Le château de Schönbrunn
Versailles autrichien

depuis l'extérieur un escalier mène à la grande galerie
En 1569, Maximilien II acheta le terrain,
où se trouvent aujourd'hui les parcs et différents bâtiments.
Il montra un certain intérêt pour le zoo qui venait d'être créé,
et essaya d'y apporter en plus des plantations d'espèces végétales rares
Le nom Schönbrunn est attribué à l'empereur Matthias,
qui aurait découvert lors d'une excursion à la chasse
une source particulièrement belle
en allemand, schöner Brunnen signifie "belle fontaine".
Au cours du siècle suivant,
la famille impériale s'en servit comme résidence d'été,
mais les invasions turques entraînèrent sa quasi-destruction.
L'empereur Léopold Ier
confia à l'architecte Johann Bernhard Fischer von Erlach
la conception d'un nouveau palais qui se voulait le Versailles autrichien.
La construction débuta en 1696, et trois ans après,
les premières festivités se tenaient dans la partie centrale du palais.
Mais peu de parties du château survécurent
car au cours du siècle suivant,
chaque empereur modifia partiellement le bâtiment.
En 1740,
commence le règne de Marie-Thérèse,
durant lequel Schönbrunn, cœur de la vie courtisane et politique,
connait une période glorieuse.
A cette époque, il est transformé,
en somptueux palais résidentiel de style rococo.
Le mobilier baroque visible aujourd'hui, date de cette période.
L' impératrice fit également agrandir les jardins
qui devinrent le prolongement extérieur
du clinquant des espaces intérieurs
Sur les ordres de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche,
l'architecte Nikolaus Pacassi redessina le château dans un style rococo.
Napoléon 1er
en fit son quartier général pendant l'occupation de Vienne
et y signa un traité en 1809
"la Paix de Vienne"
et son fils l'Aiglon y mourut en 1832.
Au XIXe siècle
un empereur va laisser sa marque sur Schönbrunn
François-Joseph Ier d'Autriche.
Il y passa la majeure partie de sa vie et y mourut en 1916.
Le château était sa résidence d'été (la Hofburg étant celle d'hiver).
Plusieurs pièces, gardent également le souvenir de son épouse,
l’impératrice Elisabeth dite Sissi.
Pendant son règne, Schönbrunn était considéré comme
Gesamtkunstwerk (chef-d'œuvre accompli)
et remodelé en accord avec son histoire.
cabinet chinois
Les Appartements impériaux
C'est ici que vivaient l'empereur François-Joseph et Elisabeth,
avec leurs enfants et toute leur suite.
Outre les salles destinées aux officiers de l'état-major impérial,
la grande salle d'audience et la salle de conférences
où siégeaient le Conseil des Ministres et le Conseil de la Couronne,
on peut visiter le bureau de l'empereur François-Joseph,
le boudoir et la chambre de son épouse ainsi
que de nombreux salons et une salle de bains d'époque.

Les pièces, de style rococo, sont richement décorées de motifs en stuc,
de somptueuses tapisseries provenant de Bruxelles (XVIIe–XVIIIe s.),
de lustres en cristal de Bohème et de poêles en faïence.
Le mobilier, datant du XIXe siècle, est de style Louis XV ou Empire.
Trésor du Palais impérial
De précieuses curiosités ayant appartenu aux Habsbourg,
notamment une défense de narval de deux mètres de long,
côtoient la Couronne de l'empereur Rodolphe II.
Le globe impérial et le sceptre,
symboles de l'Empire héréditaire d'Autriche,
ont été pendant des siècles les insignes du pouvoir et de la majesté.
Classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996,
le château offre un témoignage exceptionnel
du cadre de vie de la famille impériale.
Certainement
l'un des plus importants châteaux baroques en Europe,
il illustre l'ascension et la gloire des Habsbourg
Le château comprend 1400 pièces, (seule une quarantaine se visite),
décorées en fonction des désirs de ses occupants successifs.
On y admire de magnifiques boiseries,
crème et or, brocarts, laque et miroirs.
Le carrosse d'or du Prince du Liechtenstein
est religieusement conservé dans l'ancienne remise.
Dans l'aile ouest du château,
se trouvent les appartements datant du XIXème siècle où résidèrent
l'Empereur François-Joseph et son épouse Elisabeth.
Suivent les salles de réceptions de la partie centrale :

la grande galerie
la Grande galerie décorée de fresques symbolisant
l'empire des Habsbourg et la Petite galerie, plus intime.
La visite intérieure s'achève par les appartements
qui furent habités par l'archiduchesse Sophie
et l'archiduc François-Charles,
les parents de l'Empereur François-Joseph.
L'Impératrice Marie-Thérèse appréciait l'atmosphère
et l'Empereur François-Joseph adorait ce château fastueux et son parc.
A la fin de la monarchie
Jusqu'en 1918, le Palais impérial fut le "QG "
de l'immense empire des monarques Habsbourg.
Puis le domaine passe aux mains de l'Etat fédéral
qui en ouvre les portes au public.
L'orangerie
se trouve à l'est du bâtiment principal et s'étend sur 186 mètres,
c'est la plus longue du monde.
Elle date du milieu du XVIIIème siècle.
Elle servit à assouvir la passion des plantes exotiques
de l'impératrice Marie-Thérèse
et fut aussi utilisée pour l'organisation de représentations festives
telles qu'un concours entre Mozart et Salieri en 1786.
Magnifiques jardins

Les jardins à la française du parc
furent dessinés en 1695 par Jean Tréhet, élève de Le Nôtre.
Le parc comprend de fausses ruines romaines et une orangerie,
apanage des palais de grand luxe de cette époque.
Le sommet du parc est occupé par la Gloriette,
édifice de style néo-classique,
dessinée par Ferdinand von Hohenberg,
d’où l’on dispose d’une vue panoramique
sur le château et sur la ville de Vienne.
Le parc dispose de fabuleux jardins
aux allées rigoureusement entretenues.
Le parc a été toujours ouvert au public
même lorsque l'Empereur habitait les lieux.
Déambuler parmi les parterres fleuris permet d'accéder
au mont Schönbrunner avec la fontaine de Neptune et la Gloriette.
Le lieu, conçu d'après les plans de l'architecte de la Cour,
offre une magnifique vue panoramique sur l'ensemble du domaine.
Enfin, il ne faudrait pas quitter Schönbrunn
sans avoir fait un tour au fournil impérial.
Les pâtissiers-confiseurs préparent sous les yeux des visiteurs,
le fameux strudel aux pommes, selon une recette ancestrale.
Sources : l'Internaute






