveu du Père Coton,

 confesseur d'Henri IV.

 Il enseigna au Collège de la Trinité de Lyon, tenu par les Jésuites.

 Il enrichit considérablement le médaillier du collège,

au point de devenir à sa mort l'un des plus riches d'Europe.

 

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Confesseur du roi  

C'est en 1675 qu'il devint à son tour confesseur du roi Louis XIV.

 Il exerça sur celui-ci une influence modératrice dans la lutte contre le jansénisme

et de nombreux seigneurs tentaient d'approcher le roi par son intermédiaire.

 Il modéra également l'action du roi lors de la révocation de l'édit de Nantes.

On soupçonne qu'il maria le roi à Madame de Maintenon en 1683,

après la mort de Marie-Thérèse d'Autriche.

Le Père La Chaise n'habitait pas Versailles,

 mais la maison Professe des Jésuites près de l'église Saint-Paul à Paris.

A sa mort, le Père La Chaise fut remplacé par Le Père Le Tellier (1643-1719),

également jésuite, comme confesseur du roi.

 

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Le Père-Lachaise

Les terres autour de la maison de campagne qu'il possédait au Mont-Louis,

 à proximité du Paris d'alors,

 furent largement étendues par la générosité du souverain.

 Le confesseur s'y retirait fréquemment, loin de la vie dispendieuse de la cour

et des intrigues menées par les détracteurs.

Son frère, le Comte de la Chaise,

y donnait souvent des fêtes, contribuant à l'embellissement du domaine.

 Cela permit près d'un siècle après la mort du Père Lachaise

 de disposer d'un terrain assez vaste pour constituer

 le premier cimetière civil de Paris.

Resté très populaire, au cœur des Parisiens,

 ce nom de Père-Lachaise

 contribua pour beaucoup à l'adoption par les parisiens de ce nouveau cimetière 

qu'ils avaient dans ses débuts boudé pendant longtemps.

 

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Histoire

L'une des sept collines de Paris,

appelée Champ-l'Evêque car elle appartenait au Moyen Age à l'évêque de Paris,

 prit au XIIe siècle le nom de Mont-aux-Vignes,

 pour les cultures que l'on y réalisait alors.

 En 1430, un riche commerçant du nom de

 Régnault de Wandonne acheta le domaine

 afin d'y faire construire une maison cossue : une folie.

 C'est l'origine du nom de l'actuelle rue de la Folie-Regnault dans le XIe.

Deux siècles plus tard, les Jésuites acquièrent le terrain

 pour en faire un lieu de repos et de convalescence.

La maison accueille même quelques heures le jeune roi Louis XIV

venu assister sur ces hauteurs à des combats lors de la Fronde.

Cet événement donnera au lieu le nom de Mont-Louis.

Mais le plus illustre occupant fut François d'Aix de La Chaise,

qui  y demeurera de 1675 jusqu'à sa mort.

Le comte de la Chaise, frère du père jésuite,

 donna de nombreuses fêtes sur le domaine,

ce qui contribua à son agrandissement et son embellissement.

 Mais en 1762, la Compagnie de Jésus fut contrainte de céder le terrain

en raison d'une dette du père de Jacy.

 Au fil des années, les jardins furent laissés à l'abandon

 et les propriétaires se succédèrent, pour revenir,

le 9 Ventôse an XI au préfet de la Seine,  contre la somme de 180 000 francs.

 

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Avec la fermeture le 1er décembre 1780 du cimetière des Innocents, 

 en application tardive de la loi de 1765 interdisant les cimetières en ville,

Paris commençait à manquer de lieux de sépultures.

 Napoléon Bonaparte, alors consul, décréta que

« chaque citoyen a le droit d'être enterré quelle que soit sa race ou sa religion »

réglant le cas des mécréants, des excommuniés, des comédiens et des pauvres.

 

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Au début du XIXe siècle, le préfet de Paris décréta

 la transformation des 17 hectares de Mont-Louis en cimetière de l'Est.

 La conception du cimetière fut confiée à l'architecte néo-classique

 

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 Alexandre Théodore Brongniart (sa sépulture au Père- Lachaise) en 1803. 

Il dessinera les grands axes sous la forme, pour la première fois,

 d'un immense jardin à l'anglaise,

aux allées accidentées, pourvues d'arbres et de plantes aux essences diverses

 et bordées de sépultures sculptées.

Il projettera des monuments funéraires dont finalement aucun ne sera réalisé,

 à l'exception de la sépulture de la famille Greffuhle, au style néo-gothique épuré.

Le 21 mai 1804, 

le cimetière fut officiellement ouvert par une première inhumation,

celle d'une petite fille de cinq ans.

Cette même année il ne comptait que 13 tombes.

 L'année suivante,

 il n'y en avait que 44, puis 49 en 1806, 62 en 1807 et 833 en 1812.

 

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 En 1817

pour redorer l'image du cimetière la mairie de Paris

 organise le transfert des dépouilles

 

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d'Héloïse et Abélard, ainsi que de

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 Molière

 et

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La Fontaine.

 Il n'en fallait pas plus : en 1830, on décomptait 33 000 tombes.

Le Père-Lachaise connut à cette époque cinq agrandissements :

en 1824, 1829, 1832, 1842 et 1850.

 Ceux-ci lui ont permis de passer de 17 hectares 58 ares (17 580 m²)

à 43 hectares 93 ares (43 930 m²)

pour 70 000 tombes, 5 300 arbres, une centaine de chats,

 une volière d'oiseaux et deux millions de visites.

 

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D'illustres sculpteurs et architectes feront de ce lieu

un véritable musée dès le XIXe siècle :

parmi eux, Guimard, Garnier, Visconti ,

 

gisant en bronze, pour Yvan Salmon dit Victor Noir,

 réalisé par Aimé-Jules Dalou 

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par David d'Angers

La chapelle ainsi que le portail principal d'alors (boulevard de Ménilmontant)

 furent conçus par l'architecte néoclassique

 Étienne-Hippolyte Godde en 1823 et 1825.

David d'Angers créa la plupart des monuments du

« Quartier des Maréchaux d'Empire ».

 Ce n'est qu'à la fin du siècle, en 1894, que débutèrent les travaux

 

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du columbarium

 

et du crématorium, dans un style néo-byzantin

 adapté par Jean Camille Formigé.

Lors de la Commune de Paris, en mai 1871, 

le Père-Lachaise fut le théâtre d'une véritable guerre civile,

 en raison de sa localisation stratégique sur la colline. 

 Les Fédérés installèrent leur artillerie en plein cœur du cimetière,

 mais furent rapidement encerclés par les Versaillais de Thiers d'un côté

et les Allemands de l'autre.

 Les 147 survivants furent fusillés le 28 mai 1871 devant le mur

 

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qui prit ensuite le nom de mur des Fédérés au sud du cimetière.

 

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à mes chers disparus, toujours dans mon coeur. 
 
 
 

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posted by HARMONY at 09:21 | in: Visitons les : Palais, Musées...
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