
L'idéal républicain
pour des millions d'hommes et de femmes,
la République incarne l'expression idéale de la société.
Avec Marianne premier symbole de la République, chacun retrouve,
dans ses attributs les valeurs auxquelles il est attaché :
Liberté
Egalité
Fraternité
Justice
Courage
Force
Paix
Travail
Dans sa grâce, Marianne exprime aussi la jeunesse
comme pour mieux nous signifier que la force
de notre République
réside dans nos jeunes générations
mais pour nous rappeler aussi que deux siècles
ne sont rien à l'échelle de l'idéal humain
et qu'il reste encore beaucoup à faire.
Les attributs de Marianne sont nés de la double rencontre
des pratiques littéraires et artistiques des patriotes de 1789.
Symboles anthropomorphes

Le sein : symbole nourricer
Symboles vestimentaires

La couronne : symbole du pouvoir

Le bonnet : symbole de liberté
La cocarde et l’écharpe : les couleurs de la République
Symboles végétaux
L’olivier : symbole de la paix
Le laurier : symbole des art et lettres
Le blé : symbole nourricier
Le chêne : symbole de la force
Les symbôles
- l'olivier : paix
- la gloire : renommée
- l'étoile : guide
- le faisceau : pouvoir
- le niveau et le delta : l'égalité
- les tables du décalogue : législatif
- la balance : justice
- armes et armures : combat
- l'arc en ciel : l'alliance
Les attributs de Marianne revendiquent pour origine :
la couronne d’Apollon,
la peau de lion d’Hercule,
le sein nu de Céres,
le bonnet de Mithra
Ses emblèmes se réfèrent aux institutions romaines :
faisceaux des licteurs,
armes tranchantes,
balance à deux plateaux sont autant de renvois
à leurs humanités latines.
Les tables de la loi, l’œil ouvert,
le delta et le niveau triangulaire,
le flambeau sont extraits de la symbolique chrétienne
revisitée par la pensée républicaine.
C'est la Convention, en 1792,
qui a décidé de représenter la République
sous les traits d'une femme
coiffée du bonnet phrygien, emblème de la Liberté.
Le surnom familier de Marianne
lui a été donné à la même époque,
dans le Languedoc d'abord, par la « vox populi ».
Sans doute parce que ce prénom,
formé du nom de la Vierge et de sa mère,
était très répandu dans le petit peuple,
au XVIIIe siècle,
et qu'il convenait donc à la jeune République qui en était issue.
La coutume d'installer un buste de Marianne dans les mairies
remonte aux premières années de la Troisième République.
coiffée d'un bonnet phrygien porte sur sa tunique
un baudrier et une peau de lion.
Sur le piédouche sont gravés le niveau maçonnique et la date 1870.
Mais en 1871,
pour donner du nouveau régime une image plus sage,
le président Adolphe Thiers
a interdit la représentation du bonnet révolutionnaire,
considéré comme un « emblème séditieux ».
C'est pourquoi les plus anciennes Mariannes de mairie
sont simplement coiffées d'une couronne végétale
composée d'épis de blé, de feuilles de chêne
ou de rameaux d'olivier, parfois surmontée de l'étoile,
symbole des Lumières.
Le bonnet phrygien ne réapparaîtra qu'en 1879.
Il n'y a jamais eu de buste officiel de la République.
Chaque sculpteur est libre de représenter
Marianne à sa façon et chaque maire
est libre de choisir son modèle.
Ainsi s'explique l'extraordinaire diversité des bustes de mairie.
Récemment, la mode a voulu qu'on donne à Marianne
les traits d'artistes célèbres, mais elle a eu bien d'autres visages,
aimables ou sévères, et toujours anonymes.
Au XIXe siècle
Marianne a fait l'objet d'une véritable dévotion populaire.
On trouvait dans le commerce quantité
de petites buste en bronze ou en plâtre
qui prenaient place chez les républicains fervents.
Buste en terre cuite signé Saissi de 1913
A l'instar du crucifix ou de la statuette religieuse
dans les foyers catholiques.
Cette production à usage domestique a totalement disparu.





