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De Marie Jeanne Bécu à la comtesse du Barry

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   Madame du Barry par

 Elisabeth Louise Vigée-Lebrun, 1782,

William A. Clark Collection

  

Marie Jeanne Bécu

19 août 1743 - 8 décembre 1793

est une courtisane qui devint la maîtresse de

 Louis XV de France

et fut titrée

comtesse du Barry.

 

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Sa vie

Jeanne Bécu

 est née à Vaucouleurs dans la Meuse, en Lorraine.

 Elle est la fille d’Anne Bécu, couturière,

et de frère Ange

(Jean-Jacques ou Jean-Baptiste de Vaubernier),

 moine du couvent de Picpus à Paris.

Elle bénéficie d’une excellente éducation

 chez les dames de Sainte-Maure à partir de 1753

 grâce à Nicolas Rançon,

 un fournisseur aux vivres de l’armée

que sa mère a épousé en 1749.

 

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 Elle en sort en 1758 et devient élève perruquier à Paris,

puis femme de chambre

dans une famille de fermiers généraux,

ce qui lui permet d’observer

 les personnalités des hautes sphères de la société.

 Elle est ensuite vendeuse dans une boutique de mode

 alors très en vue à Paris,

La Toilette  

Jean du Barry, proxénète de haut vol,

 la remarque alors qu’elle a 19 ans.

Il en fait sa maîtresse,

 elle dirige la maison de jeu qu'il possède à Paris

 

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Maison de la Gourdan, "fréquentée" par Jeanne Bécu

 

 et devient une prostituée de luxe sous différents noms,

 notamment Mlle Langes.

 

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Lors d’un dîner,

 Jean du Barry fait l’éloge de la jeune femme

 à un valet du roi.

 Louis XV désire alors la rencontrer en 1768,

 Jean du Barry et Richelieu avaient sans doute

 le projet d’en faire la maîtresse du roi

pour qu’elle l’incite à renvoyer Choiseul, 

leur vieil ennemi.

 C’est ainsi que le roi rencontre

une ravissante jeune femme

 dont la personnalité a été affinée

par des cours de philosophie, de littérature etc.

 avec les meilleurs maîtres.

Jeanne Bécu fait son entrée à la cour parmi

une assistance exclusivement masculine.  

 En effet,

les dames de la cour ont refusé de venir saluer

cette courtisane de basse souche.

 Seule sa marraine,

 l’antique et vénale Mme de Béarn sera présente.

L’arrivée de Jeanne Bécu à Versailles

 a été orchestrée avec soin.

 

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Le vieux roi, Louis XV,

 amateur de jolies femmes est frappé par sa beauté,

 il tombe sous son charme à la première rencontre

 et avec la complicité de Le Bel,

 premier valet de chambre du roi,

 Jeanne se retrouve très vite

dans les appartements privés du monarque.

 

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Mais voila, il lui faut un nom et un titre.

 Qu’à cela ne tienne, Jean du Barry étant marié,

on procédera à un mariage blanc avec son frère

 Guillaume du Barry ( qui vit à Toulouse).

 Le 1er septembre 1768 

La comtesse du Barry est née !

elle devient officiellement Madame du Barry,

titre qu’elle utilisait déjà en toute illégalité.

Elle est présentée à la cour en avril 176

La comtesse du Barry

 est loin de faire l’unanimité à la cour.

 Les libertins mettent en doute son titre de comtesse,

les dévots curieusement la soutiennent

très certainement par esprit de contradiction.

 Le duc de Choiseul en tête,

 les bonnes âmes hypocrites

 se sont chargées de lui donner

une image outrancière.

Jusqu’à la mort de Louis XV,

elle aura la réputation de fille publique, 

vulgaire et débauchée.

 Elle supportera tout,

sans chercher à se venger,

 sans chercher la puissance.

 Elle restera avec le roi,

 l’entourant de chaleur et de gentillesse.

 

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Jeanne ne cherche pas à jouer de rôle politique ;

 elle égaie le roi

en digne remplaçante de la Pompadour.

 Elle bénéficie d’une rente mirifique

et reçoit des bijoux somptueux et des domaines de : 

 Louveciennes,

non loin de Marly-le-Roi, et Saint-Vrain.

Elle s’efforce d’être agréable à tous,

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et Voltaire

à qui elle a envoyé deux baisers par la poste,

 lui envoie ce célèbre quatrain par retour de courrier :

Quoi, deux baisers sur la fin de la vie !
Quel passeport vous daignez m’envoyer !
Deux, c’est trop d’un, adorable Égérie,
Je serai mort de plaisir au premier.

 

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Cependant Choiseul affiche franchement son hostilité

vis-à-vis de la nouvelle favorite.

 Il laisse diffuser (il tient la Surintendance des postes)

ou suscite à son sujet des chansons grivoises

et même des libelles pornographiques

L’Apprentissage d’une fille de modes,

ou L’Apothéose du roi Pétaud.

 

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 Elle se rapproche alors du parti dévot.

Mais Choiseul parait intouchable.

C’est lui qui a conclu le mariage

du nouveau dauphin Louis  et de Marie-Antoinette.

Cette dernière lui voue une haine profonde

depuis qu’elle connaît la nature

de sa relation avec le roi.

 En 1771, au sommet de sa faveur,

Jeanne obtient le renvoi de Choiseul

et le fait remplacer par le duc d’Aiguillon,

 ce qui accroît le sentiment de haine

de Marie-Antoinette à son égard.

 Elle reçoit aussi l’honneur d’organiser

le mariage du comte de Provence

avec la princesse de Savoie.

 

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Lorsque le roi comprend

qu’il est atteint de la petite vérole, 

il envoie Jeanne à l’abbaye de Pont-aux-Dames,

 où elle vit dans une grande piété.

 Elle en sort deux ans plus tard,

 en octobre 1776

et s’installe définitivement à Louveciennes.

 Elle y mène une vie paisible,

 et presque conjugale  puisqu'elle aura

 deux longues liaisons sincèrement amoureuses. 

      

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En 1789, 

elle soigne indifféremment blessés

républicains et royalistes

lors des premiers troubles de la Révolution.

 A cette occasion,

 elle recevra une lettre de sa vieille ennemie

 Marie-Antoinette,

la remerciant d'avoir soigné des partisans royalistes.

 Son passé la rend suspecte

 aux yeux des républicains

mais elle approuve publiquement

 les changements politiques

sans que l'on sache si elle est sincère

et elle n'est guère inquiétée.

 Cependant, lors de son séjour à Londres,

 apprenant la mort de Louis XVI,

elle portera le deuil, fait qui ne manque pas

 d'être relevé par les espions républicains. 


         
        

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En 1791, on lui vole des bijoux.

 Sans probablement se rendre compte du danger

que cela lui fait courir,

elle remue ciel et terre pour les retrouver,

 ordonnant l’ouverture d’une enquête,

 promettant des récompenses,

et étalant ainsi imprudemment

 son immense fortune.

 On retrouve ses bijoux à Londres

 et elle fait plusieurs voyages

dans cette ville réputée

pour héberger des expatriés de la révolution.

Sa fortune,

ses liens supposés avec les émigrés,

 son ancienne condition de maîtresse royale

en font

 une cible parfaite pour les révolutionnaires.

 Elle devient vite suspecte, 

est déclarée ennemie de la révolution

 après un long procès prédéterminé,

 et guillotinée le 8 décembre 1793

 après avoir,

dans l’espoir d’obtenir sa grâce,

révélé au bourreau où étaient cachés ses derniers bijoux.

 Ses derniers mots au bourreau furent

 « De grâce, monsieur le bourreau,

 encore un petit moment. ».

               

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Anecdotes

 

Le surnom de Mme du Barry pour son royal amant était

« La France ».

On raconte qu’un jour, le roi,

 qui ne dédaignait pas préparer à l’occasion son café lui-même,

le laissa un jour « s’envoler »,

 s’attirant cette apostrophe de Mme du Barry  :

« Hé, La France ! Ton café fout le camp ! ».

 Un autre jour,

après avoir perdu une grosse somme d'argent aux jeux,

 on lui attribuera ce juron qui lui va comme un gant :

« Je suis frite ! »,

 et à un homme de la cour de lui répondre

« Vous devez vous y connaître Madame ».

 

"Nous étions bien loin du raffinement

de Madame de Pompadour".

Harmony

 

Marie-Antoinette, qui ne l'appréciait guère,

 écrira à sa mère Marie-Thérèse d'Autriche :

 « C'est la plus sotte

et impertinente créature qui soit imaginable ».

Plus tard,

ayant reçu le conseil de sa mère d'être un peu plus souple

 avec Madame du Barry,

elle lancera du bout des lèvres à la favorite :

 « Il y a bien du monde aujourd'hui à Versailles ».

 

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"Madame du Barry

était une des plus jolies femmes de la cour,

 où il y en avait tant,

 et certainemnt la plus séduisante par

 les perfections de toute sa personne.

 Ses cheveux qu'elle portait souvent sans poudre,

 étaient du plus beau blond

et elle en avait une profusion à ne plus savoir que faire.

 Ses yeux bleus bien ouverts

avaient un regard caressant et franc.

 Ell avait le nez mignon,

une bouche toute petite

et une peau d'une blancheur éclatante.."

(M. de Belleval)

 

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posted by HARMONY at 10:16 | in: XVIII ème siècle
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Comments:


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HIP HIP HIP !
Je passe ici souhaiter longue vie à ce nouveau blog...
Bon ok, à l'école j'étais une quiche en histoire trouvant ça assez pompeux...
Et même si j'ai vite décroché à la lecture de ce billet, j'apprécie et félicite le travail accompli !
J'ai tout de même bien apprécié cette belle affiche du chat noir et me souviens d'une chanson de Mylène évoquant le chevalier d'éon... OK maigre culture mais c'est la mienne LOL.
Bises.
Posted by chrys' at 17:15, 21/08/2007 | Link | |

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