Entrée
Sur la façade centrale de la Cour d'Honneur
flotte le drapeau français.
Au début du XVIIIème siècle
L'actuel faubourg Saint-Honoré n'était encore
qu'une plaine traversée
de pâturages et de cultures maraîchères,
et de quelques maisons au toit de chaume.
L'architecte Armand-Claude Mollet
éleva l'hôtel entre cour,
du côté de
la Grande Rue du Faubourg Saint Honoré,
et jardin (côté Champs Elysées),
formant le point de départ du plan d'urbanisme
du faubourg Saint-Honoré.
Ce palais est le siège
de la Présidence de la République française
et la résidence officielle
du Président de la République.
Il est situé 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris,
dans le 8ème arrondissement.
Historique
Entre la grande rue du Faubourg-Saint-Honoré,
alors simple chaussée menant au village du Roule,
et le Grand Cours (Champs-Élysées),
l'architecte Armand-Claude Mollet
possédait un terrain qu'il vendit en 1718 à
Henri de la tour d' Auvergne, comte d'Évreux.
Le contrat de vente prévoyait
qu'Armand-Claude Mollet
serait chargé d'y construire un hôtel,
destiné à la résidence du comte d'Evreux.
Édifié et décoré entre 1718 et 1722,
l'hôtel fut aménagé selon les principes d'architecture
en vogue à l'époque.
Il reste l'un des meilleurs exemples
du modèle classique.
L'ordonnance des lieux permettra toutes les adaptations
souhaitées par les propriétaires successifs.
Le décor des salons de réception,
bien que modifié au cours des siècles,
a conservé l'essentiel de son aspect d'origine.
A sa mort en 1753,
le comte d'Évreux laissera un hôtel
admiré de tous ses contemporains.
Louis XV acheta l'hôtel sa favorite,
Madame de Pompadour.
Le salon Pompadour
Ce salon porte le nom de la Marquise de Pompadour
qui s'en servait comme chambre de parade.
Jeanne-Antoinette Poisson,
marquise de Pompadour,
légua à sa mort la résidence à Louis XV.
Elle sert maintenant pour les audiences accordées
aux chefs d'Etats invités.
Le tapis et les sièges sont d'époque Louis XV,
les dessus de porte datent de Napoléon III.
Contre le mur ouest se dresse une commode
d'époque Louis XV en bois de violette marqueté,
supportant le buste en marbre blanc
de Madame de Pompadour
attribué à Jean-Baptiste Pigalle (1759).
L'ensemble mobilier en bois doré Louis XV
formé par un canapé
et des fauteuils à dossier violon et pieds courbés,
est recouvert de tissus bleu et or
à décor de fruits exotiques.
Dans le Salon Pompadour,
un médaillon suspendu peint en 1763
par François-Hubert Drouais représente
Madame de Pompadour et est apposé sur le miroir.
La Marquise, encore Jeanne Antoinette d'Etiolles,
née Poisson,
appréciait les Arts et les lettres
et fut une généreuse mécène.
Elle meure à Versailles, âgée de 42 ans,
à la suite d'une pneumonie.
Salon Cléopatre
Sur la cheminée du Salon Cléopâtre,
une sculpture époque Louis XVI.
Simple salon de passage vers tous
les autres grands salons d'apparat,
le Salon Cléopâtre a été complètement rénové en 1992
dans le respect des techniques de restauration
les plus fidèles à l'esprit d'origine.
Dans le salon Cléopâtre,
à gauche de la porte secrète se trouve
le portrait de Marie-Amélie de Parme,
archiduchesse d'Autriche.
A droite on aperçoit une tapisserie des gobelins
"Rencontre d'Antoine et de Cléopâtre à Tarse"
qui a donné son nom au Salon.
Ce salon a conservé l'essentiel
de la structure du décor exécuté
au XVIIIème siècle pour le financier Nicolas Beaujon.
La résidence parisienne de la marquise de Pompadour.
Après la mort de cette dernière, l'hôtel devint la propriété
de la princesse Bathilde d'Orléans,
belle-fille du prince de Condé,
qui l'habita jusqu'à la Révolution.
C'est à cette époque que le glacier Velloni l'occupa.
A la fin du XVIIIème,
l'hôtel prit son nom de
Palais de Élysée
par référence à la promenade toute proche.
C'est sous le règne de Napoléon Bonaparte
que son histoire fut liée à l'histoire de France.
En 1816, l'Élysée entra définitivement
dans les biens nationaux.
Pendant le gouvernement provisoire de la IIe République,
le Palais prit le nom d'« Élysée National »,
Salon des portraits
Sous le Second Empire,
le Salon des Portraits expose les portraits des souverains d'Europe :
- le Pape Pie IX,
- François-Joseph, empereur d'Autriche,
- Victor-Emmanuel, roi d'Italie,
- le tsar Nicolas Ier, empereur de Russie,
- la reine Victoria, reine d'Angleterre,
- Frédéric-Guillaume IV, roi de Prusse,
- Isabelle II, reine d'Espagne, et
- Guillaume Ier, roi de Wurtemberg
L'Assemblée nationale l'assigna par décret
comme résidence du Président de la République.
En 1853,
Napoléon III décida de la rénovation complète du palais
par un nouvel architecte, Joseph-Eugène Lacroix.
Les structures actuelles du palais proviennent
pour l'essentiel de cette époque,
et l'ensemble de ces travaux, qui s'achevèrent en 1867,
constituent les derniers grands aménagements.
Largement transformé au cours des siècles,
le Palais de l'Élysée garde cependant
une certaine cohérence architecturale.
Au début de la présidence de Charles de Gaulle,
ce dernier trouvant le palais peu adapté à la fonction,
avait prévu le transfert de la Présidence
vers un autre lieu, il pensa aux Invalides,
pour disposer de plus de place,
assurer une meilleure sécurité
et pouvoir y accéder par hélicoptère.
Ce projet n'eut pas de suite.
Salon des Ambassadeurs
Suivant l'usage introduit par le Président Mac Mahon
et officialisé depuis par la Constitution,
c'est dans ce salon que le Président de la République
reçoit les lettres de créance remises par
les ambassadeurs étrangers en France.
Du XVIIIème siècle,
ce salon a gardé les décors d'inspiration militaire
de Jules Hardouin-Mansart, destinés au Comte d'Evreux.
Le rez-de-chaussée comprend notamment le salon Murat,
où se tient le Conseil des ministres,
Le Salon Murat porte le nom de Joaquim Murat,
maréchal de France, prince d'Empire,
qui acquit l'Elysée en 1805.
et accueille depuis
la Présidence de Georges Pompidou
le Conseil des Ministres.
Le Président de la République et
le Premier ministre se font face,
de chaque côté de la table, sur le grand côté.
Au centre de la table se trouve une pendule
qui présente deux cadrans
afin que le chef de l'Etat et le chef du Gouvernement
puissent lire l'heure en même temps.
La Salle des Fêtes
Dans la Salle des Fêtes se tiennent les dîners d'Etat.
En 1984,
le Président Mitterrand fit procéder à la modernisation
de la Salle des Fêtes.
Dix portes-fenêtres furent percées
dans les murs est et sud
permettant ainsi de retrouver le jour naturel à l'intérieur
et le rythme originel de la façade du Palais
Le plafond de la Salle des Fêtes
est orné des coupoles aplaties qui contiennent
des panneaux peints, représentant
"La République sauvegarde de la paix",
et deux allégories, l'Art et la Science.
Ces panneaux ont été installés en 1896,
ils sont peints par Guillaume Dubufe,
peintre et décorateur né en 1853 et mort en 1909.
Il a décoré également les plafonds
du Buffet de la Gare de Lyon
et de la Bibliothèque de la Sorbonne.
Les lustres sont d'époque Restauration (1815-1830).
commele salon Napoléon III,
où se tiennent les dîners d'État,
le salon des Aides de camp, le salon des Portraits.
Par l'escalier d'honneur, on accède au premier étage
où se trouvent les bureaux du chef de l'État,
Du secrétaire général de l'Élysée et du directeur de cabinet
(sauf sous la Présidence de Valéry Giscard d'Estaing
qui l'avait occupé lui-même, le trouvant plus agréable),
ainsi qu'une salle de réunion utilisée
par le Président de la République
(bureau du conseiller spécial Jacques Attali
lorsque François Mitterrand était Président
et passage obligé vers le bureau du chef de l'État,
l'antichambre du directeur de cabinet
(ancien cabinet de toilette d'Eugénie de Montijo),
ainsi que leurs secrétariats).
Dans les deux ailes entourant
la cour d'honneur du Palais,
se situent les bureaux des principaux conseillers
du Chef de l'État.
D'autres sont installés dans différents immeubles
que possède
la Présidence de la République dans la rue de l'Élysée,
où se trouvent également la crèche
(à la disposition des enfants des collaborateurs),
Le mess (réservé aux collaborateurs du Président)
et la cantine.
LA COUR D HONNEUR
LES JARDINS
Construit en 1881,
le Jardin d'Hiver abritait de nombreuses plantes vertes.
C'était une pièce non-habitable.
Elle a été réabilitée, les murs restaurés,
la pièce décorée et le sol tapissé.
Le fond est habillé d'une tapisserie de 1738 représentant
"Héliodore chassé du Temple".
Héliodore est le ministre traitre du roi Séleucos IV,
qui règne à la période héllenistique,
entre 200 et 100 ans av. J.-C.
Le Jardin d'Hiver est éclairé par trois lustres de cristal,
datant de la fin du XIXème siècle.
Cette façade du Palais de l'Elysée donne sur les jardins.
Au premier étage se trouvent les appartements du
Président de la République.
Les appartements privés et semi-officiels
sont aménagés au goût des chefs d'Etat :
des créateurs contemporains sont invités
par Georges Pompidou et par François Mitterrand,
comme l'a fait également le Président Vincent Auriol.
Pendant la Vème République,
ces présidents habitent les appartements :
Charles de Gaulle (de 1959 à 1969),
Georges Pompidou (de 1969 à 1974),
Valéry Giscard d'Estaing (de 1974 à 1981),
François Mitterrand (de 1981 à 1995)
et Jacques Chirac (depuis le 17 mai 1995)

Le Jardin de l'Elysée est agrémenté de bassins,
fontaines, bosquets et massifs de fleurs.
Tous les ans s'y déroule la traditionnelle " Garden Party "
donnée par le Président de la République lors du 14 juillet.
A la fin du XVIIIème siècle,
le jardin a été complètement transformé
et aménagé à l'anglaise avec terrasses, petits bois,
allées sinueuses et rivières aboutissant à un petit lac.
Ces aménagements sont à l'origine du Jardin actuel.



















